Le signalement est une des priorités
du programme national 2005-2008 de lutte contre les infections nosocomiales.
Il doit faciliter l'alerte et l'identification de dysfonctionnements, comme
c'est le cas pour les autres vigilances. Il repose sur l'identification d'événements
particulièrement significatifs ou sentinelles qui jouent
un rôle dalerte et, après analyse, permettent de proposer
des mesures correctives locales ou générales, visant à
améliorer le niveau de sécurité sanitaire.
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Quest-ce que le signalement des infections nosocomiales ? |
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Le
décret du 26 Juillet 2001 |
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Le responsable du signalement (Article R6111-15) "Dans les établissements mentionnés à l'article R. 6111-12, le responsable de l'établissement désigne, après avis de l'instance de consultation et de suivi chargée de la lutte contre les infections nosocomiales, le professionnel de santé chargé de leur signalement aux autorités sanitaires, ainsi que son suppléant. Dans les syndicats interhospitaliers et les groupements de coopération sanitaire, ce professionnel peut être une personne chargée des mêmes fonctions au sein de l'un des établissements membres du syndicat ou du groupement. Il en informe le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales et le directeur du centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales." Informer le CCLIN Paris-Nord de la nomination du responsable et de son suppléant |
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Statistiques mensuelles des signalements (d'août 2001 à mai 2010) |
Liste des signalements reçus au cours des 30 derniers jours (Mise à jour le 21 juillet 2010) |
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| Liste des signalements clôturés en avril 2010 (pas de clôture en mai et juin) ( |
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Signalements des décès liés aux infections nosocomiales Guide méthodologique d'aide au signalement faisant appel au critère 2 "tout décès lié à une IN" |
| Guide pratique pour les praticiens hygiénistes et les cliniciens | |
| Signalement et MCJ | |
| Signalement en réanimation - recommandations de la SFAR | |
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Quest-ce que le signalement des infections nosocomiales ?
Le décret relatif au signalement des infections nosocomiales (IN) (N°
2000-671 du 26 juillet 2001) a été accompagné par une circulaire
le 30 juillet 2001 (circulaire DHOS\E2 - DGS\SD5C N°2001/383), abrogée
par la circulaire du 22 janvier 2004.
C'est un maillon indispensable de la politique actuelle de maîtrise des
risques sanitaires.
Pourquoi signaler ?
Du point de vue des professionnels de santé et des autorités sanitaires,
les objectifs du décret sont de mettre en place un système d'alerte
permettant de détecter rapidement des IN inhabituelles, et de vérifier,
si nécessaire, que les mesures correctives ont été mises
en place.
Que faut-il déclarer et à qui ?
Deux niveaux de signalement sont prévus.
Au sein d'un établissement, tout professionnel de santé constatant
un ou plusieurs cas d'IN en informe le médecin responsable du service,
le médecin responsable du patient, et le praticien de l'équipe
opérationnelle d'hygiène. Ce dernier sélectionne, en
fonction de l'épidémiologie locale et nationale, les épisodes
infectieux qu'il juge nécessaire de signaler, en externe, aux DDASS
et au CCLIN, en fonction des critères ci-dessous. Il se base sur les
recommandations établies au niveau national par le CTIN.
1° Les IN ayant un caractère
rare ou particulier, par rapport aux données épidémiologiques
locales, régionales et nationales, du fait :
a) soit de la nature ou des caractéristiques de l'agent pathogène
en cause, ou de son profil de résistance aux anti-infectieux ;
b) soit de la localisation de l'infection chez la (ou les) personne(s) atteinte(s)
c) soit de l'utilisation d'un dispositif médical
d) soit de procédures ou pratiques pouvant exposer ou avoir exposé,
lors d'un acte invasif, d'autres personnes au même risque infectieux
;
2° Tout décès lié à une infection nosocomiale
;
3° Les IN suspectes d'être causées par un germe présent
dans l'eau ou dans l'air environnant ;
4° Les maladies devant faire l'objet d'une transmission obligatoire de
données individuelles à l'autorité sanitaire en application
de l'article R. 11-2 et dont l'origine nosocomiale peut être suspectée.
Les critères de signalement proposés dans le décret sont volontairement " ouverts ". En effet, ce qui est inhabituel dans un établissement ou un service ne l'est pas forcément ailleurs. Le rôle du praticien en hygiène est fondamental pour décider ce qui doit être signalé.
Comment signaler ?
Le signalement au sein d'un établissement est à organiser localement.
