FORUM sur les infections nosocomiales  

107- Acinetobacter chez un bébé (09/11/06)
Comment cela peut-il arriver chez un bébé de 17 mois d'attraper l'Acinetobacter?

Acinetobacter baumannii est une bactérie qui peut être retrouvée dans le tube digestif, sur la peau des patients, et dans l'environnement (surface inerte) en particulier en présence d'humidité. Cette bactérie est habituellement minoritaire dans la flore bactérienne des humains. Elle est cependant capable d'acquérir facilement des résistances à de nombreux antibiotiques en plus de celles qu'elle possède naturellement. La présence d' Acinetobacter sur un prélèvement bactériologique ne correspond pas forcément à une infection mais peut témoigner d'une simple colonisation (pas de maladie). Une véritable infection à Acinetobacter est possible. Elle est favorisée par des traitements antibiotiques antérieurs (qui la sélectionnent, puisqu'elle est plus résistante) et des gestes invasifs comme ceux qui sont pratiqués chez des patients en réanimation.

page précédente
106 - Infection à Stapylococcus warneri (08/11/06)
Ma femme vient d'accoucher par césarienne d'une petite fille.
après 2 jours celle ci pleurant souvent et ne mangeant pas beaucoup, nous avons été transferé en unité mère-enfant. La petite a eu une un prelevement sanguin et les resultats montraient la presence d'un staphylocoque warneri. Ma fille a donc été mise sous antibiotique pendant 5 jours : vancomycine. Depuis les CRP ne montre plus de trace d'infection.
On nous a dit que vu la rapidité d'infection de la petite elle avait du attrapée ce staph. in utero, or tout les tests de ma femme se sont revelé negatif.
Comment "s'attrape" ce staphylocoque warneri ? est il aussi frequent que le staph. epidermis ou aureus ? faut il y avoir invasion pour qu'il s'attrape ?
Je ne trouve que peux d'information sur ce staphylocoque warneri, et j'aurais voulu savoir si il etait aussi nocif que le staphylocoque aureus ? J'ai lu qu'il provoquait des douleurs lombaires assez difuses et irregulieres
Staphylococcus warneri fait partie des staphylocoques blancs (ou à coagulase négative). Il s'agit d'hôtes habituels de la peau. Les staphylocoques blancs (y compris S. warneri sont beaucoup moins virulents que le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus). Ils peuvent cependant dans certaines conditions être responsables d'infections
page précédente
105 - Infection urinaire (05/07/06)
A la suite d' une opération récente , l'hôpital n'a pu retirer ma sonde urinaire dans les délais prévus, au motif que j'avais une infection urinaire. L'assistant ne m'a pas dit le germe responsable de l'infection et m'a recommandé la prise de bactrim 400. Après la fin de la prise de bactrim, j'ai été pris de fièvre (39, 9). le généraliste m'a prescrit de l'oflocet. A la consultation, quand je lui ai décrit mes " maladies successives" survenues après l'urétrotomie interne, il m' a demandé de faire une analyse d'urine pour identifier le germe. J' ai écrit au chirurgien pour lui demander de me dire très prècisément le germe responsable. Après 2 jours, il m'a dit que c'était un entérocoque. Depuis hier soir,j' ai des rougeurs sur tout le corps, elles provoquent des démangeaisons. Donc je viens de consulter une dermatologue qui m' a prescrit du XYZ all pendant 28 mois. C' est cette succession de " maladies", faisant passer au second plan un problème d' hypertrophie de la prostate, à l'origine de l'hospitalisation, qui me fait penser fortement à une maladie nosocomiale. Je vous envoie ce mail pour vous demander de me recommander un spécialiste éminent , de façon à ne pas traîner les choses et recouvrer la santé
Il est difficile de se prononcer sans connaître la totalité de votre dossier médical. Nous vous rappelons également que ce forum n'est pas censé être une consultation en ligne. L'apparition de bactéries dans les urines après une intervention urologique n'est pas inhabituelle. L orsqu'elle ne s'accompagne pas de signes urinaires ni de signes d'infection, on parle de colonisation urinaire et le plus souvent, il n'est pas nécessaire de donner des antibiotiques. La survenue d'une éruption cutanée et de fièvre au cours d'un traitement médicamenteux évoque une réaction allergique (ce qui est cohérent avec le traitement antihistaminique qui vous a été prescrit). Concernant la prise en charge de votre colonisation ou infection urinaire, je vous suggère d'en parler avec votre médecin traitant ou éventuellement avec un infectiologue proche de votre domicile
page précédente

