| FORUM
sur les infections nosocomiales |
|
|
107- Acinetobacter chez un bébé (09/11/06)
Comment cela peut-il arriver chez un bébé de 17 mois d'attraper
l'Acinetobacter?
|
Acinetobacter baumannii est une bactérie qui peut être retrouvée dans le tube digestif, sur la peau des patients, et dans l'environnement (surface inerte) en particulier en présence d'humidité. Cette bactérie est habituellement minoritaire dans la flore bactérienne des humains. Elle est cependant capable d'acquérir facilement des résistances à de nombreux antibiotiques en plus de celles qu'elle possède naturellement. La présence d' Acinetobacter sur un prélèvement bactériologique ne correspond pas forcément à une infection mais peut témoigner d'une simple colonisation (pas de maladie). Une véritable infection à Acinetobacter est possible. Elle est favorisée par des traitements antibiotiques antérieurs (qui la sélectionnent, puisqu'elle est plus résistante) et des gestes invasifs comme ceux qui sont pratiqués chez des patients en réanimation.
|
page précédente |
|
106 - Infection à Stapylococcus warneri (08/11/06)
Ma femme vient d'accoucher par césarienne d'une petite fille.
après 2 jours celle ci pleurant souvent et ne mangeant pas beaucoup, nous avons été transferé en unité mère-enfant. La petite a eu une un prelevement sanguin et les resultats montraient la presence d'un staphylocoque warneri. Ma fille a donc été mise sous antibiotique pendant 5 jours : vancomycine. Depuis les CRP ne montre plus de trace d'infection.
On nous a dit que vu la rapidité d'infection de la petite elle avait du attrapée ce staph. in utero, or tout les tests de ma femme se sont revelé negatif.
Comment "s'attrape" ce staphylocoque warneri ? est il aussi frequent que le staph. epidermis ou aureus ? faut il y avoir invasion pour qu'il s'attrape ?
Je ne trouve que peux d'information sur ce staphylocoque warneri, et j'aurais voulu savoir si il etait aussi nocif que le staphylocoque aureus ? J'ai lu qu'il provoquait des douleurs lombaires assez difuses et irregulieres |
Staphylococcus warneri fait partie des staphylocoques blancs (ou à coagulase négative). Il s'agit d'hôtes habituels de la peau. Les staphylocoques blancs (y compris S. warneri sont beaucoup moins virulents que le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus). Ils peuvent cependant dans certaines conditions être responsables d'infections |
page précédente |
|
105 - Infection urinaire (05/07/06)
A la suite d' une opération récente , l'hôpital n'a pu retirer ma sonde urinaire dans les délais prévus, au motif que j'avais une infection urinaire. L'assistant ne m'a pas dit le germe responsable de l'infection et m'a recommandé la prise de bactrim 400. Après la fin de la prise de bactrim, j'ai été pris de fièvre (39, 9). le généraliste m'a prescrit de l'oflocet. A la consultation, quand je lui ai décrit mes " maladies successives" survenues après l'urétrotomie interne, il m' a demandé de faire une analyse d'urine pour identifier le germe. J' ai écrit au chirurgien pour lui demander de me dire très prècisément le germe responsable. Après 2 jours, il m'a dit que c'était un entérocoque. Depuis hier soir,j' ai des rougeurs sur tout le corps, elles provoquent des démangeaisons. Donc je viens de consulter une dermatologue qui m' a prescrit du XYZ all pendant 28 mois. C' est cette succession de " maladies", faisant passer au second plan un problème d' hypertrophie de la prostate, à l'origine de l'hospitalisation, qui me fait penser fortement à une maladie nosocomiale. Je vous envoie ce mail pour vous demander de me recommander un spécialiste éminent , de façon à ne pas traîner les choses et recouvrer la santé |
Il est difficile de se prononcer sans connaître la totalité de votre dossier médical. Nous vous rappelons également que ce forum n'est pas censé être une consultation en ligne. L'apparition de bactéries dans les urines après une intervention urologique n'est pas inhabituelle. L orsqu'elle ne s'accompagne pas de signes urinaires ni de signes d'infection, on parle de colonisation urinaire et le plus souvent, il n'est pas nécessaire de donner des antibiotiques. La survenue d'une éruption cutanée et de fièvre au cours d'un traitement médicamenteux évoque une réaction allergique (ce qui est cohérent avec le traitement antihistaminique qui vous a été prescrit). Concernant la prise en charge de votre colonisation ou infection urinaire, je vous suggère d'en parler avec votre médecin traitant ou éventuellement avec un infectiologue proche de votre domicile |
page précédente |
|
104- Infection à pyo chez un grand brulé (19/04/06)
Mon fils de 22 ans a été gravement brulé et a passé 50 jours en service de réanimation dans un service des brulés. Il est décedé il y a 3 semaines car il a contracté le bacille pyocyanique. Il avait subi 3 des 4 greffes prévues avec succés, et la cicatrisation etait presque terminée. Il est resté avec de la fievre en plateau à 40 - 41° pendant 33 jours et avec une antibiothérapie à large spectre . Pensez vous que le pyocyanique etait responsable de cette fievre dés le début ? Pourquoi les hémocultures réalisés n'ont montré la presence du germe qu'apres avoir procédé a une fenetre therapeutique ? soit 8 jours avant son décès ?
|
La survenue de colonisation puis d'infection (septicémie) avec le pyocyanique est malheureusement une complication habituelle chez les patients victimes de brûlures étendues. En effet, malgré les précautions prises au cours de la réanimation, la perte de substance cutanée les prive de la protection qu la peau assure en temps normal. Une autre conséquence en est la perte de liquides habituellement retenus par la peau. Ces fuites entraînent des désordres métaboliques qui peuvent en eux-même être responsables de fièvre.
Les antibiotiques à large spectre donnés à ses patients n'empêchent malheureusment pas toujours la survenue de complications infectieuses mais ils peuvent empêcher les prélèvement d'être positifs. C'est pourquoi les hémocultures ne peuvent être positives qu'après une fenêtre thérapeutique.
La présence d'une fièvre même élevée est très difficile a iinterprété chez ces patients : est-elle due à une infection et si oui, à quel type d'infection ?
|
page précédente |
|
103- Infections sur prothèse (07/03/06)
J'ai attrappé une infection nosocomiale en janvier 1997. Je voudrais
savoir si les staphs doré et blanc qu'ils ont trouvés peuvent se réveiller
sachant qu'ils étaient situés dans mon fémur/genou ou alors si mon
professeur est arrivé à les éliminer avec les antibios inta veineux. J'ai
encore du matériel. Mes soucis d'infections se sont terminés en 2002, je
suis invalide à 66%, je viens juste de terminer ma 17ème intervention
médicale, j'espère la dernière.
|
Il est très difficile d'éradiquer des microorganismes d'une infection
osseuse, en particulier des staphylocoques, et notamment en présence de
matériel étranger.
C'est pourquoi un traitement antibiotique prolongé est nécessaire. Si la
durée de ce traitement et les doses d'antibiotiques ont été suffisants, il
n'y a pas de récidive.
|
page précédente |
|
102- Staphylocoque et intervention pour scoliose (07/03/06)
En décembre 2005, mon fils de 9 1/2 ans a subi une opération du dos pour scoliose avec pose d'un montage de croissance le long de la colonne vertébrale. L'intervention s'est bien déroulé et nous sommes sortis 9 jours après.
Début janvier, une forte fièvre est apparue. Un boule (un granulome) est apparue au centre de la cicatrice au niveau des deux fils de "fermeture finale" '"partie médiane de la cicatrice" pour reprendre le courrier de l'hôpital). La décision fut prise d'enlever ce granulome par une intervention. Ce granulome est parti en culture
Nous avons appris qu'un germe avait été découvert... le nom de staphycoloque n'avait évidemment pas été prononcé. Mon fils a donc eu des antibiotiques en intraveineuse pendant le week-end et le lundi, une irrigation lavage a été mise en place avec antibiotique direct par intraveineuse. Elle a été arrêtée 8 jours après
Aujourd'hui, notre fils a un traitement de 3 mois avec Bactril et Rifadine.
J'ai reçu le courrier de l'hôpital parlant d'un staphylocoque Méti-S.
J'aimerai avoir plus d'information sur celui-ci car notre fils suite à la pose de ce montage de croissance va devoir être hospitalisé environ tous les 6 mois.
A l'hôpital, on nous a dit que ce staphylocoque était un "gentil" et non le "méchant" (le doré) !
Pour eux, pas de problème, mais pour nous, on se pose la question de savoir comment celui-ci risque d'évoluer et les conséquences pour notre fils
|
Il existe principalement 2 types de staphylocoque: le staphylocoque doré (ou Staphylococcus aureus) et les autres staphylocoques (dits staphylocoques blancs ou à coagulase négative ou Staphylococcus sp). La présence du staphylocoque doré sur un prélèvement bactériologique est le plus souvent le signe d'une infection. Il est beaucoup plus rare qu'un staphylocoque non doré soit responsable d'une infection. Ceci est néanmoins possible en présence de matériel étranger (comme après une intervention pour scoliose).
En fonction de la sensibilité de ce staphylocoque aux antibiotiques, on parle de "métiS" ou métiR".Celui que vous décrivez semble donc être sensible aux antibiotiques. Les infections à staphylocoque après ce type d'intervention, nécessitent un traitement antibiotique de plusieurs mois. Il n'est pas possible de se prononcer sur l'évolution du cas particulier de votre fils, sans connaître son dossier. Son chirurgien pourrait vous renseigner sur ce sujet.
|
page précédente |
|
101- Renseignements sur le Propionibacterium (06/03/06)
Pouvez-vous me donner des renseignements sur le propionibacterium ? J'ai contracté ce microbe profond lors d'une intervention de la cheville (pose de prothèse). Cela occasionne beaucoup de problèmes (on a dù effectuer un dèse de la cheville)
|
Propionibacterium acnes est un hôte habituel de la flore cutanée. Sa présence sur un prélèvement bactériologique n'est pas toujours synonyme d'infection. Toutefois, en présence de corps étranger (comme une prothèse), la situation est plus compliquée. Sa présence peut alors soit reflétée une infection (le corps étranger favorise son développement), soit être liée à une contamination du prélèvement. Il est difficile d'en dire plus sans connaître votre dossier. Le plus simple est d'en discuter avec votre chirurgien.
|
page précédente |
|
100- Infection à la hanche après intervention gynécologique (15/02/06)
Est-il possible qu'une intervention gynecologique ait pour consequence un infection (nosocomiale donc) au niveau de la hanche ?
|
Les interventions en gynécologie n'ont habituellement pas comme complication une infection de l'articulation de la hanche. Cependant, toute infection systémique (septicémie) peut avoir pour conséquence des localisations infectieuses secondaires (notamment au niveau de la hanche). Si une telle infection systémique était la complication éventuelle d'une intervention gynécologique, alors cette infection de la hanche serait la conséquence indirecte de l'intervention.
|
page précédente |
|
99- Découverte d'une infection à Proteus mirabilis après ponction mammaire (27/01/06)
au mois d'avril, j'ai decouvert une petite grosseur à mon sein gauche. Pour me sécuriser mon docteur m'envoie passer une mammographie ; quelques jours plus tard je commence a avoir tres mal à l'endroit du kyste. Mon docteur me dit que j'ai un 'gros' abcès (dû certainemnent à "l'éclatement" du kyste pendant l'examen) donc antibiotique ensuite ne tenant plus tellement j'avais mal, il m'envoie aux urgences où je voie une 'gynéco' : retraitement, pansements... Après 1 mois de douleur, il me reste toujours "une petite boule " à l'endroit du kyste. Une semaine plus tard ayant toujours mal et l'abcès grossissant, il m'envoie aux urgences : ils me font une ponction pour pouvoir analyser et faire un antibiogramme. Le germe trouvé est Proteus mirabilis.
Comment ai-je pu attraper ce germe à mon sein car mon infirmière qui me fait mes soins m'a dit que c'était souvent les hommes qui avait ce germe aux intestins ?
|
Votre question renvoie un peu vers celle posée par une autre personne sur ce forum et qui porte le numéro 88. Proteus mirabilis est une bactérie largement répandue dans la nature et que l’on peut retrouver dans l’environnement, dans le sol ou l’eau par exemple, ou dans le corps humain au niveau de l’intestin surtout mais aussi parfois sur la peau. Dans votre cas deux hypothèses sont possibles à savoir en priorité la migration de la bactérie à l’intérieur de l’organisme, via le système vasculaire, vers une lésion mammaire où elle a trouvé un terrain propice à son implantation et cela est retrouvé dans la littérature scientifique. On ne peut non plus exclure l’inoculation lors d’une ponction réalisée sur le sein avec une bactérie présente sur la peau, voire dans l’environnement, mais nous n’avons pas retrouvé de cas similaire rapporté dans la presse scientifique. Même si le risque infectieux lié à une ponction est minime il n’existe hélas pas d’acte invasif sans possibilité de complication septique. De toute façon l’origine d’une bactérie responsable d’une infection ne peut pas s’établir à chaque cas de façon précise et le plus souvent on ne peut avancer que des hypothèses basées sur ce que l’on sait de son écologie et des modes de transmission connus
|
page précédente |
|
98- Infections après ligamentoplastie et ostéotomie (27/01/06)
à la suite de ma ligamentoplastie + ostéotomie calcanéene avec osteosynthèse, ma plaie s'est mise à couler sous le plâtre. Un prélèvement a identifié Pseudomonas spp. Après reprise chirurgical, un nouveau prélèvement a identifié Enterobacter cloacae. Traitement antibiotique. Aujourd'hui la plaie ne coule plus mais les douleurs sont toujours très vives. Pourriez vous me dire si les germes contractés à l'hôpital relèvent bien des infections nosocomiales car je ne sais plus ce que je dois faire. J'ai encore d'autre interventions à subir toujours : quels sont les risques ?
|
Même s’il n’est pas possible de vous répondre avec certitude sans connaître mieux l’histoire de votre maladie, il est évident que les éléments que vous en rapportez sont compatibles avec le caractère nosocomial de votre infection. Si le risque infectieux en chirurgie non urgente est faible en France, il n’en demeure pas moins que toute opération peut se compliquer d’une infection et ce malgré la mise en œuvre des mesures de prévention en vigueur. Nous comprenons évidemment vos interrogations légitimes autour des risques d’interventions à venir mais il est aussi absolument nécessaire pour vous d’être soigné pour éviter toute aggravation de l’infection. Vous pouvez interroger directement l’équipe médicale qui vous a pris en charge et dont la mission est de vous informer aussi sur ces aspects. Le mieux demeure probablement que vous parliez de ces éléments avec votre médecin traitant qui sera le plus à même de vous conseiller une marche à suivre et de vous orienter vers un avis spécialisé complémentaire s’il le juge nécessaire.
|
page précédente |
|
97- Traitement homéopathiques d'infections à staphylocoques (13/01/06)
Une enfant de 6ans qui présente un staphylocoque dore (non nosocomial) est
soigné uniquement par homéopathie et présente de nombreux furoncles à
répétition.
1° l'homéopathie peut-elle traiter cette bactérie ?
2° Quels sont les risques de complications engendrées par ce type de
traitement ?
|
Les infections cutanées à staphylocoques (notamment les furoncles) peuvent
avoir une évolution "capricieuse". C'est à dire qu'elles peuvent parfois
s'améliorer (spontanément ou non) puis récidiver.
L'homéopathie n'a aucune activité bactérienne et ne peut donc pas traiter
ces infections. Elle peut sembler efficace si on a la chance de la réaliser
avant une période d'amélioration spontanée.
L'homéopathie ne contient pas de produit actif. Elle n'entraîne donc pas
d'autre complication que la persistance (ou même l'aggravation) de
l'infection qu'elle est censée traiter.
|
page précédente |
|
96- Procédure Plainte (13/12/05)
Première période:
j'ai été opéré en 1979, suite à un accident de la route.
J'avais une fracture fermée du fémur. Durant l'opération, le chirurgien a (bêtement) "oublié" un alèsoir dans la tête inférieure du fémur. Une infection à staphilos blancs est apparue immédiatement, et j'ai subi de nombreuses interventions et une antibiothérapie de choc.
Deuxième période:
En 1992, un abcès est apparu sur ma cuisse. J'ai été opéré et l'alèsoir a (enfin) été retiré. Antibios, ça va de soit...
Troisième période:
2005, maintenant donc, un autre abcès est apparu, toujours sur la cuisse, et les radios IRM et scanner ont révélé une ostéite chronique du fémur. Je vais être ré-opéré bientôt.
Question: puis-je encore porter plainte contre le chirurgien qui m'a opéré la première fois? C'est à dire mon état peut-il être considéré comme encore non-consolidé?
|
Nous vous conseillons de contacter l'association "Le Lien" qui vous donnera
toutes les informations sur les possibilités de recours. Le LIEN est une
Association visant à aider les victimes d'infections contractées dans une
clinique ou un hôpital. Une commission composée de professionnels de la
santé et d'avocats conseille la victime sur présentation des dossiers et, si
elle le souhaite, l'aide à faire valoir ses droits devant la juridiction
concernée.
Siège du LIEN
B.P. n° 236
91943 COURTABOEUF CEDEX
Tél. 01.69.07.26.26
Fax. 01.64.46.62.57
Email : contact@association-lien.org
http://www.association-lien.org
|
page précédente |
|
95- Staphylocoque doré après accouchement (25/11/05)
J'ai accouché par césarienne (port d'une sonde urinaire environ 48h) il y a trois semaines d'un petit garçon. Aujourd'hui après ECBU, le staphylococcus aureus souche méticillino-sensible a été détecté dans mes urines ; je dois suivre un traitement par antibiotique au Bactrim pour éliminer ce germe (je suis allergique à la pénicilline). Mes questions sont les suivantes :
- j'étais porteuse ainsi que mon fils, infecté, au streptocoque B après l'accouchement ; est-ce que la présence actuelle chez moi du staphylocoque peut avoir un lien aussi avec cette présence passée du strepto B ?
- ce germe étant présent dans les urines, peut-il infecté aussi par la suite le sang, les organes, ...?
- puis-je le transmettre à mon fils ? ou peut-il être porteur déjà du germe ? en effet, il présente des petits boutons sur les jambes et au niveau des poignets qui apparaissent un jour, disparaissent le lendemain et réapparaissent ailleurs (plaques rougeâtres avec au centre un point blanc)
- puis-je le transmettre à mon concubin ? et de quelles manières ?
|
Le streptocoque B est très fréquemment présent dans la flore vaginale (retrouvé chez près d’1 femme sur 5 pendant l’accouchement). Le staphylocoque doré est présent chez environ 30% de la population. Il est parfois responsable d’une infection (par exemple, une infection urinaire). Ce sont 2 bactéries différentes et il n’y a pas de lien entre le portage de l’une et le portage de l’autre.
L’infection urinaire a pu être favorisée par le traitement antibiotique dirigé contre le streptocoque B, qui aurait « fait de la place » pour le staphylocoque.
L’infection ne peut pas se généraliser tant que vous prenez bien le traitement antibiotique prescrit par votre médecin. Si des symptômes urinaires venaient à réapparaître sous traitement, il faudrait consulter à nouveau votre médecin.
