Cette bactérie, appelée également bacille pyocyanique a un rôle majeur dans l'infection nosocomiale (environ 11% des infections nosocomiales). Les infections à Pseudomonas aeruginosa ont une fréquence élevée dans certains services :
réanimation, long séjour, pneumologie.


À l'hôpital, ce germe est répandu dans les environnements humides :
- robinets, siphons,
- lavabos, douches,
- surface des thermomètres buccaux,
- nébuliseurs, humidificateurs, ...

HABITAT

GRAVITE
Dans la majorité des cas, l'infection à P.aeruginosa est opportuniste : elle survient chez les patients fragilisés (opéré récent, patient sous assistance respiratoire, chimiothérapie,...). Cette bactérie peut-être responsable d'infections graves (pulmonaires, septicémiques, urinaires) nécessitant l'utilisation d'antibiotiques coûteux et le plus souvent en association.
Etat du patient
Les infections à P. aeruginosa se développent sur des plaies cutanées préexistantes et/ou chez des patients immunodéprimés (cancer, sida, mucoviscidose).
Traitements antibiotiques antérieurs multiples
Contamination du milieu extérieur
Les surfaces, le matériel et les instruments contaminés peuvent par transmission croisée infecter le patient, lorsque les mesures d'hygiène sont incorrectement appliquées.
Risque lié aux soins
La contamination secondaire de matériel déjà en place (cathéter…), l'utilisation de matériel contaminé comme les endoscopes (contamination très exeptionnelle) ou certains gestes opératoires peuvent conduire à l'infection du patient par P. aeruginosa.
FACTEURS DE RISQUE

PREVENTION
La transmission de P.aeruginosa est le plus souvent liée aux procédures de soins.
La prévention repose sur:
le dépistage et la désinfection des réservoirs environnementaux à l'origine de la transmission du germe (lavabos, robinetterie, siphons et plus généralement tous les points d'eau).
le bon usage des antibiotiques pour éviter la sélection de germes résistants
le lavage des mains du personnel
le port de gants non stériles pour les gestes contaminants, suivi d'un lavage des mains
l'isolement des malades colonisés et/ou infectés par les souches résistantes à certains antibiotiques