104- Infection à pyo chez un grand brulé (19/04/06)
Mon fils de 22 ans a été gravement brulé et a passé 50 jours en service de réanimation dans un service des brulés. Il est décedé il y a 3 semaines car il a contracté le bacille pyocyanique. Il avait subi 3  des 4 greffes prévues avec succés, et la cicatrisation etait presque terminée. Il est resté avec de la fievre en plateau à 40 - 41° pendant 33 jours et avec une antibiothérapie à large spectre . Pensez vous que le pyocyanique etait responsable de cette fievre dés le début ? Pourquoi les hémocultures réalisés n'ont montré la presence du germe qu'apres avoir procédé a une fenetre therapeutique ? soit 8 jours avant son décès ?

La survenue de colonisation puis d'infection (septicémie) avec le pyocyanique est malheureusement une complication habituelle chez les patients victimes de brûlures étendues. En effet, malgré les précautions prises au cours de la réanimation, la perte de substance cutanée les prive de la protection qu la peau assure en temps normal. Une autre conséquence en est la perte de liquides habituellement retenus par la peau. Ces fuites entraînent des désordres métaboliques qui peuvent en eux-même être responsables de fièvre.
Les antibiotiques à large spectre donnés à ses patients n'empêchent malheureusment pas toujours la survenue de complications infectieuses mais ils peuvent empêcher les prélèvement d'être positifs. C'est pourquoi les hémocultures ne peuvent être positives qu'après une fenêtre thérapeutique.
La présence d'une fièvre même élevée est très difficile a iinterprété chez ces patients : est-elle due à une infection et si oui, à quel type d'infection ?

page précédente

103- Infections sur prothèse (07/03/06)
J'ai attrappé une infection nosocomiale en janvier 1997. Je voudrais savoir si les staphs doré et blanc qu'ils ont trouvés peuvent se réveiller sachant qu'ils étaient situés dans mon fémur/genou ou alors si mon professeur est arrivé à les éliminer avec les antibios inta veineux. J'ai encore du matériel. Mes soucis d'infections se sont terminés en 2002, je suis invalide à 66%, je viens juste de terminer ma 17ème intervention médicale, j'espère la dernière.

Il est très difficile d'éradiquer des microorganismes d'une infection osseuse, en particulier des staphylocoques, et notamment en présence de matériel étranger. C'est pourquoi un traitement antibiotique prolongé est nécessaire. Si la durée de ce traitement et les doses d'antibiotiques ont été suffisants, il n'y a pas de récidive.

page précédente

102- Staphylocoque et intervention pour scoliose (07/03/06)
En décembre 2005, mon fils de 9 1/2 ans a subi une opération du dos pour scoliose avec pose d'un montage de croissance le long de la colonne vertébrale. L'intervention s'est bien déroulé et nous sommes sortis 9 jours après. Début janvier, une forte fièvre est apparue. Un boule (un granulome) est apparue au centre de la cicatrice au niveau des deux fils de "fermeture finale" '"partie médiane de la cicatrice" pour reprendre le courrier de l'hôpital). La décision fut prise d'enlever ce granulome par une intervention. Ce granulome est parti en culture
Nous avons appris qu'un germe avait été découvert... le nom de staphycoloque n'avait évidemment pas été prononcé. Mon fils a donc eu des antibiotiques en intraveineuse pendant le week-end et le lundi, une irrigation lavage a été mise en place avec antibiotique direct par intraveineuse. Elle a été arrêtée 8 jours après
Aujourd'hui, notre fils a un traitement de 3 mois avec Bactril et Rifadine. J'ai reçu le courrier de l'hôpital parlant d'un staphylocoque Méti-S. J'aimerai avoir plus d'information sur celui-ci car notre fils suite à la pose de ce montage de croissance va devoir être hospitalisé environ tous les 6 mois. A l'hôpital, on nous a dit que ce staphylocoque était un "gentil" et non le "méchant" (le doré) !
Pour eux, pas de problème, mais pour nous, on se pose la question de savoir comment celui-ci risque d'évoluer et les conséquences pour notre fils