Il est impossible d’établir un diagnostic dermatologique à distance. Ce site n’est pas une consultation en ligne et nous vous conseillerions de consulter votre pédiatre ou un dermatologue.
Les infections urinaires à staphylocoque ne sont pas contagieuses et le lavage des mains après chaque miction constitue la meilleure des précautions à prendre.
|
page précédente |
|
94- Prise de sang et staphylocoque doré (14/11/05)
Ayant été opérée le 2/05/2005 d'une éventration avec pose d'une prothèse,suite à un hématome la cicratisation de la plaie à été assez longue,après deux mois il restait toujours un petit trou de la taille d'un petit pois qui ne voulait pas se refermer après une énième visite auprès du chirurgien je suis allée consulter mon médecin traitant qui directement m'a fait un frottis ce que le chirurgien n'a jamais fait résultat staphylocoque doré.
Après un traitement aux antibiotiques staphycid et pose d'une crême géomicine pendant un mois la plaie s'est refermée, un nouveau frottis ayant été effectué sur plaie fermée il n'y a plus de traces du virus.
voici ma question:est ce q'une prise de sang peux révélé si le virus du staphylocoque doré est encore présent car certaines personnes disent oui et d'autres non.
|
Une prise de sang peut indirectement révéler une infection à
staphylocoque doré, si l'infection est toujours présente. Ce qui ne semble
pas être votre cas.
A la Numération Formule Sanguine (NFS), il peut y avoir une élévation des
globules blancs, surtout des polynucléaires neutrophiles. La vitesse de
sédimentation peut être élevée, et on aura aussi une augmentation de la C
Reactive Proteine (CRP).
|
page précédente |
|
93- Spondylodiscite à staphylocoque doré (07/11/05)
Mon fils de 4 ans est actuellement hospitalisé pour spondylodiscite qui serait dû à un staphylocoque dore. En cours de traitement il necessitera en plus 3 mois d'immobilisation en corset. Je suis tres inquiète quant à la provenance de ce staphylocoque, je voudrais savoir quelles peuvent etre les sources de contamination. Je suis omnibulée par le fait que cela pourrait venir de notre appartement (et voudrais savoir si une decontamination s'impose), mais je doute egalement sur le "doudou" qu'il a depuis la naissance et qui n'est autre que des plumes d'oie dans une taie d'oreiller.
Le medecin m'a signalé que les vertebres de mon fils resteraient alterées. Y a t-il un risque de récidives ?
Aidez moi s'il vous plait je suis dans l'inquietude la plus totale, j'ai également une fille (j'ai peur qu'elle soit aussi exposée ) je pense me debarrasser de mon chat par peur qu'il soit également une source de contamination.
|
L’origine du staphylocoque doré a peu de chance d’être l’environnement immédiat de votre enfant et il n’y a pas lieu, de notre point de vue, d’envisager une désinfection particulière de votre domicile. En effet le réservoir principal de cette bactérie est l’être humain et on estime que le portage de staphylocoque doré concerne 20% de la population générale de façon permanente et 60% de façon intermittente. Ce portage se fait essentiellement au niveau des fosses nasales et du revêtement cutané. L’origine d’une spondylodiscite est liée à la migration d’une bactérie vers la vertèbre via le système vasculaire. La porte d’entrée de la bactérie peut être une infection cutanée ou une autre infection ou même en l’absence d’infection la migration d’une bactérie provenant de la peau à l’occasion d’un traumatisme. Les occasions entre les individus d’échanger des bactéries sont multiples et cela fait partie de la vie normale. Par ailleurs, même si on sait qu’un chat peut être porteur de staphylocoque, rien ne permet de dire qu’il soit en cause dans ce cas. La bactérie de votre enfant semblant bien réagir au traitement antibiotique, il n’y pas lieu de vous alarmer par rapport à un risque de récidive ou d’infection de votre deuxième enfant. Le risque infectieux est hélas une composante de notre vie et il n’est pas possible de s’en prémunir totalement. Par contre lorsqu’une infection osseuse survient il est important de la détecter et de la traiter le plus précocement possible afin de limiter le risque de séquelle fonctionnelle. Le médecin traitant votre enfant reste évidemment le mieux placé pour vous apporter les informations les plus pertinentes concernant l’évolution de la maladie de votre fils.
|
page précédente |
|
92- Contamination par l'hépatite C (20/10/05)
Mon épouse est décédée le 7 mars 2004 elle était porteuse d'une hépatite C ; cette hépatite a été découverte en avril 1997 ; la commission (CRCI ile-de-France) réunie le 16 fevrier 2004 à déclaré l'indemnisation irrecevable car l'hépatite C est antérieur au 5 septembre 2001. Alors rien, mon épouse aurait dû attendre avant de l'atrapper ?
Je voudrais savoir moi son époux si il y a une justice pour cette maladie. Actuellement on nous en parle plus mais pourtant elle fait des millions de morts ; on me demande des millions d'euros pour aller en justice comme je n'ai plus dargent, je suis rejeté comme un pestiféré. Pourtant il y a eu au mois de mai de cette année un compte rendu des 14 pays des nations où ils parlent de 170 millons de personnes porteuses de l'hépatite C. Voilà j'ai terminé j'ose espérer que quelqu'un m'entende
|
Si le dispositif national d’indemnisation des personnes victimes d’un accident médical grave est un grand progrès en terme de protection des individus son champ ne pouvait pas s’appliquer pour des actes très antérieurs à la loi du 4 mars 2002. En effet certains faisaient déjà l’objet d’une procédure de nature différente et de plus définir le lien entre l’infection et la prise en charge médicale devient beaucoup plus complexe lorsque la question se pose très longtemps après les faits. Le cas dramatique qui vous concerne illustre bien cet aspect. L’hépatite C dont souffrait votre épouse a été diagnostiquée en 1997 mais il se peut très bien que la contamination remonte à plusieurs années auparavant et que la maladie soit restée jusque là non diagnostiquée car pas encore à l’origine de symptômes importants. Aussi faire un lien avec un acte de soin devient alors très difficile voire impossible pour cette pathologie. Le seul cadre qui pourrait faire l’objet à mon sens d’une enquête complémentaire serait une éventuelle contamination par transfusion si votre épouse avait reçu une telle thérapeutique, surtout avant 1990 car depuis si un risque infectieux persiste il est beaucoup plus réduit. Dans ce cadre il existe en France des associations qui ont œuvré pour aider à la prise en charge des victimes d’hépatite C transfusionnelle et que vous pouvez contacter :
http://www.maisondesvictimes.fr/accidentsmedicaux/hepatitec.html
Il ne faut pas oublier aussi qu’il existe d’autres voies de contamination possibles qu’un acte médical comme par exemple la pratique du tatouage ou une piqûre avec une aiguille traînante contaminée. De ce fait l’analyse d’une contamination aussi longtemps après est quasiment impossible en dehors du contexte transfusionnel. Nous comprenons bien votre désarroi vis à vis de ce manque de réponse à vos interrogations mais hélas la démarche scientifique d’investigation a ses limites dans ce type de pathologie virale.
|
page précédente |
|
91- Infection découverte à la naissance (29/09/05)
Une amie a accouché la semaine dernière. Son bébé a présenté dès sa
naissance des problèmes respiratoires. Après examen, il s'avère que le bébé
a une infection. La maman n'étant pas infectée, comment est-il possible que le bébé ait eu
une infection dès sa naissance ? Mon amie a eu une amniocentèse pendant sa grossesse. Le problème
pourrait-il venir de là ?
|
Il est impossible de se prononcer sur le cas particulier que vous citez
sans
en connaître davantage.
Les infections du nouveau-né peuvent avoir pour origine une infection
maternelle (on parle d'infection materno-foetale) ou un problème survenu
pendant un travail difficile. L'infection maternelle passe parfois
inaperçue. Les complications de l'amniocentèse ne surviennent en général pas à distance de celle-ci.
|
page précédente |
|
90- Délai d'apparition d'une infection (20/09/05)
Une personne subit une intervention chirurgicale en 1990 (implantation prothèse genou gauche).
Elle subit une seconde intervention en 1996 (réduction fracture fémur gauche).
Une infection à staphylocoque coagulase négative est mise à jour en 1998.
Cette infection peut-elle provenir de l'intervention de 1990 et être restée muette jusqu'en 1998. En d'autres termes, peut-elle évoluer "à bas bruit" pendant huit ans ?
Le problème est celui du délai maximum de latence entre la contamination et l'apparition de symptômes cliniques.
|
La survenue d’une infection tardive sur prothèse est une possibilité et il faut être bien conscient que, la prothèse n’ayant pas d’aptitude à se défendre contre les bactéries, son porteur est plus exposé à une complication infectieuse. S’il est très improbable que le staphylocoque est pour origine l’intervention où a été posée la prothèse, il faut souligner que le fait de devoir opérer à nouveau le membre porteur de la prothèse suite à une fracture constitue une source de contamination possible que l’on ne peut pas toujours maîtriser. Par ailleurs, le staphylocoque à coagulase négatif étant une bactérie habituelle de la peau, son introduction puis sa greffe sur la prothèse peut survenir lors d’autres actes de soins invasifs ou de traumatismes d’une autre nature survenus depuis la deuxième intervention.
|
page précédente |
|
89- Coût des infections nosocomiales (13/09/05)
Je souhaiterais savoir quel est le cout des infections nosocomiales pour la société ?
|
Les infections nosocomiales ont un coût car elles vont compliquer la prise en charge des patients et allonger leur durée d’hospitalisation. C’est en général sur cet indicateur que sont menées les évaluations économiques. Mais les coûts induits par l’infection, lorsqu’elle est grave, peuvent aller au-delà avec la prise en compte des conséquences économiques d’une éventuelle invalidité secondaire du patient par exemple. Les données sur ce sujet ne sont pourtant pas si nombreuses que cela et dans un rapport récent publié par la Haute autorité de santé et intitulé « Coûts de la qualité et de la non qualité des soins dans les établissements de santé : état des lieux et propositions » on trouve une analyse des publications concernant l’infection nosocomiale.
En France, la fourchette des coûts supportés par l'établissement de santé calculée dans les études variait de 2 070 FF (383 €) en moyenne pour une infection urinaire à 26 256 et 35 185 € pour une septicémie survenant dans un service de réanimation. Dans la plupart des études, le surcoût total de l'infection était majoritairement lié à l'augmentation de la durée de séjour, surcoût qui s'élevait entre 920 et 25 000 € en moyenne. Sur la base d’une autre étude, et en considérant que 20 % de ces infections sont évitables, le coût annuel des infections nosocomiales évitables survenant en réanimation en France a été estimé 23 000 000 € et 200 000 000€.
Plus globalement de nombreuses études montrent la rentabilité des programmes de préventions des infections nosocomiales dont il ne faut pas oublier tout de même que la mise en œuvre reste complexe et nécessite beaucoup de pédagogie et d’évaluation des actions.
|
page précédente |
|
88- Infection mammaire (13/09/05)
je me suis fait opérer une quinzaine de fois pour : infection + coque + parfois kystes au niveau des mamelons ; opérée le 2 mai, j'ai de nouveau une infection : germe identifié Strepto anginosus (écoulement au niveau du mamelon). Actuellement sous antibiotique (augmentin, 2g/jour) j'ai lu qu'il était souvent associé à une infection interne + grave.
Pouvez vous m'apporter des précisions sur cette bactérie?
Avez vous d'autres cas comme moi (multirécidivistes des abcès des deux seins)?
|
Streptococcus anginosus est une bactérie dont l’habitat naturel est la bouche, et en particulier la plaque dentaire, et que l’on retrouve de ce fait dans tout le tube digestif. Habituellement peu pathogène, cette bactérie a pourtant la caractéristique de donner fréquemment des abcès lorsqu’elle est responsable d’une infection à l’occasion de circonstances favorisantes. A partir de son habitat naturel cette bactérie peut disséminer de façon assez large dans l’organisme et donner des infections de nature très variée allant de l’abcès cutané à l’infection pulmonaire. Sa présence comme origine d’un abcès du sein n’est pas exceptionnelle et peut se rencontrer de façon isolée. Un traitement antibiotique adapté, associé si nécessaire à un geste chirurgical, permet de guérir l’infection. Il existe des maladies ou des traitements qui favorisent le risque infectieux et dans votre cas les praticiens qui vous prennent en charge sont les plus à même de répondre à votre question.
|
page précédente |
|
87- Infection après pose de pacemaker (15/08/05)
J'ai un pacemaker depuis quelques années. Lle 5 janvier 2005, je fais changer la pile. Le 24 janvier, je constate une plaie avec du pus. Un prélèvement est immédiatement effectué : constat : le cardiologue m'indique la présence de Staphylococus epidermidis sur le pacemaker. Traitement antibiotique. Le 6 juin, la plaie est rouge, et le cardiologue m'envoie à toulouse pour enlever tout le matériel. Le 13 juin je subis une opération lourde avec remplacement des sondes, du pacemaker implanté coté gauche.
Depuis, je suis sans cesse abattue, n'ai pas récupéré mon bras gauche, ne peut plus pratiquer mes activités, et ai perdu des revenus liés à cet arrêt d'activités. Je ne sais pas quand je pourrai reprendre le travail. J'ai du mal à faire entendre le problème aux dirigeants qui ignorent (ou font semblent d'ignorer) mon problème. J'ai par ailleurs mon dossier médical, et la reconnnaissance du cardiologue d'avoir contracté cette maladie lors de cette opération. Voilà mes questions :
- je ne souhaite pas intenter de procès, mais vu mon cas, pensez vous que je peux saisir la commission de conciliation?
- je ne peux plus mettre la ceinture de sécurité à cause de la douleur. Pensez vous que cela peut s'améliorer ?
- quelles sont les chances de guérison et la difficulté d'éradiquer ce Staphylococus epidermidis ?
|
Les infections secondaires à la pose de pacemaker surviennent dans 1 à 2% des cas et sont en constante diminution grâce à l’amélioration du matériel et des techniques de pose. Le niveau de risque dépend aussi du patient et des pathologies dont il peut être atteint dont certaines peuvent favoriser l’infection. Vous décrivez ici une infection précoce après l’implantation que l’on associe le plus souvent au geste de mis en place du pacemaker et dont l’origine est le plus souvent un staphylocoque comme dans votre cas même si l’espèce que vous décrivez (staphylococcus epidermidis) est plutôt prédominante dans les infections tardives survenant plusieurs mois ou années après la pose.
L’ablation rapide du pacemaker et l’antibiothérapie sont bien les traitements recommandés devant une telle infection. J’imagine que vous devez encore être sous traitement antibiotique et je pense que le plus logique est de faire le point avec votre médecin traitant pour s’assurer que la complication infectieuse est maîtrisée et ne nécessite pas l’avis d’un infectiologue. Si votre fatigue parait logique dans un épisode de ce type l’existence de séquelles fonctionnelles douloureuses n’est pas habituelle dans cette complication une fois qu’elle a été traitée. Une fois le traitement achevé il me paraîtrait logique que vous fassiez un point avec votre médecin sur cette perte de validité afin d’en comprendre le mécanisme et d’essayer si possible d’y remédier.
L’accès à la conciliation est un droit de tout les usagers et peut se faire de différentes manière. Chaque établissement de santé se doit de comporter une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge que vous pouvez saisir via le Directeur de l’établissement concerné. Votre question et votre situation me paraissent plutôt faire référence à la commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales. Pour sa mission d’indemnisation elle a pour charge de s’occuper des cas les plus graves en particulier ceux entraînant des séquelles fonctionnelles majeures et je ne suis pas certain, même si vos problèmes vous handicapent beaucoup, qu’ils rentrent dans les barèmes en vigueur. Par contre en dehors des séquelles fonctionnelles l’indemnisation peut être envisagée pour les infections nosocomiales entraînant des troubles graves d’ordre économique ou lorsque la durée de l’incapacité temporaire de travail résultant l’infection est au moins égale à six mois consécutifs ou à six mois non consécutifs sur une période de douze mois. Les modalités de saisie de cette commission sont très simples et vous pouvez accéder au formulaire via le site Internet de l’ONIAM ou son numéro vert (08 10 51 51 51). Par ailleurs vous pouvez aussi prendre contact avec le monde associatif et une association spécialisée comme le LIEN (Tel : 01 69 07 26 26) est à même de vous permettre de trouver une écoute et un soutien de personnes confrontées à des difficultés similaires aux vôtres.
Enfin en terme de prévention, même si ce point n’est pas souvent souligné, on estime que les voies veineuses représentent 50% des origines de contamination tardive des pacemakers et que le strict respect des règles d'asepsie chez un porteur de pacemaker avec une durée de mise en place la plus courte possible du cathéter est indispensable. De ce fait il me paraît important, si un jour votre état de santé, vous amène à devoir bénéficier d’une voie veineuse de rappeler à l’équipe qui vous prendra en charge que vous êtes porteuse d’un pacemaker.
|
page précédente |
|
86- Staphylocoque doré et grossesse (20/07/05)
Voila 8 ans que je souffre d'un SARM suite à la pose d'un clou
tibial. J'ai été traitée à la vancomycine et au zyvocid. Il a été en latence
durant 5 ans mais depuis 1 an il s'est réveillé. Maintenant je souhaite
avoir un enfant. Y a-t-il un risque de transmission au foetus ?
|
Il n'y a pas à proprement parler de risque de transmission d'une infection à
SARM de la mère au foetus. Il est cependant important que votre infection
soit contrôlée car une infection non contrôlée par un traitement
antibiotique peut entrainer des complications qui peuvent compromettre la
sécurité de la grossesse.
En outre, il est indispensable de prévenir vos médecins d'une éventuelle
grossesse afin d'éviter un traitement dangereux pour le foetus pendant cette
grossesse.
|
page précédente |
|
85- Linge et BMR (19/07/05)
Est il normal qu’un hôpital nous demande de reprendre pour lavage à domicile le linge personnel d’une personne infecté par 2 bactéries multirésistantes (Candida albicans et Pseudomonas aeruginosa) alors que nous devons rentrer dans la chambre avec un masque et des gants ?
|
Le problème des BMR est d'éviter la transmission de patient à patient. Ces bactéries sont mal adaptées pour persister dans l'environnement ou sur la peau de sujets en bonne santé. Les mesures prises à l'hôpital visent donc à éviter que le personnel (mais aussi les visites) ne transportent la bactérie du patient porteur à un autre patient. Le linge personnel du patient ne présente pas de danger pour son entourage.
|
page précédente |
|
|
84- Acinetobacter baumannii (15/11/04)
Qu'est-ce que le germe Acinetobacter Baumannii ? Fait-il partie
des causes des maladies nosocomiales ? Merci de bien vouloir me répondre.
|
|
Acinetobacter baumannii est une bactérie de l'environnement.
Elle est fréquemment résistante à de nombreux antibiotiques
et responsable dinfections nosocomiales dans des services accueillant
des patients fragilisés, notamment les services de soins intensifs.Les
principales infections nosocomiales sévères dues à
Acinetobacter spp. sont les infections des voies respiratoires,
les bactériémies et les méningites secondaires.
|
page précédente |
|
|
83- Persistance du staphylocoque doré dans l'environnement (15/11/04)
Ma fille de 3 mois est traitee par antibio pour un staphylo dore au
niveau des intestins. Ces selles sont infectieuses. Je voulais savoir
lorsque le staphylo sera erradique peut-il persister au niveau de notre
environnement, portes, baignoire quand je la baigne...ou si il n'est pas
resistant. merci de votre reponse.
|
|
Les selles sont toujours infectieuses : on trouve plusieurs centaines
de milliards de bactéries par gramme de selle chez tout individu.