Il sera nécessaire de s'appuyer sur le réseau de correspondants
en hygiène, qui prendra ici toute sa valeur. Le signalement au CCLIN
et aux DDASS se fait par écrit, sur la fiche de signalement jointe
à la circulaire.
L'information du patient
La circulaire rappelle que l'information est un élément indispensable
à l'instauration d'une relation de confiance entre les patients, les
professionnels de santé et les établissements de santé.
Quatre situations d'information sont précisées.
1. Le patient doit être systématiquement informé à
l'entrée sur les risques d'IN.
2. Une information adaptée à chaque patient doit être
faite lors d'un entretien individuel.
3. Le médecin en charge du patient doit l'informer qu'il a contracté
une IN, qui a, le cas échéant, fait l'objet d'un signalement
anonyme. Ces informations doivent figurer dans le dossier médical du
patient.
4. Lors d'une exposition établie de plusieurs patients au même
risque infectieux, les praticiens concernés, avec l'aide du CLIN et
de l'équipe d'hygiène, déterminent, en liaison avec la
direction de l'établissement, la stratégie d'information, et,
le cas échéant, de suivi des patients, mis en uvre par
l'établissement.
La mise en place du signalement
des IN dans les établissements permettra encore d'améliorer
la sensibilisation des professionnels de santé à la prévention
des risques sanitaires, et la coordination entre les différents acteurs.
Un suivi quotidien des signalements au CCLIN Paris Nord et les résultats
de l'enquête nationale d'évaluation permettront de préciser
les questions qui se posent encore.
GUIDE PRATIQUE POUR LES PRATICIENS ET LES CLINICIENS
LE SIGNALEMENT DES INFECTIONS NOSOCOMIALES : UN OBJECTIF D'ALERTE ET DE SENSIBILISATION
Le signalement des infections nosocomiales
s'intègre dans le dispositif global de surveillance qui comporte les
processus réglementaires de déclaration obligatoire et d'autre
part les systèmes de surveillance régionaux, interrégionaux
et dont certains sont une priorité nationale (BMR, AES, ISO
).
Le signalement des IN ne remplace pas les systèmes susdécrits.
Son objectif spécifique est l'alerte.
Il comporte 2 niveaux : le signalement " interne " et le signalement
" externe ".
Afin d'aider les praticiens en hygiène et les cliniciens, le CCLIN Paris
Nord propose une démarche et des exemples d'épisodes à
signaler dans le cadre du signalement externe et une aide à la mise en
place du signalement interne dans les établisseements.
Le signalement externe des infections nosocomiales : un objectif d'alerte.
A qui signaler ?
Au C.CLIN Paris Nord et à la DDASS
Comment
signaler ?
Par écrit, à l'aide de la fiche signalement située en annexe
de la circulaire DHOS\E2 - DGS\SD5C N° 2001/383 du 30 juillet 2001
Qui signale
?
Un professionnel de santé désigné par le directeur de l'établissement.
L'épisode est signalé après validation par le praticien
en hygiène.
Que signaler
?
Le texte du décret détermine les grandes catégories
de signalement. Se référer à une liste prédéfinie
exhaustive d'évènements à signaler risquerait de passer
à côté d'évènements imprévus (mais
importants) et irait à l'encontre de l'objectif d'alerte de ce texte.
Doivent être
signalés les évènements rares et inhabituels (par exemple
: les IN épidémiques ou qui laissent supposer la possibilité
d'une épidémie ou de la diffusion d'un germe).
Ce qui est habituel dans un établissement ou un service peut être
rare et donc à signaler dans un autre. Par exemple, une infection urinaire
sur sonde à Staphylococcus aureus résistant à la
méticilline en réanimation n'est pas à signaler. Elle peut
être à signaler dans un service de psychiatrie. Les infections
à Pseudomonas aeruginosa ne sont pas systématiquement à
signaler.
Le CCLIN Paris Nord propose un algorithme
décisionnel :
Cliquez ici
Que faire si le patient a acquis l'infection dans un
autre établissement ?
Le signalement externe est fait par l'établissement dans lequel a été
posé le diagnostic.
Quel est
le rôle du praticien en hygiène ?
Il est fondamental :
- Il forme les correspondants en hygiène dans les services
- Il valide les cas à signaler
- Il intervient dans les services et met en place les mesures correctrices.
- Il s'appuie sur sa connaissance de l'écologie bactérienne hospitalière
de l'établissement, du type d'activité, des populations hospitalisées,
de la politique de prévention mise en place avec le CLIN.