Il existe principalement 2 types de staphylocoque: le staphylocoque doré (ou Staphylococcus aureus) et les autres staphylocoques (dits staphylocoques blancs ou à coagulase négative ou Staphylococcus sp). La présence du staphylocoque doré sur un prélèvement bactériologique est le plus souvent le signe d'une infection. Il est beaucoup plus rare qu'un staphylocoque non doré soit responsable d'une infection.  Ceci est néanmoins possible en présence de matériel étranger (comme après une intervention pour scoliose).

En fonction de la sensibilité de ce staphylocoque aux antibiotiques, on parle de "métiS" ou métiR".Celui que vous décrivez semble donc être sensible aux antibiotiques. Les infections à staphylocoque après ce type d'intervention, nécessitent un traitement antibiotique de plusieurs mois. Il n'est pas possible de se prononcer sur l'évolution du cas particulier de votre fils, sans connaître son dossier. Son chirurgien pourrait vous renseigner sur ce sujet.

page précédente

101- Renseignements sur le Propionibacterium (06/03/06)
Pouvez-vous me donner des renseignements sur le propionibacterium ? J'ai contracté ce microbe profond lors d'une intervention de la cheville (pose de prothèse). Cela occasionne beaucoup de problèmes (on a dù effectuer un dèse de la cheville)

Propionibacterium acnes est un hôte habituel de la flore cutanée. Sa présence sur un prélèvement bactériologique n'est pas toujours synonyme d'infection. Toutefois, en présence de corps étranger (comme une prothèse), la situation est plus compliquée. Sa présence peut alors soit reflétée une infection (le corps étranger favorise son développement), soit être liée à une contamination du prélèvement. Il est difficile d'en dire plus sans connaître votre dossier. Le plus simple est d'en discuter avec votre chirurgien.

page précédente

100- Infection à la hanche après intervention gynécologique (15/02/06)
Est-il possible qu'une intervention gynecologique ait pour consequence un infection (nosocomiale donc) au niveau de la hanche ?

Les interventions en gynécologie n'ont habituellement pas comme complication une infection de l'articulation de la hanche. Cependant, toute infection systémique (septicémie) peut avoir pour conséquence des localisations infectieuses secondaires (notamment au niveau de la hanche). Si une telle infection systémique était la complication éventuelle d'une intervention gynécologique, alors cette infection de la hanche serait la conséquence indirecte de l'intervention.

page précédente

99- Découverte d'une infection à Proteus mirabilis après ponction mammaire (27/01/06)
au mois d'avril, j'ai decouvert une petite grosseur à mon sein gauche. Pour me sécuriser mon docteur m'envoie passer une mammographie ; quelques jours plus tard je commence a avoir tres mal à l'endroit du kyste. Mon docteur me dit que j'ai un 'gros' abcès (dû certainemnent à "l'éclatement" du kyste pendant l'examen) donc antibiotique ensuite ne tenant plus tellement j'avais mal, il m'envoie aux urgences où je voie une 'gynéco' : retraitement, pansements... Après 1 mois de douleur, il me reste toujours "une petite boule " à l'endroit du kyste. Une semaine plus tard ayant toujours mal et l'abcès grossissant, il m'envoie aux urgences : ils me font une ponction pour pouvoir analyser et faire un antibiogramme. Le germe trouvé est Proteus mirabilis.
Comment ai-je pu attraper ce germe à mon sein car mon infirmière qui me fait mes soins m'a dit que c'était souvent les hommes qui avait ce germe aux intestins ?