Le staphylocoque doré peut être responsable d'infection mais
comme vous avez pu le lire sur le site, environ 30% de la population en
est porteur au niveau nasal. Il persiste mal dans l'environnement (et
notamment sur les sufaces inertes comme les portes). Les règles
d'hygiène standard (lavage des mains, limitation du partage du
linge de toilette, ...) permettent d'éviter la transmission intrafamiliale.
Il est impossible de se prononcer sur la résistance du staphylocoque
de votre fille sans connaître son histoire clinique.
|
page précédente |
|
|
82- Huiles essentielles et prévention de l'infection (02/11/04)
j'ai entendu dire que certaines huiles essentielles pourraient avoir
un effet de prévention sur certaines souches notament par des procédés
de diffusion aérienne. Existe t-il des travaux à ce propos
et comment les consulter?
|
|
Malgré l'existence de travaux sur l'activité antimicrobienne
in vitro de certaines huiles essentielles, il n'existe pas à notre
connaissance de preuves scientifiques de leur efficacité dans la
prévention de la transmission des infections nosocomiales. La transmission
est
essentiellement manuportée, la voie aérienne étant
marginale pour la plupart des infections nosocomiales. La prévention
par diffusion aérienne d'un produit antimicrobien semble donc peu
interessante dans la plupart des cas
|
page précédente |
|
|
81- Infection au foie (02/11/04)
Mon mari est à l'hôpital depuis le 12 octobre à
cause d'une infection du foie. Il est dans un état très
sérieux en service de réanimation chirurgicale ; il a finalement
été opéré la semaine dernière après
deux semaines à dépérir. Il
avait subi une biopsie du foie début septembre. Cette infection
du foie peut elle en être une conséquence et peut-elle
être qualifié de nosocomiale ? Et
dans ce cas que puis-je faire ?
|
|
Une infection est nosocomiale si elle est contractée à l'hôpital,
c'est-à-dire si elle n'était pas déjà en incubation
au moment de l'hospitalisation. Seuls les médecins qui prennent
en charge votre mari peuvent vous dire si un lien entre son infection
et la biopsie réalisée en septembre ou non. Il est en effet
impossible de se prononcer sans avoir examiné votre mari et étudié
son dossier médical.
|
page précédente |
|
|
80- Staphylocoque doré dans les urines (27/10/04)
J'ai découvert il y a 10 jours que j'avais un staphylocoque
doré dans les urines...je suis assez inquiète je voudrais
savoir si il y un risque de contamination pour mon partenaire.
|
|
Il ne semble pas s'agir d'une infection nosocomiale. Les infections urinaires
à staphylocoque doré ne sont pas des infections sexuellement
transmissibles.
|
page précédente |
|
|
79- Décès après infection à staphylocoque
doré chez une enfant (26/10/04)
Notre petite fille de 4 ans est décédée il y
a 22 jours. C'était une enfant en bonne santé et pleine
de vie. On nous dit qu'elle a été infectée par un
staphylocoque qui a envahi son organisme. Nous aimerions en savoir plus
sur ce type d'infection. Merci
|
|
Vous trouverez sur le site du CCLIN destiné au grand public (http://www.ccr.jussieu.fr/cclin/Usagers/infect/germes/Staph.htm),
des informations sur les infections à staphylocoque doré
(ou Staphylococcus aureus).
On considère qu'environ 30% de la population est porteuse de ce
microorganisme. Il ne provoque que rarement une infection. Quand cela
se produit, l'infection peut se limiter à la peau (impétigo,
furoncle, ...) ou se propager par le sang (septicémie). Il s'agit
dans ce dernier cas d'infection grave qui peut étendre l'infection
à d'autres organes. Le traitement antibiotique en vient le plus
souvent à bout mais l'infection évolue parfois malheureusement
trop vite.
|
page précédente |
|
|
78- infection au staphylocoque après ablation de matériel
(15/09/04)
Mon fils,à 16 ans a eu une triple fracture tibia-péroné
en octobre 2002. Pose d'un clou et de vis. 4 mois après toujours
pas de consolidation, le chirurgien décide d'enlever la vis de
la cheville. Tout va bien. Fin Aout 2004, ablation du clou et de la vis
restante, 10 jours après apparition d'un hématome, fièvre,
douleur dans le tibia. Réopération, lavage, drainage de
la plaie et du tibia, pose d'un drain. L'analyse montre la présence
de Staphyloccus aureus.
Actuellement, plus de drain ATB rifadine + oflocet. Paul souffre toujours.
Quels sont les risques de séquelles ? L'évolution peut-elle
être favorable ? Commbien de temps devra-t-il prendre les ATB ?
A quelle intervention a-t-il pu être infecté ?
|
|
Le risque de séquelles sera plus facilement apprécié
par le chirurgien qui a examiné et opéré votre enfant
que sur ce forum. L'évolution des infections osseuses à
staphylocoque doré est en général favorable avec
l'association d'antibiotiques (rifampicine + ofloxacine) que
reçoit votre enfant. La durée de ce traitement est de plusieurs
semaines.
Le rôle de ce forum est d'informer les usagers sur les infections
nosocomiales, pas de déterminer l'intervention chirurgicale éventuellement
responsable d'une infection particulière.
|
page précédente |
|
|
77- Staphylocoque doré en maison de retraite (14/09/04)
mesures de prévention en cas de présence d'un staphylocoque
doré (abcès chez un diabétique) en maison de retraite
|
|
Les mesures de prévention de la transmission du staphylocoque doré
en établissement de long séjour concernent le staphylocoque
doré résistant à la méticilline (c'est à
dire multirésistant aux antibiotiques). Elles consistent à
respecter très scrupuleusement l'hygiène des mains des personnes
en contact avec le patient. Ces mesures permettent d'éviter la
transmission de ce staphylocoque aux autres patients.
Ces staphylocoques multirésistants ne sont pas plus virulents que
les autres mais ils peuvent poser des problèmes de traitement en
cas d'infections. Par ailleurs, le risque d'infection à staphylocoque
doré est plus élevé chez le diabétique. Les
précautions standard d'hygiène et la prise en compte rapide
de tout état infectieux sont les meilleurs mesures de prévention.
|
page précédente |
|
|
76- Risques opératoires suite a une précédente infection
(09/09/04)
Victime d'un accident de la circulation en mars 2002. J'ai eu plusieurs
fractures dont un fracas ouvert du pilon tibial gauche. Mis en fraction
continue durant 3 semaines puis opéré. L'intervention à
consisté en un réalignement, comblement des pertes de substances
par greffe iliaque, fixation par orthofix, vis de syndesmodèse
péronéo-tibiale et broches orthofix perdues. Les suites
immédiates ont été marquées par un sepsis
avec isolement d'un staphylococcus aureus multi sensible (résistant
à : benzylpenicilline {peni G, Extencilline} et erythromycine{propiocine}).
Quatre mois plus tard suite à un abcès rétro-malléolaire,
on m'a de nouveau opéré pour enlever l'orthofix, les deux
vis péronéo-tibiales et exciser l'abcès. J'ai eu
un traitement par Péflacine. Sur le plan infectieux l'évolution
à été favorable avec normalisation du bilan biologique
: CRP < o.5mg/l depuis sept 2002 , VS et Fibrinogène dans la
norme( cela depuis le 02 sept 2002). Depuis on m'a enlevé le matériel
restant et je marche, mais la consolidation n'est pas complète
le scanner à confirmé une pseudarthrose semblant devenue
aseptique avec désaxation en varus et une détérioration
de la cheville (cartillage en partie détruit au moment de l'accident).je
dois donc avoir de nouvelles interventions chirurgicales, pouvez vous
me dire quels sont les risques d'un réveil du staphillo et quelles
seraient les précautions à prendre pour limiter les risques
de dégradation de ma situation actuelle car je marche « mal
mais je marche ». Merci
|
|
Il est difficile sans vous avoir examiné et sans connaître
votre dossier, de donner un avis sur votre infection. Le traitement des
infections osseuses est souvent prolongé mais après
guérison, il n'y a pas de rechute. Le chirurgien et le médecin
qui vous ont pris en charge sont mieux placés que nous pour répondre
à vos questions.
|
page précédente |
|
|
75- Staphylocoque doré après ostéosynthèse
(09/09/04)
Après avoir subit une osthéosynthèse puis une
ostéotomie avec geffe hyliaque (désolé pour l'orthographe),
j'ai contracté un Staphylococus aureus 1. La
cicatrice s'était ouverte dans le platre en résine et est
restée environ 1 mois dans cet état (je n'avais pas de douleur
particulière). Pourriez-vous m'indiquer quelle est la signification
du chiffre 1 dans la famille des Staphylococus aureus et si l'Oflacet
200 mgr (1 comprimé M et S), Rifadine en sirop 2 % (10 mgr) et
Rifadine 300 mgr (2 comprimés M et S) sont adaptés pour
combattre ce genre de staphylo ? Ma plaie n'est plus purulente (pour le
moment) et les antibio ont commencé sous perf pendant 4 jours à
l'hôpital (le chirurgien a lavé la plaie et enlevé
les agraffes)et par voie orale depuis 4 jours. Y a t'il possibilité
de rechute après traitement et guérison apparente ?
|
|
Il n'existe qu'une espèce de staphylocoque doré (ou Staphylococcus
aureus). Le n° 1 que vous indiquez fait peut-être référence
à la présence d'autres micro-organismes sur vos résultats.
L'association d'ofloxacine (ou Oflocet) et de rifampicine (Rifadine) est
classique pour traiter les infections osseuses à staphylocoque.
Le traitement de ces infections peut être prolongé mais après
guérison, il n'y a pas de rechute.
|
page précédente |
|
|
74- Maladie nosocomiale après accouchement (09/09/04)
Ma femme a accouché dernièrement et a contracté
une infection osseuse (sacro-ilite) qui a débuté le soir
de la sortie de la maternité (6 à 8 h en salle d'accouchement,
péridurale, ventouse).
L'hopital nous dit ne pas avoir trouvé le germe ni meme la famille
de germe qui l' a infectée.
J'ai fait quelques recherche d'après le traitement (oflocet + Rifadine)
et il me semble que ce soit un staphylocoque sp métis qui l'ai
infecté (ou un bacille BGN mais peu probable vu les synptomes de
ce germe).
Il semble (toujours d'après mes recherches sur internet) que ce
germe soit très très proche du staphylocoque doré
et donc qu'il soit lié à une infection nosocomiale. Merci
de me dire si mon raisonnement tient debout
|
|
Les infections de l'articulation sacro-iliaque (ou sacro-iliite) peuvent
être dues au staphylocoque doré ou à des bacilles
dits "Gram négatif" (ou BGN), qui sont d'une autre famille
de micro-organismes. Les staphylocoques sont le plus souvent sensibles
à l'antibiotique méticilline (ils sont dits "MétiS").
Il est beaucoup plus rare qu'un staphylocoque d'une autre espèce
que le staphylocoque doré ("staphylocoque blanc" ou Staphylococcus
sp) soit responsable de ces infections.
Le traitement de ces infections fait habituellement appel à l'association
d'antibiotiques que votre femme a reçue (rifampicine et ofloxacine).
Cette association est active dans la plupart des cas sur ces micro-organismes.
Il est difficile de déterminer si l'origine de cette infection
est nosocomiale ou non. La réponse à cette question repose
plus sur le délai d'apparition des signes que du microorganisme
en cause. Une infection est nosocomiale si elle n'était pas en
incubation lors de l'entrée à l'hôpital.
|
page précédente |
|
|
73- Hygiène de l'air (07/09/04)
j'ai été opéré 2 fois à coeur ouvert,
mon sujet est mon système immunologique déficient. pourquoi
n'y a t-il pas une loi qui oblige à désinfecter plus fortement
les locaux et l'air que l'on y respire. Si je vais chez le médecin
il faut que je sois le premier ou je risque fort d'en
repartir avec une autre maladie à soigner. En 97 pour un simple
contrôle chez l'ophtalmo j'en suis reparti le soir même avec
une conjonctivite, une perte de la vue qui a duré plusieurs jours;
depuis j'ai le syndrome sec de l'oeil. je tremble à chaque fois
que je dois aller en consultation à l'hôpital. dernièrement
toujours chez l'ophtalmo le 13 juillet contrôle après l'opération
de la cataracte: le 14 au matin j'ai une tâche volante sur l'oeil
qui n'avait rien. pourquoi les hôpitaux
n'emploient t_ils pas des antiseptiques plus forts. Avant les années
60/70 quand on allait à l'hopital on sentait les désinfectants.
|
|
La désinfection de l'air (autrefois appelée "désinfection
terminale") n'a jamais fait la preuve de son efficacité dans
la prévention des infections nosocomiales. Le traitement de l'air
le plus efficace est la ventilation correcte des locaux. Celle-ci est
très précisément réglementée dans les
hôpitaux.
Les principaux modes de transmission des infections nosocomiales sont
la flore du patient, les mains du personnel ou des visiteurs et les défauts
d'asepsie lors des actes invasifs.
L'odeur de désinfectant qui caractérisait l'odeur des hôpitaux
jusqu'à la fin des années 70 était en général
celle de l'éther. Ce produit est moins efficace que les désinfectants
actuels, hautement inflammable (et donc extrêmement dangereux),
et toxique lorsqu'il est inhalé en quantité abondante. C'est
pourquoi il a pratiquement été abandonné aujourd'hui.
|
page précédente |
|
|
72- Staphylocoque doré et chimiothérapie (05/09/04)
Ma grand mère 75 ans est atteinte d'un cancer de l'utérus
depuis un an. Elle a subi une intervention chirurgicale, elle suit depuis
un an des scéances de chimiothérapie une fois par mois.
Au cours de son hospitalisation soit en mai 2004 elle a eu un ongle incarné
lui provoquant un staphylocoque doré (douleurs, plaie non fermée).
Depuis fin juin elle a quitté l'établissement en ayant un
traitement antibiotique adapté et des soins infirmiers (pansements
tous les 2 jours). Toutefois, depuis quelques jours le pied enfle de façon
importante. Est ce dû au staphylocoque ? Risque t'elle une septicémie
? Le traitement antibiotique sera t'il plus conséquent compte tenu
des scéances de chimio ?
Je m'inquiéte beaucoup.
|
|
Il est difficile de donner un avis médical sur une patiente que
l'on a pas examinée. Il n'est jamais impossible d'exclure l'éventualité
d'une septicémie, face à une infection du pied. Cependant,
le traitement antibiotique adapté permet d'éviter cette
évolution. Une chimiothérapie peut favoriser une baisse
des globules blancs (aplasie). Le risque d'infection est alors plus élevé
mais l'infection reste en général accessible aux antibiotiques.
Si le staphylocoque responsable de l'infection est identifié, la
présence d'une chimiothérapie ne conduit pas à modifier
le traitement antibiotique.
|
page précédente |
|
|
71- Contagion après fibroscopie par trachéostome (05/08/04)
J'ai été laryngectomisé suite à un cancer
des cordes vocales en Mars 1999. Cinq ans après, fin janvier 2004,
je passe des examens de contrôle - fibroscopies du nez et de la
gorge, de la trachée jusqu'au niveau des bronches, et du oesophage
jusqu'à l'estomac. Quatre jours après ma sortie de l'hôpital,
mes sécrétions deviennent marron clair, et fait rare depuis
mon opération, je mouche et les mucosités sont de la même
couleur que les sécrétions. Il s'ensuit une série
de bronchites, soignées par antibiotiques (3 fois 8 jours) et chaque
fois rebronchite. Mon médecin traitant m'ordonne une analyse des
sécrétions et quelques jours après, les résultats
font apparaître le fameux Staphylococcus aureus. Deux autres
séries d'antibiotiques plus un séjour de dix jours en milieu
hospitalier avec perfusions, prise de gélules et de sirop n'ont
rien fait. J'ai toujours respecté une stricte hygiène de
vie et de prévention de risques en me lavant fréquemment
les mains, mais je ne comprends pas, mon médecin me dit que c'est
normal. J'aimerai connaître votre sentiment et surtout me faire
savoir s'il y a risque pour moi-même (le staphylocoque est logé
entre le trachéostome et le haut des bronches) ou pour mes proches.
Dans la journée je porte un nez artificiel (cyranose) et la nuit
un filtre mutivoix. Merci par avance
|
|
Le staphylocoque doré est présent chez environ 30% de la
population. Après une intervention pour un cancer ORL, il peut
coloniser les bronches. Il n'est pas nécessairement responsable
d'une infection. Dans la mesure où votre médecin traitant
est au courant de sa présence, il est prêt à utiliser
les antibiotiques appropriés en cas d'infection. Les prélèvements
déjà effectués permettront en effet de guider ce
traitement antibiotique. Le
risque d'infection n'est pas nul mais il est connu de votre médecin.
Une éventuelle infection pourra donc être prise en charge
rapidement. Enfin, il n'y a pas de risque de contagion pour votre entourage.
|
page précédente |
|
|
70- Plaie ouverte depuis un an (12/08/04)
Suite à la suture de mon tendon d'achille droit et au platre
que j'ai porté 8 semaines sans aucune vérification de mon
chirurgien, j'ai depuis un an une plaie ouverte de 8 cm sur 4 cm (nécrose
cutanée) en regard du dit-tendon.
Des prélèvements réguliers ont révélé
la présence d'un Staphylococcus aureus devant lequel les
services d'infectiologie sont restés impuissants.Depuis un an,
les dermatologues ainsi que les chirurgiens plasticiens n'ont rien pu
faire pour fermer cette plaie qui reste en "cicatrisation dirigée"...sans
le moindre résultat encourageant, même après avoir
essayer tous les protocoles de soins sur le marché.Vu la situation,
toute chirurgie de recouvrement est écartée !
Je n'ai que 32 ans, je ne suis pas diabétique et personne ne comprend
pourquoi cette plaie ne veut pas se fermer ! Peut-être avez vous
une idée ?
|
|
La cicatrisation dirigée d'une perte de substance cutanée
peut prendre plusieurs semaines ou mois. Elle peut être ralentie
par une infection (en particulier à staphylocoque doré).
Comme vous le suggérez, un diabète aurait pu expliquer la
lenteur de la cicatrisation. Le traitement de ces infections fait appel
à des antiseptiques locaux et parfois à des antibiotiques.
Il est difficile de se prononcer sur l'évolution de votre plaie
sans vous avoir examinée et sans connaître l'ensemble de
votre dossier.
|
page précédente |
|
|
69- Staphylococcus capitis et prothèse de hanche (12/08/04)
Je vous prie de bien vouloir m'indiquer si un patient ou une autre
personne qui porte ce type de staphylocoque apparemment très répandu
peut contaminer une prothèse de hanche lors d'une opération
de pose de cette prothèse ? Existe-t-il des règles de précaution
? Est-il possible de déceler puis d'éradiquer ce staphylocoque
avant une intervention chirurgicale ? Quels sont les complications que
cette infection peut poser à terme ?
|
|
Staphylococcus capitis
est un des composants principaux de la flore habituelle de la peau. Il
est présent chez la quasi-totalité de la population.