Quel est le rôle du C.CLIN Paris Nord ?
- Le C.CLIN Paris Nord reçoit les signalements
- Il répond aux demandes d'aide des établissements
- Il entreprend des actions en concertation avec l'équipe d'hygiène
locale
- Il tient la DDASS informée des actions dans le cas où l'établissement
a demandé officiellement une aide extérieure
- Il organise l'information sur les signalements reçus dans l'interrégion
Paris Nord (description, statistiques,
.)
Quel est le rôle de la DDASS ?
- La DDASS reçoit les signalements
- Elle s'assure que les mesures correctives ont été mises en place,
en particuliersi l'établissement a demandé une aide extérieure.
Le signalement interne des infections nosocomiales : un objectif d'information
et de sensibilisation.
Le praticien en hygiène, pour pouvoir signaler en externe des évènements sentinelles ou des épidémies, doit être informé des infections nosocomiales survenant dans les services. Le décret prévoit que toute IN doit être signalée. Le C CLIN Paris Nord recommande de s'appuyer sur un réseau de correspondants médicaux dans les services. Ces correspondants devront être formés.
Signalement interne : comment s'organiser au sein de l'établissement ?
Chaque établissement s'organise pour mettre en place un système
de déclaration interne.
Il est recommandé de s'appuyer sur les correspondants médicaux
en hygiène dans chaque service, dont l'activité doit être
valorisée au niveau de l'établissement. Ces correspondants doivent
être formés.
- Ils peuvent effectuer une première sélection des infections
à signaler.
- Ils peuvent tenir un registre des IN survenant dans leur service
- Des réunions avec l'équipe d'hygiène peuvent être
organisées.
Quel est le rôle du laboratoire de bactériologie ?
Le laboratoire peut permettre de valider des infections. Un système d'alerte
peut être mis en place à partir du laboratoire de bactériologie.
Cependant, il ne remplacera pas la surveillance clinique.
Le signalement
est-il nominatif ?
Non, le signalement est anonyme. On signale des épisodes infectieux (pouvant
comporter un ou plusieurs cas d'infection) et non des patients.
Les infections
acquises par le personnel doivent-elle être signalées ?
Oui, dès lors qu'il existe un risque pour les patients (tuberculose bacillifère
par exemple), ou s'il s'agit d'événement rare ou inhabituel (transmission
d'un virus tel VIH, VHB, VHC)
Information des patients
Les situations d'information sont précisées dans la circulaire.
- Le patient doit être systématiquement informé à
l'entrée sur les risques d'infection nosocomiale.
- Une information adaptée à chaque patient et à son état
de santé doit être faite lors d'un entretien individuel.
- Le médecin en charge du patient doit l'informer qu'il a contracté
une IN, qui a, le cas échéant, fait l'objet d'un signalement anonyme.
Ces informations doivent figurer dans le dossier médical du patient.
- Lors d'une exposition établie de plusieurs patients au même risque
infectieux, les praticiens concernés, avec l'aide du CLIN et de l'équipe
d'hygiène, déterminent, en liaison avec la direction de l'établissement,
la stratégie d'information, et, le cas échéant, de suivi
des patients, mis en uvre par l'établissement.
Textes réglementaires :
- Décret n° 2001-671 du 26 juillet 2001 relatif à la lutte
contre les infections nosocomiales dans les établissments de santé
et modifiant le code de la santé publique.
- Circulaire DHOS\E2 - DGS\SD5C N° 2001/383 du 30 juillet 2001 relative
au signalement des infections nosocomiales et à l'information des pateints
en matière d'infection nosocomiale dans les établissements de
santé.
Proposition de circuit d'information
:
Cliquez ici
Suspicion de maladie de Creutzfeldt-Jakob et signalement
· Les cas suspects de Maladie de Creutzfeldt Jakob, dont l'origine n'est à priori pas nosocomiale, ne doivent pas faire l'objet d'un signalement d'infection nosocomiale (selon le decrêt n° 2001-671 du 26 juillet 2001), mais d'une déclaration obligatoire au Médecin Inspecteur de la DDASS, transmise ensuite à l'Institut de Veille Sanitaire.
· Lorsqu'un cas de Maladie
de Creutzfeldt Jakob est suspecté, il est conseillé de demander
l'avis d'un neurologue expert de la cellule nationale de référence
des ESST humaines, située à l'hôpital de la Pitié
Salpétrière à Paris (tel : 01.42.16.26.26)