Votre question renvoie un peu vers celle posée par une autre personne sur ce forum et qui porte le numéro 88. Proteus mirabilis est une bactérie largement répandue dans la nature et que l’on peut retrouver dans l’environnement, dans le sol ou l’eau par exemple, ou dans le corps humain au niveau de l’intestin surtout mais aussi parfois sur la peau. Dans votre cas deux hypothèses sont possibles à savoir en priorité la migration de la bactérie à l’intérieur de l’organisme, via le système vasculaire, vers une lésion mammaire où elle a trouvé un terrain propice à son implantation et cela est retrouvé dans la littérature scientifique. On ne peut non plus exclure l’inoculation lors d’une ponction réalisée sur le sein avec une bactérie présente sur la peau, voire dans l’environnement, mais nous n’avons pas retrouvé de cas similaire rapporté dans la presse scientifique. Même si le risque infectieux lié à une ponction est minime il n’existe hélas pas d’acte invasif sans possibilité de complication septique. De toute façon l’origine d’une bactérie responsable d’une infection ne peut pas s’établir à chaque cas de façon précise et le plus souvent on ne peut avancer que des hypothèses basées sur ce que l’on sait de son écologie et des modes de transmission connus

page précédente

98- Infections après ligamentoplastie et ostéotomie (27/01/06)
à la suite de ma ligamentoplastie + ostéotomie calcanéene avec osteosynthèse, ma plaie s'est mise à couler sous le plâtre. Un prélèvement a identifié Pseudomonas spp. Après reprise chirurgical, un nouveau prélèvement  a identifié Enterobacter cloacae. Traitement antibiotique. Aujourd'hui la plaie ne coule plus mais les douleurs sont toujours très vives. Pourriez vous me dire si les germes contractés à l'hôpital relèvent bien des infections nosocomiales car je ne sais plus ce que je dois faire. J'ai encore d'autre interventions à subir toujours : quels sont les risques ?

Même s’il n’est pas possible de vous répondre avec certitude sans connaître mieux l’histoire de votre maladie, il est évident que les éléments que vous en rapportez sont compatibles avec le caractère nosocomial de votre infection. Si le risque infectieux en chirurgie non urgente est faible en France, il n’en demeure pas moins que toute opération peut se compliquer d’une infection et ce malgré la mise en œuvre des mesures de prévention en vigueur. Nous comprenons évidemment vos interrogations légitimes autour des risques d’interventions à venir mais il est aussi absolument nécessaire pour vous d’être soigné pour éviter toute aggravation de l’infection. Vous pouvez interroger directement l’équipe médicale qui vous a pris en charge et dont la mission est de vous informer aussi sur ces aspects. Le mieux demeure probablement que vous parliez de ces éléments avec votre médecin traitant qui sera le plus à même de vous conseiller une marche à suivre et de vous orienter vers un avis spécialisé complémentaire s’il le juge nécessaire.

page précédente

97- Traitement homéopathiques d'infections à staphylocoques (13/01/06)
Une enfant de 6ans qui présente un staphylocoque dore (non nosocomial) est soigné uniquement par homéopathie et présente de nombreux furoncles à répétition.
1° l'homéopathie peut-elle traiter cette bactérie ?
2° Quels sont les risques de complications engendrées par ce type de traitement ?

Les infections cutanées à staphylocoques (notamment les furoncles) peuvent avoir une évolution "capricieuse". C'est à dire qu'elles peuvent parfois s'améliorer (spontanément ou non) puis récidiver.
L'homéopathie n'a aucune activité bactérienne et ne peut donc pas traiter ces infections. Elle peut sembler efficace si on a la chance de la réaliser avant une période d'amélioration spontanée. L'homéopathie ne contient pas de produit actif. Elle n'entraîne donc pas
d'autre complication que la persistance (ou même l'aggravation) de l'infection qu'elle est censée traiter.

page précédente

96- Procédure Plainte (13/12/05)
Première période:
j'ai été opéré en 1979, suite à un accident de la route. J'avais une fracture fermée du fémur. Durant l'opération, le chirurgien a (bêtement) "oublié" un alèsoir dans la tête inférieure du fémur. Une infection à staphilos blancs est apparue immédiatement, et j'ai subi de nombreuses interventions et une antibiothérapie de choc.
Deuxième période: En 1992, un abcès est apparu sur ma cuisse. J'ai été opéré et l'alèsoir a (enfin) été retiré. Antibios, ça va de soit...
Troisième période: 2005, maintenant donc, un autre abcès est apparu, toujours sur la cuisse, et les radios IRM et scanner ont révélé une ostéite chronique du fémur. Je vais être ré-opéré bientôt.
Question: puis-je encore porter plainte contre le chirurgien qui m'a opéré la première fois? C'est à dire mon état peut-il être considéré comme encore non-consolidé?