La contamination d'une prothèse de hanche par ce germe ne serait
possible qu'en l'absence de désinfection de la peau avant l'intervention.
Les précautions consistent à désinfecter la peau
avant l'intervention et à respecter les mesures d'asepsie chirurgicale
lors de l'intervention.
Il est inutile de chercher à détecter ce micro-organisme
avant l'intervention. Il serait illusoire et déraisonnable de chercher
à l'éradiquer.
Il est souvent difficile devant un prélèvement positif à
Staphylococcus capitis d'affirmer la responsabilité de l'infection
à ce germe. Cependant, une telle infection peut exister et nécessiter
un traitement antibiotique prolongé.
|
page précédente |
|
|
68- Portage de staphylocoque doré et chimiothérapie (02/08/04)
Bjr - Mon père suit un traitement par chimio et on vient de
lui detecter le staphylocoque aureus. Il s'agit bien du doré d'après
ce que j'ai compris. IL est traité par antiobio oral. Les médecins
disent que d'apres les antibiogramme il est sensible à pas mal
d antibio et que donc ce n est pas inquietant. Mais moi je m inquiete
beaucoup. Pouvez vous m en dire plus ? Merci
|
|
Comme vous avez déjà pu le voir sur le forum dans les réponses
aux questions simulaires à la votre, environ 30% de la population
est porteuse de staphylocoque doré. Ce portage est le plus souvent
asymptômatique. Il peut parfois conduire à une infection.
Il est alors nécessaire de donner un traitement antibiotique. Dans
le cas que vous décrivez, le staphylocoque semble être sensible
à la plupart des antibiotiques et donc accessible à un traitement.
|
page précédente |
|
|
67- Transmission du staphylocoque doré entre enfants (02/08/04)
Je suis enseignante. Depuis quelques mois (fin février), une
élève de ma classe a développé un staphylocoque
doré au niveau de l'oeil (sur la paupière de l'oeil droit).Cela
la démange... Malgré des traitements prescrits par un dermatologue
sous forme de pommade, rien n'y fait...Elle participe à toutes
les activités de la classe dont la piscine depuis quelques semaines.Ayant
consulté le médecin, celui-ci m'a assuré qu'il n'y
avait pas de risque de contagion... Je suis moi-même porteur (j'ai
déjà une fois développé un staphylocoque au
niveau de la jambe)... je voulais m'assurer qu'il n'y a aucun risque de
contagion pour les autres enfants,... et pour moi-même. Nous nous
lavons régulièrement les mains et ne touchons pas à
la plaie.
|
|
Comme vous avez déjà pu le voir sur le forum dans les réponses
aux questions simulaires à la votre, environ 30% de la population
est porteuse de staphylocoque doré. Si le médecin qui a
examiné votre élève estime qu'elle n'est pas contagieuse,
il nous est difficile d'affirmer le contraire sans l'avoir vue. La transmission
du staphtylocoque doré quand elle existe, s'effectue par contact
direct. Il est peu probable que le staphylocoque se transmette par l'eau
chlorée de la piscine. Le lavage des mains et les précautions
vis à vis du contact avec la plaie sont une excellente mesure de
prévention.
|
page précédente |
|
|
66- Opération pour hernie discale (02/08/04)
Bonjour, opérée d'une hernie discale en décembre
2003, je suis suivie par le rhumatologue, car le chirurgien n'a rien entendre
de mes douleurs,de mes fièvres qui ont suivies l'opération.Le
mot était pourtant tombé: une spondylodicite, mais cela
rester à vérifier !!
Entre temps, j'ai eu plusieurs infections:urinaires,aux yeux, dans la
bouche...et j'en passe!!
Il a fallu attendre 2 mois pour que ma plainte soit entendue.Depuis j'ai
été hospitalisé à plusieurs reprises.Le verdict
est tombé le 15 mai, c'est bien une spondylodicite post-opératoire.Mais
ce qui m'intrigue c'est que la dénomination de cette infection
n'apparaît nulle part sauf sur mon arrêt de travail.Donc est
ce bien une infection nosocomiale?
La vérité m'est-elle cachée de peur d'une procédure?
J'attends votre réponse avec impatience car malgré un traitement
antibiotique:rifadine et tavanic, je souffre toujours, et je désespère
de reprendre mon activité professionnelle.
|
|
Une spondylodiscite est une infection d'une ou plusieurs vertèbres
et des disques inter-vertébraux. L'origine de cette infection peut
être nosocomiale, en particulier si l'infection survient dans le
mois qui suit l'intervention. Certains agents infectieux peuvent être
plus longs à provoquer une infection. Celle-ci peut survenir jusqu'à
un an après
l'intervention s'il y a eu pose de matériel étranger. Cependant,
une spondylodiscite n'est pas systématiquement d'origine nosocomiale.
Le délai entre l'intervention et l'infection, le microorganisme
impliqué permettent notamment de déterminer l'origine de
l'infection.
Le traitement antibiotique de ces infections est long (plusieurs mois)
et peut nécessiter un traitement antalgique si les douleurs persistent.
Enfin, bien qu'il soit difficile de se prononcer sans connaître
la totalité de votre dossier médical, les autres infections
que vous décrivez (urinaire, yeux, bouche) semblent sans rapport
avec votre spondylodiscite.
|
page précédente |
|
|
65- Ablation d'un grain de beauté (06/07/04)
Je dois subir très prochainement à l'hôpital l'ablation
d'un grain de beauté étendu situé dans le dos. Quel
est le risque de contracter une maladie nosocomiale lors de ce type d'intervention?
Merci par avance
|
|
Cette intervention présente un risque minime d'infection nosocomiale.
Pour un patient à faible risque infectieux, les dernières
données nationales montraient un taux d'infection de 0,86% des
opérés subissant une chirurgie des tissus mous et de la
peau (ablation d'un grain de beauté, greffe cutanée, kystes,
suture de plaies...). Ce risque peut varier légèrement selon
l'état général du patient et selon les conditions
opératoires.
|
page précédente |
|
|
64- Hospitalisation et staphylocoque doré (25/05/04)
Ma mère a été hospitalisée il y a un mois
pour des calculs rénaux. Deux semaines plus tard elle a commencé
àavoir des douleurs dans le dos. Le médecin l'a fait hospitaliser
en rhumathologie. Ils ont découvert un staphylocoque doré
entre les vertèbres. Elle va avoir 3 semaines de perf avec antibio
plus 1 semaine de médicaments. J'aimerais savoir si elle a attrapé
cela au cours de sa première hospitalisation ou si on peut attraper
ce microbe n'importe où? Si il est transmissible? Et pour finir
si il disparaît avec ce traitement si il peut réapparaître
dans quelques mois?
|
|
Il est impossible sans avoir vu la totalité du dossier d'affirmer
l'origine de l'infection à staphylocoque dont a été
victime votre mère. En effet, ces infections peuvent survenir aussi
bien à l'hôpital que dans la "communauté"
(en dehors de l'hôpital). Les spondylodiscites (infections des vertèbres
et des disques inter-vertébraux) ne sont pas des infections contagieuses.
Le traitement de plusieurs semaines entraînent la guérison.
Il n'y a pas plus de risque (mais pas moins) de faire une nouvelle infection
que pour le reste
de la population
|
page précédente |
|
|
63- Infection à stréptocoque (24/05/04)
Ayant eu un streptocoque, je me pose des questions sur la façon
dont j'ai pu le contracté. Mon fils s'est fait opéré
en novembre, puis je l'ai conduit pr un examen de contrôle en décembre
et le lendemain, je ne pouvais plus marcher, et une fièvre à
plus de 40°. Conduite aux urgences, on m'annonce un streptocoque,
qui serait rentré par une petite ouverture à mon talon dû
au port d'une nvelle chaussure. Assez mal traitée durant quelques
semaines, opérée d'urgence pour ne pas me faire amputer,
je commence seulement maintenant à m'en sortir.
Les questions me viennent donc. Est-il possible d'avoir contracté
cette bactérie à la suite d'une visite à l'hôpital?
faut il les prévenir?
|
|
Le type d'infection que vous décrivez peut tout à fait survenir
en l'absence de contact avec l'hôpital. Rien ne permet de présumer
que votre infection est liée à la visite que vous avez fait
à l'hôpital. Ce type d'infection, parfois grave et d'évolution
très rapide, peut nécessiter un traitement chirurgical lourd
(ce qui explique votre opération en urgence) en plus des antibiotiques
|
page précédente |
|
|
62- Infection osseuse après ostéotomie tibiale (07/05/04)
J'ai subi en août 2002 une ostéotomie tibiale. Lors de
mon séjour hospitalier qui a duré 3 semaines, j'ai contracté
un Pseudomonas aeruginosa que j'ai traité par la suite avec
5 mois d'antibiotiques par CIP (Fortum 3 fois/jour).
Malgré tout un écoulement au niveau du tibia percisté.On
m'a alors dit que cela devait être dû à un rejet du
matériel de l'ostéotomie. En novembre 2003, je me fais donc
enlever le materiel.
A ce jour, la plaie au niveau du tibia ne coule plus mais il y a un trou,
qui ne cicatrise pas (comme une cavité). Les prélèvements
en laboratoires me disent que je n'ai plus le Pseudomonas.
Que faire et qui consulter ??? car aucun médecin ne sait vers qui
m'orienter.
Et pourquoi cela ne cicatrise pas ???
|
|
Une infection osseuse est susceptible de retarder la cicatrisation. Ces
infections guérissent habituellement sous antibiotiques. Seul votre
chirurgien, après vous avoir examiné peut savoir si l'évolution
de votre cicatrice est normale.
|
page précédente |
|
|
61- Infection à Staph après fracture tibia péronné
(07/05/04)
Un ami a eu une triple facture tibia péroné l'année
dernière et s'est fait opérer deux fois en quinze jours.
On lui a posé un fixateur externe qui l'a fait souffrir pendant
des mois. Il a eu un staphylocoque blanc sur la peau. L'infirmière
lui a enlevé son fixateur sans anesthésie. Mon ami souffre
toujours et cette année il s'est fait ouvrir et le médecin
a du enlever une bonne partie de son os de tibia. Il aurait un staphylocoque
(lequel) dans l'os et doit prendre beaucoup de bristopen par jour. Il
souffre encore beaucoup et a des diarrhées. Pensez-vous qu'il s'agit
bien d'un staphylocoque blanc ou d'un doré ? merci
|
|
Un prélèvement bactériologique a dû être
effectué. Seul cet examen permet de déterminer de quel microorganisme
il s'agit.
|
page précédente |
|
|
60- Septicémie après pose de broches (06/05/04)
Mon beau-frère est actuellement hospitalisé depuis près
de 15 jours pour une septicémie à Staphylococcus aureus
(diagnostiquée dès l'entrée) à point de départ
infection d'une broche posée 15 jours avant cette septicémie.
Il commence juste à "décrocher" sa température
qui plafonnait à près de 40 °depuis ces 14 jours. La
broche a été enlevée et l'abcès évacué
mais non nettoyé.... Il présente depuis le début
de son syndrôme infectieux des douleurs du bas du dos importantes
invalidant complètement la marche et nécessitant une mise
sous morphine. Une IRM a été faite et est en théorie
normale. 14 jours seulement après le début de son hospitalisation
une échographie abdominale et une écho cardiaque ont été
faites....normales elles-aussi.
Pourriez-vous me dire:
1) quels types d'examens supplémentaires pourraient être
réalisés pour diagnostiquer l'origine des douleurs du dos?
Scintigraphie? Scanner? Autres?
2) si cette infection peut être considérée comme infection
nosocomiale (sachant ,de plus , qu'un colibacille a été
retrouvé lors d'une série d'hémocultures répétées
à une semaine d'hospitalisation ).
3) la durée du traitement antibiotiques à prévoir
: actuellement ciflox et pyostacine (arrêt de la gentalline après
72 heures environ en IM)
4) les risques pour son devenir?
|
|
1 - Une scintigraphie osseuse ou un scanner pourraient effectivement aider
à préciser l'origine des douleurs de votre beau-frère.
Il faut savoir cependant que ces examens sont parfois difficiles à
interpréter dans un contexte post-opératoire : les remaniements
au niveau du foyer opératoire ne sont pas toujours faciles à
distinguer d'une infection débutante.
2 - une infection survenant dans les suites proches d'une intervention
chirurgicale avec pose de matériel étranger peut être
considérée comme nosocomiale. Cependant, l'analyse du dossier
et la recherche d'autres causes sont indispensables avant d'affirmer cette
origine.
3 - la durée du traitement antibiotique dépend de la localisation
de l'infection. En cas de localisation osseuse, la durée est de
plusieurs semaines.
4- l'évolution est liée à la localisation de l'infection
(superficielle ou profonde...) et à l'activité des antibiotiques
sur les bactéries isolées.
|
page précédente |
|
|
59- Staphylocoque doré après arthrodèse (27/04/04)
bonjour et d'abord merci de tous ces renseignements, j'ai été
opéré d'une disjonction sacro illiyaque et pubienne avec
pose d'arthrodese, evidemment au bout d'un mois , on m'a enlevé
l'appareillage à cause d'un staph aureus, 2 moi sous oflocet
et pyostacine et la crp redescend à 3, mais courant février
j'expulse apparemment un sequestre osseux , je reprends depuis 1 mois
de la pyostacine, la fistule est refermée, je suis en pleine forme,
pas de fievre , bonne vs et crp , pas de douleurs mais l'on veut me réoperer
pour enlever tous les séquestres osseux et nettoyer , il y a des
signes d'une ostéite ma ou mes questions sont :
- mon staph est hyper sensible aux antibio, le corps humain ne peut il
pas le combattre?
- quels sont les risques de ne pas se faire operer ( ma rétiscence
est que j'ai des chances de ne plus marcher)?
- le staph peut il attaquer rapidement et sans symptomes visibles la colonne?
- y a t il un suivi possible par imagerie pour voir si l'osteite evolue
ou pas?
- et la derniere en 2002 les américains ont testé un vaccin
, qu'en est il?
merci de tout coeur d'avance et encore bravo de vous occuper de nous
|
|
- Les infections à staphylocoque doré nécessitent
le plus souvent un traitement antibiotique. Ce traitement peut être
évité dans certaines situations (par exemple, en cas d'abcès
que l'on peut drainer complètement). En cas d'infection osseuse,
il est très difficile de se passer des
antibiotiques et les défenses immunitaires ne sont pas suffisantes.
Le fait que le staphylocoque soit sensible ou résistant aux antibiotiques
ne modifie pas leur utilité.
- La présence de séquestres osseux diminue la probabilité
de guérison sous antibiotiques. Leur persistance augmente le risque
de rechute. Le risque de ne pas se faire réopérer est donc
celui d'une récidive de l'infection qui nécessiterait plusieurs
semaines supplémentaires d'antibiotiques et
éventuellement une intervention chirurgicale au bout du compte.
- Une infection osseuse vertébrale se manifeste habituellement
par des symptômes (douleur locale, fièvre,...).
- Les radiographies et scanners ne permettent pas de suivre facilement
l'évolution d'une ostéite. D'autres examens comme la scintigraphie
sont plus appropriés.
- Il n'y a actuellement pas de vaccin efficace pour prévenir les
infections à staphylocoque doré.
|
page précédente |
|
|
58- Staphylocoque doré chez une diabétique et transmission
familiale (26/04/04)
Ma grand-mère a contracté un Staphylococcus aureus
résistant à la méticilline, suite à un séjour
à l'hopital. Elle est par ailleurs diabétique. A son entrée
à l'hopital, elle avait une plaie importante au niveau de la jambe
et du pied. Le staffilocoque s'est logé dans la plaie de la jambe.
Rien au niveau du pied. Depuis on l'a amputé de deux orteils (lien
avec son diabète). Le staphylocoque avait disparu de la plaie de
sa jambe d'après les prélévements. Il est aujourd'hui
ressorti dans une nouvelle plaie, suite à une mycose. Affaiblie
et agée, risque-t-elle de mourir a force de ces infections successives.
J'ai lu dans votre forum que la transmission familiale n'était
pas à craindre.
Mais est-ce vrai pour tous les types de staphylocoque et en particulier
celui-ci qui dit-on est le plus "méchant", et sachant
qu'au départ nous ignorions l'infection nosocomiale de ma grand-mère
, certains membres de la famille ont eu des contacts avec elle (embrassades
notamment) et pouvaient présenter à ce moment-là
des lésions cutanées ou de plaies (mains, visage...), peuvent-ils
etre proteurs de ce type de staffilocoque désormais ?
|
|
Les infections à staphylocoque doré sont plus fréquentes
et d'évolution plus compliquée chez les diabétiques.
Chez les patients hospitalisés fréquemment, il s'agit plus
souvent de staphylocoque résistant à la méthicilline.
Ce staphylocoque peut persister après guérison de l'infection.
On parle alors de portage ou colonisation. La transmission familiale est
tout à fait
exceptionnelle et il n'y a pas lieu chez un patient colonisé de
limiter les contacts familiaux et affectueux. Les membres de la famille
qui auraient pu être en contact avec ce staphylocoque doré
s'en débarassent en général spontanément.
|
page précédente |
|
|
57- SARM et bébé hypotrophe (26/04/04)
Bonjour, je viens d'apprendre que mon bébé est porteur
d'un SARM ainsi que d'un streptocoque verdissant après frottis
et je m'inquiète un peu de savoir l'évolution du germe dans
son organisme et s'il s'élimine de lui même.
J'ai été hospitalisée un mois et demi avant ma césarienne
et mon bébé est né a 34 semaines avec 1kg275. Après
avoir demandé un transfert vers un hôpital proche de mon
domicile, les médecins de ce dernier, habitués à
voir arriver des patients porteurs de staphilocoques dorés ont
pratiqué des examens sur mon fils et ont trouvé ces germes.
Il a été placé en isolement d'office. L'isolement
ne me dérange pas, mais son faible poids et son immaturité
me font un peu peur car on entend beaucoup parler de ces fameux germes.
Que dois-je craindre pour lui, et pour ma fille ainée âgée
de 3 ans au niveau contagion ?
|
|
Les streptocoques viridans font partie de la flore buccale habituelle.
Ils ne sont responsables d'infections que dans des circonstances exceptionnelles.
Les SARM peuvent être responsables d'une simple colonisation sans
provoquer d'infection. Si votre fils est porteur d'un SARM sans infection,
il n'y a pas de raison de vous inquiéter. Il n'y a pas a fortiori
pas de problème pour votre fille de 3 ans
|
page précédente |
|
|
56- staphylocoque doré après opération pour scoliose
(07/04/04)
Ma fille a subi une intervention chirurgicale pour scoliose traitée
par Cotrel Dubousset. 15 jours après, est apparue une légère
suppuration sur la cicatrice. Un prélèvement a montré
la présence de staphylocoques dorés.