Nous vous conseillons de contacter l'association "Le Lien" qui vous donnera toutes les informations sur les possibilités de recours. Le LIEN est une Association visant à aider les victimes d'infections contractées dans une clinique ou un hôpital. Une commission composée de professionnels de la santé et d'avocats conseille la victime sur présentation des dossiers et, si elle le souhaite, l'aide à faire valoir ses droits devant la juridiction concernée.
Siège du LIEN
B.P. n° 236
91943 COURTABOEUF CEDEX
Tél. 01.69.07.26.26
Fax. 01.64.46.62.57
Email : contact@association-lien.org
http://www.association-lien.org

page précédente

95- Staphylocoque doré après accouchement (25/11/05)
J'ai accouché par césarienne (port d'une sonde urinaire environ 48h) il y a trois semaines d'un petit garçon. Aujourd'hui après ECBU, le staphylococcus aureus souche méticillino-sensible a été détecté dans mes urines ; je dois suivre un traitement par antibiotique au Bactrim pour éliminer ce germe (je suis allergique à la pénicilline). Mes questions sont les suivantes :
- j'étais porteuse ainsi que mon fils, infecté, au streptocoque B après l'accouchement ; est-ce que la présence actuelle chez moi du staphylocoque peut avoir un lien aussi avec cette présence passée du strepto B ?
- ce germe étant présent dans les urines, peut-il infecté aussi par la suite le sang, les organes, ...?
- puis-je le transmettre à mon fils ? ou peut-il être porteur déjà du germe ? en effet, il présente des petits boutons sur les jambes et au niveau des poignets qui apparaissent un jour, disparaissent le lendemain et réapparaissent ailleurs (plaques rougeâtres avec au centre un point blanc)
- puis-je le transmettre à mon concubin ? et de quelles manières ?

Le streptocoque B est très fréquemment présent dans la flore vaginale (retrouvé chez près d’1 femme sur 5 pendant l’accouchement). Le staphylocoque doré est présent chez environ 30% de la population. Il est parfois responsable d’une infection (par exemple, une infection urinaire). Ce sont 2 bactéries différentes et il n’y a pas de lien entre le portage de l’une et le portage de l’autre.
L’infection urinaire a pu être favorisée par le traitement antibiotique dirigé contre le streptocoque B, qui aurait « fait de la place » pour le staphylocoque.
L’infection ne peut pas se généraliser tant que vous prenez bien le traitement antibiotique prescrit par votre médecin. Si des symptômes urinaires venaient à réapparaître sous traitement, il faudrait consulter à nouveau votre médecin.
Il est impossible d’établir un diagnostic dermatologique à distance. Ce site n’est pas une consultation en ligne et nous vous conseillerions de consulter votre pédiatre ou un dermatologue
.
Les infections urinaires à staphylocoque ne sont pas contagieuses et le lavage des mains après chaque miction constitue la meilleure des précautions à prendre.

page précédente

94- Prise de sang et staphylocoque doré (14/11/05)
Ayant été opérée le 2/05/2005 d'une éventration avec pose d'une prothèse,suite à un hématome la cicratisation de la plaie à été assez longue,après deux mois il restait toujours un petit trou de la taille d'un petit pois qui ne voulait pas se refermer après une énième visite auprès du chirurgien je suis allée consulter mon médecin traitant qui directement m'a fait un frottis ce que le chirurgien n'a jamais fait résultat staphylocoque doré. Après un traitement aux antibiotiques staphycid et pose d'une crême géomicine pendant un mois la plaie s'est refermée, un nouveau frottis ayant été effectué sur plaie fermée il n'y a plus de traces du virus.
voici ma question:est ce q'une prise de sang peux révélé si le virus du staphylocoque doré est encore présent car certaines personnes disent oui et d'autres non.