Elle a été mise sous Augmentin pendant 25 jours. Actuelllement,
la cicatrisation est OK. On me dit que le staphylo est éradiqué
(un 2ème prélèvement ne révèle la présence
d'aucune bactérie). Je ne parviens pas à être totalement
rassurée. Le staphylo ne peut-il être dormant et se réveiller
plus tard?
|
|
Les infections de site opératoire sur matériel étranger
peuvent survenir jusqu'à un an après l'intervention. Il
est difficile sans avoir examiné votre fille de se prononcer sur
son évolution post-opératoire. La présence de staphylocoque
doré peut avoir des significations différentes suivant l'origine
du prélèvement (superficiel, profond). La négativité
d'un prélèvement peut être interprété
différemment, selon le délai qui sépare la fin du
traitement antibiotique et ce prélèvement.
|
page précédente |
|
|
55- Infections nosocomiales urinaires (07/04/04)
j'aimerais connaitre le pourcentage des infections nosocomiales urinaires
par rapport aux autres infections nosocomiales et le nom des germes mis
en cause le plus frequemment
|
|
Lors de la dernière enquête nationale de prévalence
(2001), les infections urinaires représentaient 40% des infections
nosocomiales. Dans les infections urinaires, les germes le plus fréquemment
isolés étaient Escherichia coli, représentant
37 % des microorganismes et Pseudomonas aeruginosa (10%).
|
page précédente |
|
|
54- staphylocoque doré après appendice (30/03/04)
mon fils de 14 ans a été opéré d'urgence
d'une appendice perforeée complètement nécrosée,
puis apres 3 jours il n'arretait pas de vomir. Le point de suture de l'intestin
avait cédé, ils ont donc décidé d'ouvrir a
nouveau [...]. ils ont à nouveau suture l'intestin puis pose une
plaque ainsi qu'un drain. Mais mon fils continuait à vomir, car
il y avait une occlusion de l'intestin, ils ont décidé de
lui poser une sonde gastrique pour sortir le liquide par aspiration pendant
5 jours, ce qui permis de lui aspirer près de 9 l de liquide vert
et noiratre, il a perdu pres de 11 kg en 12 jours!! suite a de nouveau
examen il s'est forme une fistule juste a cote de la suture de l'intestin!les
medecin me disent qu'ils ne peuvent plus intervenir car l'operation remonte
a plus de de 5 jours et que cela se remettra tous seul avec le temps!
3 a 5 semaines!suite a une demande d'analyse de la plaie faite par un
frottis,le resultat bacteriologique indique:germe identifie: coccis a
gram + :assez nombreux.
-nombreuse colonies de STAPHYLOCOQUE DORE.(ATB en cours)est-ce grave?
que veut dire atb en cours,et est ce que mon fils est en danger,pouvez
vous me dire quoi faire? car les medecins ne m'ont rien dit, j'ai fais
une copie du resultat de l'analyse sans qu'is le sachent, dois-je leur
en parler?CELA FAIT MAINTENANT 17 JOURS QU'IL EST HOSPITALISE pour une
appendice sous perfusion et antibiotiques, et il me disent qu'il y en
a au moins pour 15 jours encore, il craque moralement et physiquement.merci
pour votre reponse qui je l'espere m'eclairera dans mes demarches a suivre
|
|
Après une appendicite perforée, les complications (comme
le lachage de sutures) peuvent parfois nécessiter une réintervention
chirurgicale.
La survenue éventuelle d'un syndrome occlusif peut nécessiter
une aspiration gastrique (la reprise chirurgicale n'est parfois pas nécessaire).
En l'absence de plus d'éléments, il est difficile de savoir
si le staphylocoque doré isolé est responsable ou non d'une
infection (et donc s'il justifie ou non un traitement supplémentaire).
"ATB en cours" signifie que l'antibiogramme (sensibilité
du staphylocoque aux différents antibiotiques) est en cours.
Il est difficile sans avoir vu le dossier de votre fils de se prononcer
sur la gravité de son état. Vos chirurgiens sont mieux placés
que nous pour vous informer. Cependant, une hospitalisation prolongée
n'est pas inhabituelle après une appendicite compliquée.
|
page précédente |
|
|
53- Streptococcus constellatus et Streptococcus anginosus
(29/03/04)
est-ce considéré comme infections nosocomiales ? quelles
sont les conséquences ?
|
|
Streptococcus constellatus
et Streptococcus anginosus font partis de la flore habituelle de
la bouche. Ils peuvent parfois être responsables d'infection : endocardite
(infection des valves du coeur), abcès... La définition
d'une infection nosocomiale ne dépend pas du microorganisme en
cause mais de l'endroit où elle a été acquise. Les
conséquences dépendent plus du site anatomique de l'infection
que du microorganisme
|
page précédente |
|
|
52- Staphylocoque doré après une intervention chirurgicale
(16/03/04)
Mon fils de 19 mois a subit une opération simple et aprés
un abcés purifiant,une reopération et un attente de 3 semaines
le verdict est tombé : Staphylocoque doré contracté
lors de la premiere opération par un instrument opération
non stérilisé.
Qu'elle est l'avenir de mon fils avec cette maladie et peut-il en guerir
car il est toujours sous antibiotique depuis trois semaines et les médecins
ne disent rien.
Merci d'avance.
|
|
Le traitement des infections de site opératoire fait appel au drainage
d'un éventuel abcès et parfois à une antibiothérapie.
Ces infections évoluent habituellement favorablement. En l'absence
d'éléments sur la localisation de l'infection et le type
de chirurgie, il est difficile d'être plus précis sur
la durée du traitement et sur l'évolution.
|
page précédente |
|
|
51- Une pancréatite aigue peut-elle être d'origine nosocomiale
? (12/03/04)
Mon papa est décédé voici 3 semaines d' une pancréatite
aigue foudroyante et apparemment inexpliquée par la clinique: ni
d'origine éthylique, ni biliaire(nous n' avons à ce jour
pu récupérer le dossier médical).Or 2 mois auparavant
il a passé 15 jours en soins intensifs(dans la même clinique)
pour un problème coronarien et la pose de 3 stents.Aurait il pu
contracter dans ce service une maladie nosocomiale expliquant sa pancréatite?
Merci pour votre réponse
|
|
Nous sommes désolés du décès de votre père.
Une pancréatite aigüe d'origine nosocomiale est rarissime.
Dans le cas de votre père, la pancréatite pourrait être
d'origine biliaire (cause la plus
fréquente), un très petit calcul aurait pu passer inaperçu.
Une autre hypothèse, compte-tenu de la pathologie cardiovasculaire
qu'il présentait, serait une origine métabolique s'il avait
un taux très élevé de lipides (hyperlipidémie)
dans le sang. En effet, la pancréatite aigüe est une complication
connue des hyperlipidémies.
Il ne s'agit ici que d'hypothèses, il nous apparaît difficile
d'émettre des conclusions sans avoir davantage de renseignements.
Cependant, nous espérons que vous trouverez les réponses
à vos questions.
|
page précédente |
|
|
50- Indemnisation après infection nosocomiale (28/02/04)
J'ai subi 2 ponctions, une opération en ambulatoire (pas de
compte rendu d'opération) et une incision dans une clinique pour
un abcès inguino-pubien. Lorsque je demande au chirurgien ce qu'il
a trouvé lors de mon opération en ambulatoire, il me répond
"je ne sais pas".
J'ai du subir une autre opération dans une autre clinique toujours
pour le même abcès. le compte rendu d'oération m'a
montré la présence d'un staphylocoque coagulase négatif.
Après 15 jours de soins infirmier, j'ai effectué un prélèvement
qui a démontré que j'avais un staphylocoque doré.
je suis actuellement un traitement antibiotique pendant 12 jours. Le compte
rendu de ma deuxième opération dans la seconde clinique
indique : Infection nocosomiale : NON
Pourtant je suis persuadée que j'ai été infectée
par cette première clinique. Comment puis je prouver la responsabilité
de cette première clinique de mon infection? Merci de votre réponse
car je souhaite être dédommagée de tout l'argent que
je dépense ainsi que de ma perte de salaire (en arrêt de
travail depuis 2 mois.
|
|
Ce forum est destiné à informer les usagers sur les infections
nosocomiales.
Pour les indemnisations, vous devez contacter l'ONIAM (Office National
d'Indemnisation des Accidents Médicaux, des Affections Iatrogènes
et des Infections Nosocomiales) :
n° vert 0 800 779 887
|
page précédente |
|
|
49- Guérison d'une infection sur prothèse de hanche à
staph doré (25/02/04)
mon père s'est fait poser une prothèse à la hanche
il y a presque 3 semaines.après une semaine et demi d'hospitalisation,
il est rentré a la maison mais à la fin de sa première
semaine chez nous, sa plaie a commencé à suppurer, nécessitant
l'intervention d'une infirmière chaque jour et le changement du
pansement plusieurs fois par jour.après quelques jours sans amélioration,nous
sommes allés consulter le chirurgien qui l'a opéré
et depuis mon père est de nouveau hospitalisé car il a un
staphylocoque doré. Le traitement sera-t-il long? y-a-t-il des
risques pour sa santé? La guérison de sa hanche sera-t-elle
beaucoup retardée? comment pouvons nous prouver que c'est à
l'hopital qu'il a attrapé cette bactérie? merci.
|
|
Une infection du site opératoire survient au cours du 1er mois
après 2,5% des interventions pour pose de prothèse de hanche.
Le traitement peut faire appel à une antibiothérapie prolongée
(plusieurs semaines) et à une réintervention chirurgicale
(il peut être nécessaire de changer la prothèse).
|
page précédente |
|
|
48- Abcès à staphylocoque chez un hémodialysé
(25/02/04)
Peut-on trouver chez un hémodialysé un abcès
'spontané' dans la région deltoido tricipitale postéro
externe avec des prolongements irréguliers vers la partie plus
postérieure et vers le coude?
Trois interventions chirurgicales seront nécessaires : évacuation
d"une importante collection séro hématique s'étendant
quasiment sur toute la hauteur du bras gauche; 15 jours plus tard récidive
de collection, évacuation de celle-ci et de quelques fongocités;
15 jours plus tard récidive d'une importante collection séro
hématique dans les suites de 2 interventions pour abcès
de la loge postèrieure du bras.
Le prélèvement effectué après la première
intervention montre une infection aux staphylocoques dorés Méti-R.
Je voudrais savoir si ce genre d'abcès avec staphylocoque dorés
Méti-R peut avoir une origine spontanée. Mon médecin
m'affirme que non. J'aimerais votre avis.
|
|
Le portage de Staphylococcus aureus résistant à la
méticilline (ou SARM) est relativement fréquent chez les
patients qui fréquentent régulièrement les hôpitaux
ou les structures de soins (comme les hémodialysés). Il
peut s'agir d'un simple portage (sans symptôme) ou d'une infection
(par exemple un abcès). Cette infection peut être spontanée
ou provoquée par un geste ou un examen invasif.
Les SARM sont plus fréquemment contractés à l'hôpital
mais il peut arriver qu'ils soient contractés en dehors. Ces souches
de SARM contractées en dehors de l'hôpital sont très
rares mais suffisamment virulentes pour provoquer spontanément
un abcès semblable aux lésions que vous décrivez.
L'injection d'un vaccin semble peu probable comme cause de l'abcès
: la préparation du vaccin est suffisamment rigoureuse pour écarter
la contamination du flacon, la désinfection de la peau avant l'injection
permet d'écarter le risque d'inoculer le SARM
|
page précédente |
|
|
47- Symptômes d'une infection nosocomiale et examens (23/02/04)
Quelles sont les symptômes principaux d'une maladie nosocomiale
? Quels sont les examens à faire pour savoir si l'on est en présence
d'une maladie nosocomiale, quels types et quels conseils pouvez vous donnez
? merci
|
|
Une infection est dite nosocomiale si elle apparaît plus de 48 heures
après votre admission dans un établissement de santé.
Si l'infection apparaît moins de 48h après l'admission, on
en déduit que l'infection était en incubation avant votre
arrivée, et qu'elle n'a donc pas été contractée
dans l'établissement de soins. L'infection n'est pas nosocomiale.
Les symptômes d'une infection nosocomiale ne dépendent pas
du caractère nosocomial mais du site anatomique infecté.
Une infection X aura les mêmes symptômes qu'elle soit nosocomiale
ou non. Il en est de même des examens à effectuer. Nous vous
conseillons de consulter notre page détaillant les infections par
site :
http://www.ccr.jussieu.fr/cclin/Usagers/infect/InfectDream.htm
|
page précédente |
|
|
46- Traitement du staphylocoque doré (23/02/04)
Mon fils est porteur d'un staphylocoque doré multirésistant
aux antibio probablement récupéré lors d'une intervention
chirurgicale pour supprimer une fistule dans le conduit auditif. L'opération
n'est pas satisfaisante car le bouton en bout de la fistule est déjà
revenu plusieurs fois, et malgré un traitement de 3 semaines à
la psyostacine et des soins locaux dont rincage et pansement humides au
dakin, le germe est toujours là. Avez une idée pour desinfecter
mon fils ?
|
|
On estime à 30% la proportion de personnes porteuses habituelles
de staphylocoque doré. Ce portage est principalement situé
au niveau de la peau et du nez. Après un séjour à
l'hôpital, un staphylocoque résistant aux antibiotiques est
plus fréquent. Une infection après intervention
chirurgicale peut survenir chez les patients porteurs de ce staphylocoque.
Le traitement fait appel à des soins locaux (drainage, rinçage)
et éventuellement à des antibiotiques. Ce traitement peut
être prolongé. Le portage de staphylocoque résistant
peut persister malgré la guérison de l'infection, sans que
le risque de récidive soit supérieur à celui de la
population générale
|
page précédente |
|
|
45- Transmission du staphylocoque doré à un nourisson (23/02/04)
Ma mère est hospitaliséé depuis plusieurs mois
suite à un grave accident de la circulation. Nous venons d'apprendre
qu'elle est porteuse d'un staphylocoque doré . Nous aimerions lui
présenter enfin son petit-fils agé de cinq mois. Y a-t-il
un risque de transmission en cas de contact?
|
|
Nous avons répondu à une question similaire sur ce forum.
Vous trouverez la réponse ("Transmission familiale du staphylocoque
doré (04/02/2004)") à l'adresse :
http://www.cclinparisnord.org/Usagers/forum/forumAcc.htm
|
page précédente |
|
|
44- Staphylocoque doré chez personnes fragiles (17/02/04)
Ma grand-mère agée de 82 ans a une santé très
précaire. Elle a été hospitalisée à
l'automne pendant plusieurs semaines pendant lesquelles elle a été
traitées par antibiotiques pour "infections des diverticules".
Depuis son retour chez elle elle développe toute sorte de mycoses.
Depuis quelques
jours, la présence d'un staphylocoque doré multi résistant
a été détecté dans une petite plaie de son
pied. Elle est actuellement hospitalisée et en isolement. Elle
subit des bains de pieds quotidien et est traité. Toutefois, cette
appellation "multi-résistante" est angoissante et m'amène
à vous demander si l'issue de cette contamination peut être
grave étant donné la fragilité de ma grand-mère.
Actuellement, parvient-on à vaincre correctement ce genre de bactéries?
|
|
Vous trouverez de nombreuses informations sur les bactéries multirésistantes
à l'adresse suivante : http://www.cclinparisnord.org/Usagers/infect/germes/DepliantBMR.pdf
On estime à 30% la proportion de personnes porteuses habituelles
de staphylocoque doré. Ce portage est principalement situé
au niveau de la peau et du nez. Après un séjour à
l'hôpital, un staphylocoque résistant aux antibiotiques est
plus fréquent.
Les problèmes posés par cette résistance sont le
traitement en cas d'infection et la transmission de ce staphylocoque aux
autres patients hospitalisés.
Il est parfois difficile d'affirmer si le staphylocoque isolé est
responsable d'une infection (et nécessite donc un traitement) ou
d'une simple "colonisation" ne nécessitant aucun traitement.
Les signes en faveur d'une infection peuvent être la fièvre,
une douleur lors de la palpation, une rougeur, un écoulement anormal.
Le traitement (en cas d'infection) fait appel à des soins locaux
et éventuellement à des antibiotiques.
Le portage de staphylocoque résistant peut persister malgré
la guérison de l'infection, sans que le risque de récidive
soit supérieur à celui de la population générale
|
page précédente |
|
|
43- Staphylocoque doré après intervention sur hallux valgus
(05/02/04)
mon épouse a subi une intervention afin d'éliminer un
hallux valgus le 26 11 2003, avec pose de trois broches. Lors de son premier
pansement on a constaté un petit point blanc au niveau de sa cheville.
Celui-ci s'est aggrandi et a créé une nécrose, puis
une plaie seche. Cela lui occasionnait des douleurs mais confondues aux
séquelles de l'opération, il était difficile de la
localiser. La plaie s'est encore amplifiée, un 1er prélèvement
n'a rien décelé, et la douleur s'est amplifiée la
nuit sans sommeil (ma femme étant porteuse d'un greffon rénal,
on ne peut lui administrer n'importe qu'elle médication) bref très
vives douleurs. Hier suite àun second prélèvement,
on a constaté la présence de nombreux staphylocoques dorés.
Elle a commencé àprendre des antibiotiques hier soir! mais
la douleur persiste, j'ajouterais qu'elle porte également un léger
diabète. Merci de m'éclairer sur cette douleur très
vive et peut être sur l'évolution de ce mal en admettant
que les antibiotiques soient efficaces. merci.
|
|
Le risque d'infection post-opératoire en chirurgie orthopédique
est en général inférieur à 1%. Ce risque est
cependant plus élevé lorsqu'il existe des maladies associées
comme un diabète ou un antécédent de transplantation
rénale.
Le prélèvement microbiologique permet de tester la sensibilité
du staphylocoque aux antibiotiques et de guider le traitement. Celui-ci
peut durer plusieurs semaines et la douleur peut persister au début
du traitement.
|
page précédente |
|
|
42- Transmission familiale du staphylocoque doré (04/02/04)
Le mari de ma fille de 11 mois vient d'être opéré
de la hanche et nous venons d'apprendre qu'il a été contaminé
par un staphylocoque doré lors de l'opération.
La souche en question ne semble pas résistante aux antibiotiques,
il est donc en cours de traitement à l'hopital. Son retour à
domicile est prévu dans 15 jours. Ma fille risque-t-elle d'être
contaminée à son retour? Quels sont les risques pour elle?
Quelles précautions prendre (si on doit en prendre)?
|
|
Les infections du "site opératoire" ne sont pas contagieuses
pour l'entourage des patients opérés. En cas d'infection
à germe résistant, il peut y avoir une transmission de patient
à patient par l'intermédiaire des mains du personnel soignant
au cours de l'hospitalisation. En dehors de ces cas particuliers, il n'y
a pas de précautions particulières à prendre pour
l'entourage.
|
page précédente |
|
|
41- Escherichia coli (03/02/04)
Combien de temps après sa naissance, un bébé
peut déclarer une infection (urinaire-voie haute) lorsque sa maman
est colonisée par l'escherichia coli à l'accouchement?
|
|
La présence d'une infection urinaire chez un nouveau né
(ou un nourisson) ne dépend pas de la colonisation de sa mère
(pour mémoire, E. coli est un hôte habituel du tube digestif).
Il n'existe pas d'âge permettant d'exclure la survenue d'une telle
infection.
|
page précédente |
|
|
40- Plaque après incision d'un abcès (27/01/04)
Il y a un mois, la jambe de mon mari a été incisée
suite à un abcès dû au staphylocoque.