Une prise de sang peut indirectement révéler une infection à staphylocoque doré, si l'infection est toujours présente. Ce qui ne semble pas être votre cas. A la Numération Formule Sanguine (NFS), il peut y avoir une élévation des globules blancs, surtout des polynucléaires neutrophiles. La vitesse de sédimentation peut être élevée, et on aura aussi une augmentation de la C Reactive Proteine (CRP).

page précédente

93- Spondylodiscite à staphylocoque doré (07/11/05)
Mon fils de 4 ans est actuellement hospitalisé pour spondylodiscite qui serait dû à un staphylocoque dore. En cours de traitement il necessitera en plus 3 mois d'immobilisation en corset. Je suis tres inquiète quant à la provenance de ce staphylocoque, je voudrais savoir quelles peuvent etre les sources de contamination. Je suis omnibulée par le fait que cela pourrait venir de notre appartement (et voudrais savoir si une decontamination s'impose), mais je doute egalement sur le "doudou" qu'il a depuis la naissance et qui n'est autre que des plumes d'oie dans une taie d'oreiller. Le medecin m'a signalé que les vertebres de mon fils resteraient alterées. Y a t-il un risque de récidives ? Aidez moi s'il vous plait je suis dans l'inquietude la plus totale, j'ai également une fille (j'ai peur qu'elle soit aussi exposée ) je pense me debarrasser de mon chat par peur qu'il soit également une source de contamination.

L’origine du staphylocoque doré a peu de chance d’être l’environnement immédiat de votre enfant et il n’y a pas lieu, de notre point de vue, d’envisager une désinfection particulière de votre domicile. En effet le réservoir principal de cette bactérie est l’être humain et on estime que le portage de staphylocoque doré concerne 20% de la population générale de façon permanente et 60% de façon intermittente. Ce portage se fait essentiellement au niveau des fosses nasales et du revêtement cutané. L’origine d’une spondylodiscite est liée à la migration d’une bactérie vers la vertèbre via le système vasculaire. La porte d’entrée de la bactérie peut être une infection cutanée ou une autre infection ou même en l’absence d’infection la migration d’une bactérie provenant de la peau à l’occasion d’un traumatisme. Les occasions entre les individus d’échanger des bactéries sont multiples et cela fait partie de la vie normale. Par ailleurs, même si on sait qu’un chat peut être porteur de staphylocoque, rien ne permet de dire qu’il soit en cause dans ce cas. La bactérie de votre enfant semblant bien réagir au traitement antibiotique, il n’y pas lieu de vous alarmer par rapport à un risque de récidive ou d’infection de votre deuxième enfant. Le risque infectieux est hélas une composante de notre vie et il n’est pas possible de s’en prémunir totalement. Par contre lorsqu’une infection osseuse survient il est important de la détecter et de la traiter le plus précocement possible afin de limiter le risque de séquelle fonctionnelle. Le médecin traitant votre enfant reste évidemment le mieux placé pour vous apporter les informations les plus pertinentes concernant l’évolution de la maladie de votre fils.

page précédente

92- Contamination par l'hépatite C (20/10/05)
Mon épouse est décédée le 7 mars 2004 elle était porteuse d'une hépatite C ; cette hépatite a été découverte en avril 1997 ; la commission (CRCI ile-de-France) réunie le 16 fevrier 2004 à déclaré l'indemnisation irrecevable car l'hépatite C est antérieur au 5 septembre 2001. Alors rien, mon épouse aurait dû attendre avant de l'atrapper ?
Je voudrais savoir moi son époux si il y a une justice pour cette maladie. Actuellement on nous en parle plus mais pourtant elle fait des millions de morts ; on me demande des millions d'euros pour aller en justice comme je n'ai plus dargent, je suis rejeté comme un pestiféré. Pourtant il y a eu au mois de mai de cette année un compte rendu des 14 pays des nations où ils parlent de 170 millons de personnes porteuses de l'hépatite C. Voilà j'ai terminé j'ose espérer que quelqu'un m'entende

Si le dispositif national d’indemnisation des personnes victimes d’un accident médical grave est un grand progrès en terme de protection des individus son champ ne pouvait pas s’appliquer pour des actes très antérieurs à la loi du 4 mars 2002. En effet certains faisaient déjà l’objet d’une procédure de nature différente et de plus définir le lien entre l’infection et la prise en charge médicale devient beaucoup plus complexe lorsque la question se pose très longtemps après les faits. Le cas dramatique qui vous concerne illustre bien cet aspect. L’hépatite C dont souffrait votre épouse a été diagnostiquée en 1997 mais il se peut très bien que la contamination remonte à plusieurs années auparavant et que la maladie soit restée jusque là non diagnostiquée car pas encore à l’origine de symptômes importants. Aussi faire un lien avec un acte de soin devient alors très difficile voire impossible pour cette pathologie. Le seul cadre qui pourrait faire l’objet à mon sens d’une enquête complémentaire serait une éventuelle contamination par transfusion si votre épouse avait reçu une telle thérapeutique, surtout avant 1990 car depuis si un risque infectieux persiste il est beaucoup plus réduit. Dans ce cadre il existe en France des associations qui ont œuvré pour aider à la prise en charge des victimes d’hépatite C transfusionnelle et que vous pouvez contacter :
http://www.maisondesvictimes.fr/accidentsmedicaux/hepatitec.html

Il ne faut pas oublier aussi qu’il existe d’autres voies de contamination possibles qu’un acte médical comme par exemple la pratique du tatouage ou une piqûre avec une aiguille traînante contaminée. De ce fait l’analyse d’une contamination aussi longtemps après est quasiment impossible en dehors du contexte transfusionnel. Nous comprenons bien votre désarroi vis à vis de ce manque de réponse à vos interrogations mais hélas la démarche scientifique d’investigation a ses limites dans ce type de pathologie virale.

page précédente

91- Infection découverte à la naissance (29/09/05)
Une amie a accouché la semaine dernière. Son bébé a présenté dès sa naissance des problèmes respiratoires. Après examen, il s'avère que le bébé a une infection. La maman n'étant pas infectée, comment est-il possible que le bébé ait eu une infection dès sa naissance ? Mon amie a eu une amniocentèse pendant sa grossesse. Le problème
pourrait-il venir de là ?

Il est impossible de se prononcer sur le cas particulier que vous citez sans en connaître davantage. Les infections du nouveau-né peuvent avoir pour origine une infection maternelle (on parle d'infection materno-foetale) ou un problème survenu pendant un travail difficile. L'infection maternelle passe parfois inaperçue. Les complications de l'amniocentèse ne surviennent en général pas à distance de celle-ci.

page précédente

90- Délai d'apparition d'une infection (20/09/05)
Une personne subit une intervention chirurgicale en 1990 (implantation prothèse genou gauche). Elle subit une seconde intervention en 1996 (réduction fracture fémur gauche). Une infection à staphylocoque coagulase négative est mise à jour en 1998.
Cette infection peut-elle provenir de l'intervention de 1990 et être restée muette jusqu'en 1998. En d'autres termes, peut-elle évoluer "à bas bruit" pendant huit ans ?
Le problème est celui du délai maximum de latence entre la contamination et l'apparition de symptômes cliniques.

La survenue d’une infection tardive sur prothèse est une possibilité et il faut être bien conscient que, la prothèse n’ayant pas d’aptitude à se défendre contre les bactéries, son porteur est plus exposé à une complication infectieuse. S’il est très improbable que le staphylocoque est pour origine l’intervention où a été posée la prothèse, il faut souligner que le fait de devoir opérer à nouveau le membre porteur de la prothèse suite à une fracture constitue une source de contamination possible que l’on ne peut pas toujours maîtriser. Par ailleurs, le staphylocoque à coagulase négatif étant une bactérie habituelle de la peau, son introduction puis sa greffe sur la prothèse peut survenir lors d’autres actes de soins invasifs ou de traumatismes d’une autre nature survenus depuis la deuxième intervention.

page précédente

89- Coût des infections nosocomiales (13/09/05)
Je souhaiterais savoir quel est le cout des infections nosocomiales pour la société ?