Depuis, nous avons constaté une plaque ressemblant à un
point dur (qui est très douloureuse au toucher) autour de l'abcès.
Nous pensons que l'abcès a été enlevé mais
cette plaque persiste.
D'après nos médecins, elle va se résorber d'elle-même.
Nous vous remercions de bien vouloir essayer de nous éclairer sur
la présence de cette plaque si douloureuse.
|
|
Il est difficile de donner un avis sur un abcès que l'on a ni vu
ni palpé. Le caractère nosocomial dépend du contexte
dans lequel l'abcès est survenu. Cependant, on peut dire que les
abcès sont habituellement entourés d'une coque fibreuse
qui peut persister après l'incision et le drainage de
l'abcès. Cette coque donne un aspect induré à la
palpation. Les signes en faveur de la persistance d'une infection sont
la rougeur, la douleur, l'augmentation de la chaleur locale et la persistance
d'une tuméfaction.
|
page précédente |
|
|
39- Staphylococcus capitis (10/01/04)
qu'est ce que c'est, quel est le mode de transmission, quelles en
sont les conséquences sur une femme enceinte, comment le soigne-t-on
?
|
|
Staphylococcus capitis
fait partie des nombreuses espèces de staphylocoques dits "blancs"
ou encore "à coagulase négative". Ces bactéries
sont une des composantes principales de la flore habituelle de la peau.
Il est tout à fait normal de les retrouver sur un prélèvement
cutané (peau saine ou plaie). Elles sont exceptionnellement responsables
d'infection et ne nécessitent donc pas de traitement antibiotique.
|
page précédente |
|
|
38- Infection du gros orteil par le staphylocoque doré (05/01/04)
J'ai 26 ans et en me coupant les ongles, je me suis blessée
au gros orteil. Celui-ci s'est infecté et malgré des soins
quotidiens répétitifs (3 à 4x par jour) l'infection
persiste. Après 1 mois de calvaire, je me suis rendue chez un dermato
qui a effectué un frottis pour identifier le germe de l'infection.
Le résultat du frottis révèle un staphylocoque doré.
On m'a de nouveau changé mes antibiotiques (ça fait maintenant
1 mois et demi que je traine ça) et ça a l'air de bien évoluer.
Toutefois, un parent m'a dit que cette bactérie n'était
jamais réellement tuée mais seulement endormie et qu'il
fallait toujours faire attention surtout si l'on doit subir une intervention
chirurgicale... Qu'en est-il exactement? Pouuriez-vous également
m'indiquer où je pourrais trouver d'avantage d'informations sans
trop de jargon médical?
|
|
Environ 30% de la population est porteur (de façon habituelle ou
transitoire) de staphylocoque doré. C'est à dire que parmi
les très nombreuses bactéries qui vivent sur le corps de
chacun on trouve chez ces personnes-là, du staphylocoque doré.
Ce dernier peut "profiter" de lésions
cutanées pour provoquer une infection. Le traitement de ces infections
repose sur des soins locaux et parfois des antibiotiques. Le traitement
guérit l'infection mais ne débarasse pas du "portage"
de ce staphylocoque doré (qui peut rester présent comme
il l'était avant l'infection).
En cas d'intervention chirurgicale, il n'est actuellement pas prouvé
qu'il soit nécessaire de donner des antibiotiques supplémentaires
pour prévenir le risque d'infection (du site opératoire).
La prévention de ces infections fait appel à une hygiène
locale préopératoire systématique (toilette antiseptique
et dépilation si nécessaire) chez tous les opérés,
suivie des mesures d'asepsie pendant l'intervention.
|
page précédente |
|
|
37- Evolution d'une infection par staphylocoque doré (05/01/04)
Suite à une fracture tibia-péroné avec syndrome des
loges je me retrouve au bout de 3 mois avec une plaie sur laquelle un
prélèvement a révélé la présence
de staphylocoques doré, les soins pratiqués : antibiotiques
+ nettoyage plaie, ne laissent pas apparaitre une bonne évolution,
au contraire la plaie à tendance à s'agrandir. Quels sont
les risques dans le cas d'une progression et notamment en ce qui concerne
le matériel posé dans le tibia (clou + vis) ?
Je n'arrive pas à avoir de réponse concrète de la
part des médecins, leur seule certitude est que ce staphylocoque
doré ne provient pas du milieu hospitalier. Comment peuvent ils
en être si sûr (ils sont très insistant sur ce point).
|
|
Il est possible de retrouver du staphylocoque doré sur un prélèvement
de peau (30% de la population en est porteur). Si ce prélèvement
est un prélèvement profond (à l'intérieur
de la plaie), on peut craindre une infection par ce germe et proposer
un traitement par soins locaux et
antibiotiques. L'évolution défavorable d'une plaie peut
être liée à une infection mais aussi au syndrome des
loges. Le risque d'infection du matériel étranger (clous,
vis, ...) par le staphylocoque doré, existe mais est prévenu
par le traitement antibiotique.
La sensibilité du staphylocoque aux antibiotiques d'une part, et
le délai de survenue de l'infection d'autre part, permettent d'estimer
le caractère "hospitalier" (nosocomial) de l'infection.
Il est cependant parfois difficile de faire la part d'une infection acquise
à l'hôpital et en dehors de l'hôpital.
|
page précédente |
|
|
36-
Les différentes souches de staphylocoques (18/12/03)
Mon mari a un staphylocoque non résistant à l'intérieur
d'une plaie (apparemment le staphylococcus capsis ou capisis). Pourriez-vous
me transmettre une adresse où je puisse me renseigner sur toutes
les souches existantes de staphylocoques (dorés ou non) car l'hôpital
ne lui a pas fourni les résultats de ses analyses.
|
|
Staphylococcus capitis fait partie des nombreuses espèces de staphylocoques
dits "blancs" ou encore "à coagulase négative".
Ces bactéries sont une des composantes principales de la flore
habituelle de la peau. Il est tout à fait normal de les retrouver
sur un prélèvement cutané (peau saine ou plaie).
Elles sont exceptionnellement responsables d'infection et ne nécessitent
donc pas de traitement antibiotique. Vous pourrez trouver la liste de
toutes les espèces identifiées de staphylocoques à
l'adresse suivante : http://www.dsmz.de/species/gn302125.htm
On ne fait habituellement pas de différence pratique entre les
différentes espèces de staphylocoques blancs, c'est probablement
la raison pour laquelle vous n'avez pas eu de document écrit précisant
le nom du staphylocoque isolé sur la plaie de votre mari.
|
page précédente |
|
|
35-
Staphylocoque doré dans une plaie ouverte (18/12/03)
Suite à une rupture totale du tendon d'achille, une amie à
moi a été plâtrée 6 semaines à l'issue
desquelles on s'est aperçu que la plaie s'était nécrosée
et infectée (aucun signe: ni douleur, ni fièvre). Son tendon
était à vif, sans protection. Depuis deux mois, on tente
une cicatrisation dirigée. Or, elle vient d'apprendre la présence
d'un staphylocoque doré dans la plaie (l'équipe médicale
est au courant depuis deux semaines à la suite d'un prélèvement
mais on ne sait pas depuis combien de temps elle l'a). Existe-t'il plusieurs
sortes de staphylocoques?
Comment sait-on si celui qu'elle a est résistant ou non aux antiobiotiques?
(on ne lui a pas parlé d'antibiogramme).
Cette amie est diabétique et a du cholestérol. Cela est-il
susceptible d'amoindrir ses chances de s'en débarrasser?
|
|
En pratique médicale, on distingue Staphylococcus aureus
(ou staphylocoque doré) des staphylocoques "blancs" (ou
"à coagulase négative"). Staphylococcus aureus
est présent chez environ 30% de la population (de façon
habituelle ou transitoire). Il peut être sensible aux antibiotiques
ou parfois plus résistant. Il persiste plus longtemps chez les
personnes qui l'hébergent quand ceux-ci ont des lésions
cutanées (comme une plaie chirurgicale). Il peut être responsable
d'infections. Le risque d'infections est plus élevé chez
certaines personnes, et notamment chez les diabétiques.
Il n'existe pas d'autres moyens que l'antibiogramme pour connaître
sa sensibilité ou sa résistance aux antibiotiques.
|
page précédente |
|
|
34-
Transmission du staphylocoque doré à son voisin de chambre
(05/12/03)
Mon mari a subi une double ostéotomie (fémur et tibia)
réaxiale le 22 octobre 2003, dernière opération d'une
longue liste depuis un accident domestique qui lui avait sectionné
le genou à l'age de 8 ans.Il vient donc de se faire poser deux
plaques au niveau fémur et tibia (sous le genou). L'opération
en elle-même était satisfaisante si j'omets de vous parler
d'un suivi post opératoire déplorable. De retour à
la maison, il développe un 1er escarre sur la cicatrice du genou.
Celui-ci est bien soigné par l'infirmier à domicile et se
résorbe. Puis une semaine plus tard apparaît un 2ème
escarre plus profond qui laisse aujourd'hui apparaître la plaque
du tibia. A nouveau hospitalisation pour opération prévue
aujourd'hui. Le premier prélèvement sur l'escarre [...]
est négatif. Les résultats du deuxième sont attendus.
Il a donc une plaie ouverte, plaque et os apparents.
Par contre, depuis son entrée à l'hopital le 3/12, son voisin
de chambre lui confie qu'il a un staphylocoque doré depuis 30 ans.
Y-a-t'il des risques pour mon mari car le personnel soignant tente de
rassurer la famille en affirmant que ce malade n'a pas de plaie ouverte,
que son cas n'est pas avéré, et surtout qu'ils n'ont pas
d'autre chambre disponible!
A partir du moment où un patient affirme qu'il a un staph. doré,
le sevice ne doit-il pas prendre des mesures. N'est-ce pas multiplier
les risques de contracter une infection en partageant la même chambre
que ce patient ?
Comment obliger le personnel soignant à nous informer sur l'état
réel de santé du patient qui se dit infecté. Devant
les demandes pressantes de ma part et de ma belle-mère, mon mari
a obtenu une chambre seule à la sortie du bloc, mais il veut continuer
à cotoyer ce patient pour qui il s'est lié d'amitié.
est-ce raisonnable dans son état ? Pouvez-vous me dire ce que peut
exactement provoquer un staph. doré dans le cas d'une plaie ouverte.
|
|
- On admet qu'environ 30% de la population est colonisée par le
staphyloque doré. Seule une minorité d'entre eux développe
une infection. Le risque d'infection est plus élevé en cas
de plaie ouverte. En dehors de ces cas, seuls les staphylocoques dorés
résistants aux antibiotiques (dits "SARM") nécessitent
une surveillance de la transmission dans les hôpitaux. La transmission
du staphylocoque doré (et particulièrement du SARM) de patient
à patient se fait habituellement via les mains du personnel quand
l'hygiène des mains n'est pas suffisamment rigoureuse. Ce risque
est en général bien connu des équipes hospitalières
et c'est la raison pour laquelle les infirmières et médecins
se lavent les mains entre 2 soins. Ce lavage des mains est de plus en
plus souvent remplacé par une friction avec une solution hydro-alcoolique.
Celle-ci est plus efficace sur les bactéries que le lavage des
mains et plus commode dans un contexte de soins. L'isolement en chambre
seule des malades porteurs de SARM (afin d'éviter la dissémination
à d'autres patients) est théoriquement recommandé
mais n'est pas toujours possible dans le contexte hospitalier actuel.
Les mesures d'hygiène des mains, lorsqu'elles sont respectées
sont suffisantes.
- Le personnel soignant est tenu au secret professionnel et est passible
de sanctions pénales s'il divulgue des informations médicales
sur un patient à la famille de son voisin de chambre.
- Les relations amicales ne sont pas un mode de transmission du staphylocoque
doré. Il est cependant préférable que la plaie ouverte
soit couverte. Le staphylocoque doré peut éventuellement
être responsable d'une infection osseuse (ostéite) nécessitant
un traitement antibiotique de plusieurs
semaines.
Le fait que le voisin de votre mari soit porteur d'un staphylocoque doré
ne signifie donc pas nécessairement que votre mari deviendra porteur
ni qu'il développera une infection.
|
page précédente |
|
|
33-
Abcès au sein avec un staphylocoque doré (24/11/03)
Il y a 1 mois 1/2, je me suis apercue que j'avais une boule au niveau
de la poitrine, j'ai donc arrêté l'allaitement car c'était
suite à un engorgement. J'ai donc été mise sous antibiotique
(Augmentin) qui a été inefficace. Je suis partie voir mon
gynécologue qui a ponctionné dans la grosseur et l'a fait
analyser. Depuis je suis sous Lincocine car j'ai attrapé un Staphylococcus
aureus. Je suis encore sous traitement (2 fois 10 jours) la grosseur
a diminué de moitié mais je voudrais savoir ce que je peux
faire en plus de mon traitement afin d'éviter l'opération.
Merci
|
|
Votre abcès ne semble pas, d'après les éléments
que vous nous fournissez, être d'origine nosocomiale (c'est-à-dire
contractée à l'hôpital). Le traitement d'un abcès
collecté à Staphylococcus aureus est généralement
l'incision et le drainage de l'abcès. Le traitement antibiotique
(adapté à la bactérie isolée de l'abcès)
peut parfois être prescrit en complément mais n'est le plus
souvent pas suffisant pour traiter ces suppurations.
|
page précédente |
|
|
32-
Recherche sur le staphylocoque doré (24/11/03)
Pourriez-vous me renseigner sur l'avancement des recherches sur les
nouveaux antibiotiques , qui seront efficaces contre les germes du staphylocoque
doré. Y a t'il un site pour informer le public des différentes
voies d'exploration et de leurs avancements ?
|
|
Le dernier antibiotique antistaphylococcique est le Linézolide
commercialisé sous le nom "Zyvoxid". Cet antibiotique
n'est disponible que sur prescription médicale et est à
réserver qu'à certaines situations (en particulier de résistance
aux autres molécules disponibles). Vous pouvez consulter le site
du centre national de référence des toxémies à
staphylocoques (http://dm3.univ-lyon1.fr/staph/txtstaph.htm)
ou le centre national de référence des staphylocoques à
l'Institut Pasteur de Paris (http://www.pasteur.fr/recherche/RAR/RAR2002/Staphylo.html).
Ou encore, la base de données américaine Pubmed (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez)
qui référence tous les articles publiés dans les
revues scientifiques mais destinée aux professionnels.
|
page précédente |
|
|
31-
Staphylocoque doré après voyage au Sénégal
(17/11/03)
Ma fille de 20 ans est revenue d'un stage au Sénégal
avec des piqûres de moustique qui s'étaient transformées
en plaies suite à une attaque de staphylocoques dorés. Soignée
en France, on lui a donné un antibiotique pendant 3 (ou 4 ?) semaines,
mais elle a dû arrêter son traitement 4 jours avant la fin
car elle ne le supportait plus (sur conseil d'un médecin généraliste).
Ayant repris ces études entre temps, elle n'a plus consulté
de médecin. Que nous conseillez vous de faire pour savoir si lattaque
du staphylocoque est enrayée ? A quelle spécialité
de médecine doit-on sadresser ?
|
|
La surinfection à staphylocoque doré de lésions de
piqûres de moustique n'est pas une infection nosocomiale. Le traitement
fait appel à des soins antiseptiques locaux (plus rarement à
une antibiothérapie générale). En l'absence de nouveaux
signes visibles, il n'y a pas lieu de s'inquiéter.
|
page précédente |
|
|
30-
Staphylocoque doré, allergie et homéopathie (12/11/03)
2 pb : 1) une infection par voie orale de staphylocoques dorés
(+ de 3 ans...)
2) mon amie semble allergique aux antibiotiques (3 Familles testées
: 3 réactions cutanée + pb respiratoires),
alors svp :
- existe t il une possibilité de "tester" les autres
familles d'antibiotique ?
- existe t il des traitements homéopathiques contre des staphylocoques
dorés indiquant une faible resistance aux antibiotiques ? Merci
d'avance
|
|
Le moyen le plus approprié pour diagnostiquer une allergie à
un antibiotique est d'administrer cet antibiotique (quand il existe une
indication médicale) sous surveillance étroite. En cas d'apparition
de signes d'allergie, on arrête immédiatement cet antibiotique.
Les autres examens (tests cutanés ou autres examens biologiques)
ne sont pas assez fiables pour affirmer ou infirmer une allergie médicamenteuse.
L'homéopathie ne provoque habituellement pas de réaction
allergique mais est totalement inactive sur les infections à staphylocoque
doré.
|
page précédente |
|
|
29-
E. coli (12/11/03)
Je voudrais ensavoir plus sur le microbe COLI, les maladies qu'il
produit et les conséquences sur la santé des bébés.Merci
|
|
Escherichia coli (Colibacille)
est une bactérie du tube digestif dont il est un des principaux
habitants. Il est donc présent chez tout le monde (dès les
heures qui suivent la naissance) et n'est que rarement responsable d'infections.
Il est une des premières causes d'infections urinaires et des infections
intra-abdominales (péritonite...) en cas de perforation digestive.
Il est sensible à la plupart des antibiotiques.
|
page précédente |
|
|
28-
Informations sur le bacille pyocyanique (12/11/03)
Je n'ai pas très bien compris les explications concernant le
bacille pyocyanique. J'aurais besoin d'explications plus amples et d'une
description rigoureuse. Je voudrais savoir plus exactement ou il s'installe
et de quoi il s'agit. Quel serait le risque pour un bébé
de 7 - 9 mois infecté par ce bacille? Merci beaucoup
|
|
Pseudomonas aeruginosa
(bacille pyocyanique) est un bacille Gram-négatif, qui ne fait
pas partie de la famille des Entérobactéries. Très
répandu dans la nature et partculièrement dans les milieux
hydriques, il peut aussi cohabiter dans le tube digestif de l'homme ou
d'autres animaux sans causer de maladies. Sa croissance peut être
favorisée (au dépend des autres bactéries du tube
digestif) par des prises répétées d'antibiotiques.
Il est particulièrement virulent chez les sujets immunodéprimés
et fragilisés. A l'hôpital, il peut être transmis par
l'eau, les mains, du matériel mal désinfecté (endoscope,
humidificateur,
). Il n'est responsable en général,
d'infections que chez ces sujets fragiles ou immunodéprimés.
Il n'est pas capable habituellement d'infecter une personne en bonne santé
(y compris un nourrisson). Ces infections sont particulièrement
graves en l'absence de traitement antibiotique précoce et adapté.
Pour d'autres informations,
consulter notre page sur Pseudomonas aeruginosa :
http://www.cclinparinord.org/Usagers/infect/germes/Paeru.htm
|
page précédente |
|
|
27- Pseudomonas aeruginosa et analyse d'urine (07/11/03)
Prenons le cas d'un patient ayant un cancer de la prostate. Il rentre
en clinique avec des analyses d'urines sans germes, il se fait enlever
totalement la prostate, il a une sonde urinaire à la suite de l'intervention
et pendant 18 jours. Son analyse d'urine est sans Pseudomonas aeruginosa
à la sortie de l'hôpital.Un mois et demi après, son
analyse d'urine révèle la présence de Pseudomonas
aeruginosa et de staphylocoque doré. Est-ce-que cela peut-être
une infection nosocomiale? Si non quelle peut être l'origine de
ces germes? Que faire s'ils deviennent résistants à tous
les antibiotiques? Retentissements sur la santé? Comment prouver
les infections nosocomiales?
|
|
Sur un patient porteur d'une sonde urinaire à demeure, et notamment
après une chirurgie vésico-prostatique radicale, il n'est
pas rare de retrouver des bactéries dans les urines. Le caractère
nosocomial d'une telle bactériurie est difficile à affirmer.
Pseudomonas aeruginosa et Staphylococcus aureus sont des
bactéries qui peuvent coloniser les patients hospitalisés
(surtout s'ils reçoivent des antibiotiques). Les colonisations
urinaires (présence de bactéries dans les urines sans symptôme)
surtout chez un patient sondé ne justifient pas généralement
de traitement antibiotique. Le risque d'un traitement antibiotique dans
ce contexte est de favoriser l'émergence de résistance aux
antibiotiques. Seule la survenue d'une infection (fièvre ou autres
signes infectieux) justifie la mise en route d'un traitement antibiotique.
Le suivi régulier de ces patients permet de détecter et
de traiter une éventuelle infection.
|
page précédente |
|
|
26- Proteus mirabilis (07/11/03)
j'ai moi-même contracté je ne sais comment cette bactérie
dans une cicatrice chéloidale sur mon thorax, je prends régulièrement
des antibiotiques sensibles à cette bactérie mais je n'arrive
pas à m'en défaire malgré cela. Je vais aux urgences
une fois par mois vider le pus c'est infernal ! en plus de cela ma cicatrice
reste active et continue à grossir, elle a actuellement 20/10 cm
! aidez moi j'ai déjà éffectué 2 x fois une
chirurgie plastique et rayons mais à chaque fois, elle est de retour
et s'infecte de + en +.
|
|
Après une intervention chirurgicale, il peut arriver que la cicatrice
prenne un aspect chéloïde (c.a.d. une hypertrophie des tissus
cicatriciels). Ces chéloïdes peuvent se surinfecter. Il est
parfois difficile d'affirmer la responsabilité dans l'infection,
des bactéries isolées du pus de la cicatrice. Le traitement
fait appel à des antibiotiques adaptés (actifs sur la bactérie
jugée responsable de l'infection) et à un drainage chirurgical
en cas de collection purulente. La disparition des récidives infectieuses
passe par le traitement de la chéloïde. Celui-ci est à
discuter avec un chirurgien.
|
page précédente |
|
|
25- Hormones et Creutzfeldt-Jakob (06/11/03)
Suite à une prise de traitement par gonadotrophine chorionique
urinaire, je me pose la question: peut-on attraper la maladie de creutzfeldt-jacob
par les hormones urinaires? si oui, quel est le pourcentage de risque?
merci d'avance.
|
|
Les gonadotrophines chorioniques d'origine urinaire sont utilisées
au moins en France en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Aucun cas de
transmission de maladie à prion (Creutzfeldt-Jakob ou autre) par
gonadotrophines urinaires n'a été décrit (ces hormones
sont utilisées depuis plus de 40 ans notamment en France). Plus
généralement aucun cas de transmission de ces maladies par
les urines n'a été rapporté. Les seuls cas de transmission
de maladie à prion au cours de traitement par les gonadotrophines
humaines concernaient les hormones hypophysaires (= pituitaires).
|
page précédente |
|
|
24-
Transmission du staphylocoque doré (30/10/03)
le staphylocoque doré peut-il se transmettre par contact ou
rapports sexuels ?
|
|
Le staphylocoque doré peut se transmettre par manuportage ou contact
cutané. Nous sommes, par ailleurs, tous porteurs de staphylocoques
dorés sur notre peau et en particulier au niveau des zones humides.
Tout contact rapproché peut évidemment faciliter l'échange
des staphylocoques dorés d'un individu à un autre sans que
cela est des conséquences particulières sur le plan infectieux.
En d'autres termes, le fait d'être porteur de staphylocoque n'est
pas une maladie, c'est normal. Nous pouvons également échanger
cordialement nos staphylocoques lorsque nous nous serrons la main...
|
page précédente |
|
|
23- Staphylocoque et furoncle (30/10/03)
Mon ami soufrait depuis peu d'un "furoncle" au niveau de
la fesse. Ce matin, après consultation auprès d'un dermatologue,
celui-ci a diagnostiqué que c'était un staphylocoque et
lui a prescrit de prendre des antibiotiques ainsi que d'appliquer une
pommade à l'endroit où le "furoncle" suintait.
J'aimerai savoir si cela est contagieux 1. par rapport sexuel, 2. au toucher,
3. s'il éternue sans se couvrir, 4. si je suis "contaminée",
quels seraient les symptômes cad troubles dermatologiques...,5.
Comment attrape-t-on ce genre de "bactérie", Je vous
remercie d'avance.
|
|
Les furoncles sont des infections cutanées classiquement à
staphylocoque doré, qui ne sont pas contagieuses ni transmissibles
sexuellement. Le traitement devrait rapidement juguler cette infection.
Nous sommes, par ailleurs, tous porteurs de staphylocoques dorés
sur notre peau et tout contact rapproché peut faciliter l'échange
des staphylocoques dorés d'un individu à un autre sans que
cela est des conséquences particulières sur le plan infectieux.
|
page précédente |
|
|
22- Staphylocoque doré (22/10/03)
Ma mère, 67 ans, se trouve en service Soins intensifs depuis
1 mois après avoir passé 1 mois 1/2 en Réanimation
(3 diagnostic succesifs = pneumopathie atypique, myocardite et SGB car
elle est devenue tétraplégique. Le 14/10, ma mère
est à nouveau en proie à une infection avec forte fièvre.
Les résultats des prélèvements sont formels : Staphylocoque
doré multi résistant. Le CLIN préconisait l'isolement
de ma mère. Or, rien a été fait. Le personnel soignant
ne portant pas de gants, passant d'une chambre à l'autre, etc...sans
se laver les mains en sortant de la chambre. La famille n'a pas été
alertée. L'hôpital n'a-t-il pas une obligation de résultat
en matière d'hygiène ? Qu'encourt l'hôpital qui ne
respecte pas une préconisation du CLIN ? Il faut savoir que les
médecins me disent que ma mère va avoir infections sur infections
: c'est la raison pour laquelle je m'inquiète ... Je vous remercie
vivement pour vos éléments de réponse.
|
|
Au cours d'un séjour prolongé en réanimation, il
n'est pas inhabituel d'acquérir une bactérie multi-résistante
(BMR) telle que le staphylocoque doré méticilline-résistant.
Ce risque est d'autant plus important que l'hospitalisation est prolongée,
que le patient est dépendant (comme cela est le cas chez un patient
tétraplégique) et qu'il reçoit de nombreux soins
(comme la ventilation mécanique que peut nécessiter une
pneumopathie sévère). Cette BMR peut être responsable
d'une infection ou non (on parle alors de colonisation). Chez les patients
porteurs de BMR, il est recommandé de pratiquer un isolement. Le
but de cet isolement est d'éviter la dissémination de cette
BMR aux autres patients hospitalisés. Le patient et son entourage
sont en général informés du but et des modalités
de cet isolement. Les modalités pratiques de cet isolement sont
variables d'un hôpital à l'autre (en fonction des conditions
locales) et sont en général décidées par le
Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN) qui regroupe
des représentants de la communauté médicale et paramédicale
de l'établissement et dont le rôle est d'établir des
recommandations. En général, le port de gants mais surtout
l'hygiène des mains (friction hydroalcoolique plutôt que
lavage) sont les principales mesures recommandées. Nous vous souhaitons
bon courage.
|
page précédente |
|
|
21- Staphylocoque doré et intervention (25/09/03)
On vient de diagnostiquer une importante infection au staphylocoque
doré à ma soeur dans son tibia suite à une opération
en 1997. J'aimerais que quelqu'un me donne des informations sur les traitements,
les chances de réussites etc car je suis trés inquiet. Merci
d'avance.
|
|
Les infections post-opératoires surviennent habituellement dans
le mois qui suit l'intervention ou dans l'année en cas de pose
de matériel étranger (clous, plaques, vis, broches,...).
Les infections à staphylocoque doré nécessitent un
traitement antibiotique. Si ces infections sont localisées au niveau
de l'os, le traitement antibiotique doit être prolongé (plusieurs
semaines ou mois). Il est parfois nécessaire de réopérer,
en particulier s'il y a du matériel étranger en place. Les
probabilités de succès du traitement dépendent de
la sensibilité du staphylocoque aux antibiotiques, de l'étendue
de l'infection, de la présence de matériel étranger,
de la précocité du diagnostic par rapport au début
des symptômes et de l'existence d'autres maladies (diabète,...).
|
page précédente |
|
|
20- Alcaligenes xylosoxidans (11/09/03)
Bonjour, j'aimerais des renseignements assez précis sur la
provenance, la pathogénicité de la bactérie Alcaligenes
xylosoxidans.
|
|
Alcaligenes xylosoxidans
est une bactérie que l'on retrouve dans le sol et dans l'eau. Elle
peut coloniser les appareils respiratoires ou digestifs de patients hospitalisés
et provoquer une infection. Celle-ci est plus fréquente chez les
patients immunodéprimés (cancer, infection par le VIH) mais
peut survenir chez les immunocompétents. En présence d'un
prélèvement positif, il est parfois difficile de distinguer
une colonisation (présence du germe dans l'organisme en absence
d'infection) d'une infection.
Elle peut être à l'origine d'infections nosocomiales par
l'intermédiaire de solutions contaminées (liquides de perfusion,
d'irrigation, d'hémodialyse,
), d'incubateurs et d'humidificateurs
ou de savons ou désinfectants contaminés. Les principales
infections rencontrées sont des bactériémies (souvent
consécutives à la présence d'un cathéter),
les infections des voies biliaires, des méningites, des pneumonies,
des péritonites, des infections urinaires, des infections osseuses,
des infections de prothèse articulaire ou de prothèse valvulaire-cardiaque.
|
page précédente |
|
|
19- Infection à Chryseomonas luteola (01/09/03)
bonjour je suis la fille d'un patient de 53 ans qui a contracté
une maladie nosocomiale par la bactérie Chryseomonas luteola.
J'aimerai bien en savoir davantage c'est très important pour nous
mon père n'a qu'une chance infime de s'en sortir.
merci de bien vouloir me répondre en me donnant le maximun d'infos,
comment et où se trouve-t'elle etc....merci à vous
|
|
Les infections à Chryseomonas luteola sont extrêmement
rares et surviennent principalement chez des patients très fragiles
ou immunodéprimés, en général déjà
victimes de pathologies graves avec intervention chirurgicale ou avec
mise en place de cathéter veineux central ou de matériel
étranger (prothèses etc.). Compte-tenu de leur rareté,
il existe peu de données sur les infections à cette bactérie.
Mais différents antibiotiques sont actifs contre elle. Elle vit
dans l'environnement et est normalement un hôte habituel de l'homme.
Elle n'est en général pas assez virulente pour causer une
infection chez les patients bien portants.
|
page précédente |
|
|
18- Appendicite et staphylocoque(01/09/03)
Mon petit frère de 18 ans bientôt, à été
opéré à 12 ans dans une clinique pour "l'appendicite".
Il a depuis un staphylocoque doré dans le corps qui se promène
parfois en haut, parfois en bas.
1. Il a de gros problèmes cutanés:
gros boutons sur tout le dos et le visage - ces derniers saignent et sont
purulants.
2. Par ailleurs, il est trés souvent malade: pharyngites, grippes
et autres maladies courantes.
3. Il est trés pâle, et semble perdre du poids. [...]
Qui peut-on rencontrer à ce sujet? Quel est le degré de
gravité de cette maladie? Quelles sont les autres conséquences
à savoir? Existe-t-il des soins? Quel suivi est préconisé?
Quel accompagnement moral nous conseillez-vous?
Je vous remercie de bien vouloir accorder un peu de temps pour me répondre.
|
|
Tous les problèmes que vous décrivez ne semblent pas être
liés à une infection post-opératoire à staphylocoque
doré, contractée au cours d'une appendicectomie. Les infections
du site opératoire après ce type d'intervention surviennent
dans moins de 2% des cas, et se manifestent par un abcès de la
paroi abdominale ou de l'organe opéré. Après drainage
de l'abcès, ces infections évoluent en général
favorablement. La persistance de staphylocoque 6 ans après, ne
semble pas être liée à cet antécédent
chirurgical. Les autres infections saisonnières (grippe, etc.)
ne sont pas non plus en rapport avec cette intervention.
Votre médecin traitant devrait vous conseiller plus efficacement.
|
page précédente |
|
|
17- Proteus mirabilis (09/07/03)
J'ai ete operee le 8 avril (diastasie -> abdominoplastie). Je suis
rentree en tres bonne sante, [...] je n'ai pas eu de fievre - la cicatrisation
se faisait sans probleme. Sortie le 15 avril, j'ai commence a avoir un
peu de fievre 2 jours apres.
A l'hopital la reponse a ete "vous savez que vous pouvez prendre
des douches"...sans commentaire
au bout de 4 jours, l'hopital a reouvert la cicatrice sur 5 centimetres
afin d'enlever la poche d'infection contenue ; l'odeur de decomposition
a dure plusieurs semaines - interventions journalieres d'infirmieres (hors
hopital)- drains - et visites a l'hopital 2 fois par semaine. Une analyse
a ete effectuee par l'hopital lorsqu'ils ont ouvert la poche d'infection
; c'est un Proteus mirabilis.
J'ai eu comme cela 4 points d'infection ; aucun medicament ne m'a ete
donne par l'hopital ; nettoyage betadine +efferalgan=)> raisons invoquees
par l'hôpital pour ce germe ; "j'avais sur la peau ce germe"
ou "ce sont les infirmieres du prive qui me l'ont donne".
Quelle est la realité ?
Voyant que l'infection continuait toujours, j'ai demande a l'hopital de
nouvelles analyses à plusieurs reprises, qu'ils n'ont pas voulu
faire ("c'est de la lymphe", "si on analyse on risque de
trouver de tout").
Aujourd'hui, soit 3 mois plus tard, j'ai toujours un point d'infection
qui s'infecte, puis se referme, puis se reinfecte (rythme tous les 5 jours
environ), nettoyage quotidien evidemment. Cote hopital, pas de probleme,
c'est classe ! je suis allee voir mon medecin de famille, a defaut d'aide
de l'hopital, qui essaye un traitement a base de plantes. Je suis toujours
avec ce point d'infection a l'interieur de la cicatrice et ne voit plus
d'amélioration.
Merci de me dire :
- la raison de ce Proteus mirabilis sur 4 endroits differents (a
l'interieur de la cicatrice) et sous quel delai je peux esperer que la
cicatrisation se fasse completement
- le type de soin approprie
- si la prise en compte de ce germe par l'hopital a été
suffisante
- etant donne que je n'ai pas eu de medicaments (s'il en existe) et que
mon medecin me conseille un traitement a base de plantes; certains pansements
"grosses infections" n'ayant pas ete remboursees par la securite
sociale, les differentes preparations n'etant egalement pas remboursees
quelles sont les portes de secours qui me sont proposees ?
|
|
Dans ce type de chirurgie abdominale, on déplore 2 à 3%
d'infections du site opératoire, dont les 2/3 sont superficielles,
ce qui peut correspondre au cas que vous décrivez. Ces infections
peuvent ralentir la cicatrisation.
Proteus mirabilis est une bactérie du tube digestif qui
peut être responsable d'infections après une intervention
abdominale.
Lorque l'infection reste superficielle (par exemple, abcès de paroi),
le drainage, nettoyage et méchage constituent l'essentiel du traitement.
Les antibiotiques ne sont alors pas nécessaires.
Les prélèvements superficiels de ce type de lésions
sont souvent difficiles à interpréter. En effet, l'origine
cutanée ou la responsibilité dans l'abcès des microorganismes
isolés ne peut pas toujours être établie avec certitude.
De plus, il est habituel de retrouver plusieurs bactéries lorsqu'on
effectue des prélèvements bactériologiques de lésions
cutanées (escarre, ulcère de jambe, ...).
La cicatrisation de ces lésions nécessite que le fond de
la plaie bourgeonne, ce qui peut demander plusieurs semaines. La poursuite
des nettoyages, méchages et pansements réguliers est nécessaire
pendant cette période.
|
page précédente |
|
16- Maladie de Creutzfeldt-Jakob (09/07/03)
Mon ami est décédé de la maladie de Creutzfeldt
Jakob en mars 2001. Nous ne connaissons pas l'origine de la maladie. Selon
les analyses faites, la protéine litigieuse était présente,
mais l'origine de l'infection est inconnue, bien que l'origine génétique
soit à exclure.
Comment peut-on demander une expertise, à qui (juge judiciaire ou
administratif), l'état francais n'a t'il pas une responsabilité,
quid de la loi du 4 mars 2002 en l'espèce? merci |
Il existe principalement 4 formes de maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ)
:
- MCJ classique héréditaire, où l'on retrouve plusieurs
cas dans la même famille. Elle est d'origine génétique
(5 à 10% des cas).
- MCJ classique sporadique, dont l'origine reste inconnue à ce jour
(80 à 90% des cas).
Les 2 autres formes sont beaucoup plus rares :
- MCJ iatrogène, liée aux traitements par l'hormone de croissance
avant l'utilisation des hormones recombinantes (1988) ou à une intervention
chirurgicale sur les yeux ou le système nerveux central avant janvier
1995.
- nvMCJ : le nouveau variant de la MCJ probablement lié à
la consommation de viande bovine atteinte d'encéphalopathie spongiforme
bovine (ESB maladie de la vache folle). On ne dénombre à ce
jour que 6 cas en France. L'évolution de la maladie et les constatations
de l'autopsie permettent sans ambiguité de différencier cette
forme des précédentes.
En l'absence d'antécédents par traitement par hormones de
croissance ou d'intervention chirurgicale sur les yeux ou le système
nerveux central avant les dates pré-citées, il n'y a aucun
argument pour incriminer un médecin ou une structure de soins (selon
la loi du 4 mars 2002). |
page précédente |
|
15- Staphylocoque (24/06/03)
J'ai été opérée du fémur dans une
clinique spécialisée suite à un accident de ski. Une
semaine après, j'ai du être réopérée parce
qu'un hématome s'échappait du haut de ma cuisse. Suite à
cela, 1 mois après, je suis allée dans une autre clinique
pour contrôle, et on s'est aperçu que ma plaie (fils, agrafes)
suintait, et que j'avais une bascule de 8° du bassin. J'ai donc été
réopérée dans cette 2ème clinique. 3 jours après
mon hospitalisation, dans les résultats d'analyse des drains, on
a noté la présence de staphylocoque. Le dernier chirurgien,
pendant cette opération (ablation du matériel + enclouage),
a enlevé des parties nécrotiques sur l'os, et parlait d'une
probable infection par irrigation-lavage lors de l'intervention dans la
première clinique. Quel est le temps d'incubation d'un staphylocoque
?, a t'il été contracté lors de mes premières
opérations dans la première clinique, sachant que dans cet
établissement j'avais de la fièvre et une jambe qui avait
doublée de volume ?? |
Une infection du site opératoire peut survenir jusque 1 mois après
l'intervention, voire 1 an en cas de pose de matériel étranger
(prothèse, ostéosynthèse, ...). La présence
de staphylocoque dans les drains peut être un signe d'infection nosocomiale,
en particulier s'il s'agit de staphylocoque doré et surtout si l'origine
du prélèvement se situe dans les plans profonds (car il est
habituel de retrouver du staphylocoque au niveau de la peau). La présence
de tissus osseux nécrotiques constatée lors de la 3ème
intervention est un argument en faveur d'une infection osseuse.
La fièvre et l'oedème constatés après l'intervention
peuvent témoigner d'une infection postopératoire mais il est
peu probable que ces symptômes s'améliorent spontanément.
D'autres complications des fractures peuvent s'accompagner de ces signes.
Bien qu'il soit difficile sur ces seuls éléments d'affirmer
l'origine de ce staphylocoque, votre situation est compatible avec une infection
de site opératoire. |
page précédente |
|
14- Infection par Staphylococcus aureus (10/06/03)
j'ai attrapé une ostéite à staphylocoque doré
lors de la mise en place de broches, pour une fracture fermée de
l'humerus gauche, suite à un grave accident de la route en 1986,
j'ai subi de très nombreuses opérations, greffes, et un traitement
antibiotique lourd, de trois ans et deux mois, temps au bout duquel et après
avoir refusé deux fois l'amputation de mon membre, je fus déclaré
gueri.
Seulement voila, depuis j'ai été touché par de très
nombreuses infections d'origines diverses et souvent répétitives
+ des affections pas trés répandues comme un tumeur bégnine
dans un sinus de plusieurs centimètres de diamètre, une algie
vasculo faciale, des pneumothorax spontanés, je voudrais savoir si
il y a d'autre cas de personne devenue de santé precaire suite à
ce genre de traitement (hospitalier et médicamenteux) pourquoi le
milieu medical refuse systématiquement de faire un lien et de nous
aider à prévenir ces suites qui n'existent pas mais qui nous
pourrissent la vie, et sur une scintigraphie osseuse de la semaine dernière
le médecin a marqué : je vous signale la présence d'un
foyer hyperfixant de l'extrêmité supérieure de la diaphyse
humérale. Est-il possible que le staph. soit encore là et
que le cauchemard recommence un jour, y a t'il déjà eu des
récidives dans ce genre d'infection?? merci pour votre réponse. |
Le traitement antibiotique d'une infection osseuse à staphylocoque
doré peut durer plusieurs mois, en particulier après des interventions
nécessitant la pose de matériel étranger (broche, etc.).
Ce type d'infection n'est a priori pas lié à d'autres infections
(touchant d'autres organes). La scintigraphie osseuse après une fracture
(notamment en présence de matériel étranger) peut montrer
un foyer hyperfixant qui peut témoigner de la consolidation du foyer
de fracture ou du cal osseux et pas nécessairement d'un foyer infectieux.
Cet examen à lui seul ne permet ni d'affirmer, ni d'éliminer
une récidive du foyer infectieux. Cependant, en l'absence de fièvre
et de douleur au niveau de votre ancienne fracture, une récidive
semble très peu probable.
Enfin, les pathologies non infectieuses que vous citez (algie vasculaire
de la face, tumeur bénigne du sinus, pneumothorax) n'ont aucun lien
avec une infection osseuse. |
page précédente |
|
13- Stérilisation au cabinet dentaire (30/04/03)
en cabinet dentaire qu'elle doit être le mode de stérilisation
afin d'éviter les infections nosocomiales. Le poupinel est-il interdit? |
Le Poupinel n'est
pas interdit mais ce procédé de stérilisation est inefficace
vis à vis du prion (Creutzfeldt-Jacob). Cette inefficacité
associée à des conditions délicates de mise en oeuvre
(procédures de contrôle rigoureuses, appareils fiables, ...)
imposent l'abandon de ce procédé de stérilisation.
Un guide de recommandations du CCLIN Sud-Ouest est disponible à l'adresse
http://nosobase.univ-lyon1.fr/recommandations/Odontologie/odontologie.htm
Nous pouvons également vous faire parvenir un guide édité
par le Ministère en 1997. Faites nous parvenir vos coordonnées
si vous le souhaitez. |
page précédente |
|
12- Hygiène en maison de retraite(30/04/03)
J'ai travaillé dans une maison de retraite où les aides
soignantes ne se lavaient jamais les mains lors de la toilette d'une personne
âgée. Pourrais-je savoir les conséquences que cela peut
entrainer pour les personnes âgées mais aussi pour les aides
soignantes? Votre réponse me serait trés utile pour finir
mon dossier pour mon examen. Je vous remercie de bien vouloir répondre. |
Le lavage des
mains (ou la friction hydro-alcoolique qui est plus efficace et demande
moins de temps) permet d'éviter de transmettre des germes et en particulier
des bactéries multirésistantes aux antibiotiques d'un patient
à un autre, via les mains du personnel soignant. Le non-respect de
ces règles élémentaires d'hygiène peut conduire
à la transmission d'infection nosocomiale aux patients. |
page précédente |
|
11- Staphylocoque doré (30/04/03)
Mon fils qui a maintenant 10 ans a eu une première infection
aux yeux, nez, gorge et oreilles en août 2000. Nous avons mis cela
sur le compte d'un lapin qui était chez ma belle-mère (allergie),
ou à la mort de mon frère survenue 2 jours avant. Après
un traitement ça lui est passé. Puis, cela a recommencé
l'année suivante, en 2001, au mois d'août. Nous avons pensé
à une allergie. Puis, encore l'année d'après, en 2002,
et là nous avons vu un autre médecin qui a conseillé
de rechercher s'il y avait allergie. Résultat : pas d'allergie. L'allergologue
a donc demandé un prélèvement au niveau des yeux, du
nez et de la gorge. Et en janvier 2003, nous avons découvert des
staphylocoques dorés dans sa gorge en grande quantité. Il
a été soigné par antibiotique augmentin 6 jours, puis
il y a eu récidive, et donc encore dix jours d'augmentin. Et maintenant,
il prend de l'homéopathie : staphylococcinum. Quelqu'un peut-il me
dire si ce sera efficace, car on me parle d'un traitement d'un an et demi.
Merci, d'avance |
Environ 30 à
50% de la population hébergent naturellement du staphylocoque doré
en particulier dans les fosses nasales. Ce portage est plus fréquent
chez l'enfant que chez l'adulte. Il n'est pas toujours facile de rattacher
la présence de ce germe à une éventuelle infection
(c'est à dire à la nécessité d'un traitement
antibiotique). La réapparition des symptômes (nez, yeux, gorge,
oreilles) tous les ans à la même période est évocatrice
d'un phénomène allergique, ces phénomènes allergiques
sont parfois difficiles à établir. Il est également
difficile de dire si le staphylocoque doré (même isolé
en grande quantité) est responsable d'une infection. Si c'est le
cas, un traitement antibiotique est justifié mais il n'est pas souhaitable
qu'il soit prolongé. Si l'infection récidive réellement,
il sera nécessaire de prendre un avis spécialisé. De
toute façon, l'homéopathie n'a jamais fait la preuve de son
efficacité dans le traitement des infections bactériennes.
|
page précédente |
|
10- infection suite opération tendon achille (30/04/03)
Mon mari a été opéré en mai 2002 d'un tendon
d'achille dans un hôpital des Landes. Deux mois et demi après
une apparaition de boutons est apparu sur sa jambe opérée
uniquement, comme des gros furoncles très douloureux. après
examens divers.
Ils ont trouvé la présence de trois germes : E.coli,
Morganella sp, et Alcaligenes xylosoxidans subsp denitrificans
et une mycobactérie atypique qui a ce jour n'a pas été
identifiée. Mon mari a 36 ans il était sain de corps avant
de se faire opérer et aujourd'hui il se retrouve la jambe opérée
diminuée et suite à ça son employeur l'a licencié.
Il a un traitement antibiotique en place depuis janvier 2003 (MYAMBUTOL,
CIFLOX et ZECLAR) pour une durée d'au moins un an. La question que
nous nous posons aujourd'hui est: "a t'il pu attraper ces germes à
l'hôpital ?" car personne ne veut nous répondre, ce n'est
pas pour intenter un procès contre l'hopital car nous n'avons pas
les moyens mais c'est pour SAVOIR. |
E. coli
est un hôte habituel du tube digestif de l'homme. Morganella
est également un hôte digestif mais en plus petite quantité
(il peut être favorisé par un traitement antibiotique). Il
se trouve aussi dans l'environnement (eau, sol). Alcaligenes et les
mycobactéries atypiques se retrouvent également dans l'environnement
(eau particulièrement). Tous peuvent être responsables d'infections
contractées à l'hôpital comme en dehors de l'hôpital
(quoique rarement tous ensemble). Le délai de 2 mois après
l'intervention est un peu long mais reste compatible avec une infection
contractée à l'hôpital, notamment si du matériel
a été posé. Le traitement antibiotique que vous citez
correspond plutôt au traitement pour une mycobactérie atypique.
En l'absence des éléments de son dossier médical, il
est difficile de dire si cette infection a été réellement
contractée à l'hôpital. |
page précédente |
|
9- Infection après cataracte (10/04/03)
A la suite d'une intervention chirurgicale en soins ambulatoires pour
la réparation d'une cataracte, j'ai été victime d'une
infection grave par un staphylocoque qui s'est déclarée au
bout de sept jours et s'est soldée par une réhospitalisation.
J'ai perdu mon oeil définitivement.
Afin d'établir un lien éventuel avec la maladie nosocomiale,
j'aimerais connaître la durée d'incubation du staphylocoque.
Qu'en pensez-vous ? |
Il apparaît
difficile sans connaissance de votre dossier médical d'établir
une relation entre votre intervention chirurgicale et l'infection dont vous
avez été victime. Cependant, nous pouvons vous apporter quelques
éléments de réponse. Une endophtalmie (infection grave
de l'oeil) après cataracte survient après moins d'une intervention
sur 1000. Cette infection est un peu moins rare s'il y a eu pose d'implant
(moins d'1 intervention sur 100).
Le délai de survenue de l'infection est variable mais la plupart
des cas surviennent 5 à 7 jours après l'opération.
Néanmoins, en l'absence des autres éléments de votre
dossier, ces données ne permettent pas d'affirmer l'origine de votre
infection. |
page précédente |
|
8- Vaccins contre les infections nosocomiales (11/02/03)
On parle peu des vaccins contre les maladies nosocomiales, où
en sommes-nous?
Va-t-on vers une politique de vaccination des patients allant subir une
intervention chirurgicale prévue à long terme? |
La grande majorité
des germes responsables d'infections nosocomiales n'ont pas de vaccins correspondants.
De plus, ces germes font très souvent partie de la flore du patient
qui vit habituellement en harmonie avec lui. Il n'est donc pas concevable
de vacciner un individu contre ses propres germes.
Certaines infections qui peuvent être d'origine nosocomiale et contre
lesquelles il existe un vaccin font justement l'objet d'une prévention
à l'hôpital en particulier chez les sujets à risque
ou le personnel : Hépatite B, grippe par exemple. |
page précédente |
|
7- Risque de contamination par le pyocyanique (27/01/03)
ma grand-mère est infectée par le pyocyanique,qu'elle
a contracté lors d'une hospitalisation en pneumologie. Elle est sous
antibiotiques et est rentrée à présent en maison de
retraite. elle n'a pas été isolée lors de son hospitalisation.
Elle est sous oxygène. Y a t-il des risques de contamination pour
les autres résidents de la maison de retraite et pour la famille
et amis qui lui rendent visite. J'ai la sensation qu'elle est un peu trop
vite partie de l'hopital (1 semaine après la découverte de
l'infection à pyocyanique , retrouvé dans les crachats). |
Les patients porteurs
de bacilles pyocyaniques ne font pas systématiquement l'objet d'un
isolement lors de leur hospitalisation. Il s'agit d'un germe opportuniste
qui est responsable d'infection chez les patients particulièrement
fragiles. Il se transmet de patient à patient par l'intermédiaire
des mains mais est très rarement responsable d'infection chez les
sujets sains. Il n'y a donc pas de risque pour les visiteurs de votre grand-mère
et très peu pour les autres personnes de la maison de retraite en
dehors des personnes très fragiles qui font, nous l'espérons,
l'objet de précautions particulières. |
page précédente |
|
6- Infections après accident de la route (14/01/03)
Staphylocoque doré, Pseudomonas aeruginosa, et Citrobacter
freundii sont les trois germes que j'ai contractés dans un hôpital
à la suite d'un accident de moto (fracture ouverte tibia-péroné).
J'ai décidé d'attaquer l'hôpital et j'ai subi 2 expertises,
la dernière indique en conclusion (entre autres) :"l'infection
à pseudomonas et staphylocoque est liée à la souillure
de la plaie ouverte lors de l'accident." Cela a duré plus de
4 ans, je ne peux remarcher que depuis septembre 2002 et actuellement je
ne sais pas si je dois continuer ma lutte contre l'hôpital ou tout
laisser tomber et m'estimer heureux de n'avoir pas perdu ma jambe (ce que
me suggère l'hôpital)
Voici ma question, est-il possible de contracter ces germes (Staphylocoque
doré, pseudomonas aeroginosa et citrobacter freundii) en dehors d'un
hôpital, c'est à dire sur la route comme on me l'a signifié? |
Le staphylocoque
doré est un germe de la peau, Pseudomonas aeruginosa et Citrobacter
freundii sont des germes de l'environnement. Vous avez tout à
fait pu contracter ces germes lors de votre accident car les fractures ouvertes
se compliquent souvent d'infection à partir des germes de la peau
ou de l'environnement. Cependant, avez-vous des informations sur la résistance
de ces germes aux antibiotiques (en particulier le staphylocoque) car les
souches multirésistantes aux antibiotiques sont généralement
acquises dans les hôpitaux ? |
page précédente |
|
5- Fonctions Président de CLIN (30/12/02)
Le médecin anesthésiste que j'ai consulté est président
du CLIN. quelles sont les fonctions du président du clin? |
Le Président
de CLIN doit être l'incitateur de la mise en place de la politique
de prévention des infections. Plus précisément, les
missions du CLIN sont les suivantes (circulaire de 1999) :
1. La prévention des infections nosocomiales, notamment par
l'élaboration et la mise en ouvre de recommandations de bonnes pratiques
d'hygiène ;
2. La surveillance des infections nosocomiales ;
3. La définition d'actions d'information et de formation de
l'ensemble des professionnels de l'établissement en matière
d'hygiène hospitalière et de lutte contre les infections nosocomiales
;
4. L'évaluation périodique des actions de lutte contre
les infections nosocomiales, dont les résultats sont utilisés
pour l'élaboration des programmes ultérieurs d'actions. |
page précédente |
|
4- Fosfomycine en prévention des infections urinaires (07/10/02)
y a t-il un risque de maladie nosocomiale à utiliser de la fosfomycine
en prévention des infections urinaires avant la pose d'une sonde?
Merci par avance pour votre réponse. |
A notre connaissance,
il n'existe pas de recommandations validées concernant la prescription
d'un antibiotique avant la pose d'une sonde urinaire. Cependant, si les
urines sont infectées avant la pose, un traitement antibiotique adapté
à l'antibiogramme (liste des antibiotiques pour lesquels le germe
est sensible ou résistant) du germe responsable de l'infection, doit
être prescrit. En l'absence d'autres précisions, nous ne pouvons
vous aider davantage concernant ce cas. |
page précédente |
|
3-Symptômes de l'infection après opération (12/09/02)
Après une intervention, quels sont les symptômes autres que
la fièvre, qui doivent alerter le patient suceptible d'avoir contracté
une infection nosocomiale? Merci |
Outre la fièvre,
des symptômes peuvent apparaître au niveau de la cicatrice :
douleur lors de la palpation, rougeur, écoulement anormal, sutures
désunies. Les autres signes sont variés et propres aux différentes
chirurgies. Certaines infections sont observées après la sortie
de l'hôpital, il est donc important de revoir son chirurgien dans
le mois suivant l'intervention (pratique habituelle en France). |
page précédente |
|
2- Info sur le pyocyanique (07/09/02)
Je voudrais avoir des informations sur le pyocyanique. Mode de transmission,
durée de vie, comment le détruire, ....
Merci beaucoup |
Le bacille pyocyanique ou Pseudomonas aeruginosa est un germe fréquemment
impliqué dans les infections nosocomiales. Il est particulièrement
virulent chez les sujets immunodéprimés et fragilisés.
A l'hôpital, il peut être transmis par l'eau, les mains, du
matériel mal désinfecté (endoscope, humidificateur,
).
La colonisation de l'eau peut être réduite par un détartrage
et une désinfection à l'eau de javel. Ces mesures sont nécessaires
dans les zones où sont hospitalisés des patients fragiles
et au bloc opératoire. Les patients colonisés (porteurs du
germe mais non infectés) s'en débarassent en rentrant chez
eux, les patients infectés peuvent être guéris par un
traitement antibiotique adapté.
Consultez notre
page sur cette bactérie pour en savoir plus.
http://www.cclinparisnord.org/Usagers/infect/germes/Paeru.htm
|
page précédente |
|
|
1- Infection après césarienne (06/09/02)
J'ai subi une césarienne en juillet 2002. Trois jours plus tard,
un important abcés de paroi s'écoulait par la cicatrice.
Des prélévements ont montré la présence d'un
staphylocoque. Le médecin gynécologue qui a pratiqué
la césarienne ne m'a pas mis sous antibiotique car selon lui l'abcés
s'écoulait donc tout allait bien. [...]
Rentrée à mon domicile, j'ai fait une éviscération
(intestin grele).
J'ai été hospitalisée 18 jours et ai dû subir
2 nouvelles opérations chirurgicales tant l'infection était
importante. Le staphylocoque était résistant à beaucoup
d'antibiotiques. Deux mois après cette césarienne la cicatrice
n'est toujours pas fermée et je dois aller à l'hopital tous
les jours pour faire le pansement. Bref toute la période de mon
congé maternité. [...]
Les chirurgiens viscéraux pensent que j'ai maintenant un risque
très important de faire une éventration dans les 6 mois
voir 1 an qui suivent.
Pensez-vous que je pourrais intenter une action pour infection nosocomiale
? A quels dommages puis je prétendre ??
Je tiens à préciser que la césarienne a été
faite dans un hôpital et que je suis infirmière fonctionnaire
dans cet hôpital. Y a t'il un risque pour mon travail, mon statut,
ma carrière ??
Merci de bien vouloir me répondre.
|
De toute évidence vous avez contracté une infection nosocomiale.
Le CCLIN nest malheureusement pas habilité à vous apporter
une aide juridique. Nous vous conseillons de prendre contact avec une association
daide aux victimes, qui pourra vous aider dans vos démarches
et évaluer la nécessité ou non de faire appel à
un avocat.
Coordonnées de lassociation LE LIEN (Lutte Information
Etudes des Infections Nosocomiales) :
B.P. n° 236
91943 COURTABOEUF CEDEX
Tél. 01.69.07.26.26
Fax. 01.64.46.62.57
Bon courage.
|