Les infections nosocomiales ont un coût car elles vont compliquer la prise en charge des patients et allonger leur durée d’hospitalisation. C’est en général sur cet indicateur que sont menées les évaluations économiques. Mais les coûts induits par l’infection, lorsqu’elle est grave, peuvent aller au-delà avec la prise en compte des conséquences économiques d’une éventuelle invalidité secondaire du patient par exemple. Les données sur ce sujet ne sont pourtant pas si nombreuses que cela et dans un rapport récent publié par la Haute autorité de santé et intitulé «   Coûts de la qualité et de la non qualité des soins dans les établissements de santé : état des lieux et propositions » on trouve une analyse des publications concernant l’infection nosocomiale.
En France, la fourchette des coûts supportés par l'établissement de santé calculée dans les études variait de 2 070 FF (383 €) en moyenne pour une infection urinaire à 26 256 et 35 185 € pour une septicémie survenant dans un service de réanimation. Dans la plupart des études, le surcoût total de l'infection était majoritairement lié à l'augmentation de la durée de séjour, surcoût qui s'élevait entre 920 et 25 000 € en moyenne. Sur la base d’une autre étude, et en considérant que 20 % de ces infections sont évitables, le coût annuel des infections nosocomiales évitables survenant en réanimation en France a été estimé 23 000 000 € et 200 000 000€.
Plus globalement de nombreuses études montrent la rentabilité des programmes de préventions des infections nosocomiales dont il ne faut pas oublier tout de même que la mise en œuvre reste complexe et nécessite beaucoup de pédagogie et d’évaluation des actions.

page précédente

88- Infection mammaire (13/09/05)
je me suis fait opérer une quinzaine de fois pour : infection + coque + parfois kystes au niveau des mamelons ; opérée le 2 mai, j'ai de nouveau une infection : germe identifié Strepto anginosus (écoulement au niveau du mamelon). Actuellement sous antibiotique (augmentin, 2g/jour) j'ai lu qu'il était souvent associé à une infection interne + grave.
Pouvez vous m'apporter des précisions sur cette bactérie? 
Avez vous d'autres cas comme moi (multirécidivistes des abcès des deux seins)?

Streptococcus anginosus est une bactérie dont l’habitat naturel est la bouche, et en particulier la plaque dentaire, et que l’on retrouve de ce fait dans tout le tube digestif. Habituellement peu pathogène, cette bactérie a pourtant la caractéristique de donner fréquemment des abcès lorsqu’elle est responsable d’une infection à l’occasion de circonstances favorisantes. A partir de son habitat naturel cette bactérie peut disséminer de façon assez large dans l’organisme et donner des infections de nature très variée allant de l’abcès cutané à l’infection pulmonaire. Sa présence comme origine d’un abcès du sein n’est pas exceptionnelle et peut se rencontrer de façon isolée. Un traitement antibiotique adapté, associé si nécessaire à un geste chirurgical, permet de guérir l’infection. Il existe des maladies ou des traitements qui favorisent le risque infectieux et dans votre cas les praticiens qui vous prennent en charge sont les plus à même de répondre à votre question.

page précédente

87- Infection après pose de pacemaker (15/08/05)
J'ai un pacemaker depuis quelques années. Lle 5 janvier 2005, je fais changer la pile. Le 24 janvier, je constate une plaie avec du pus. Un prélèvement est immédiatement effectué : constat : le cardiologue m'indique la présence de Staphylococus epidermidis sur le pacemaker. Traitement antibiotique. Le 6 juin, la plaie est rouge, et le cardiologue m'envoie à toulouse pour enlever tout le matériel. Le 13 juin je subis une opération lourde avec remplacement des sondes, du pacemaker implanté coté gauche.
Depuis, je suis sans cesse abattue, n'ai pas récupéré mon bras gauche, ne peut plus pratiquer mes activités, et ai perdu des revenus liés à cet arrêt d'activités. Je ne sais pas quand je pourrai reprendre le travail. J'ai du mal à faire entendre le problème aux dirigeants qui ignorent (ou font semblent d'ignorer) mon problème. J'ai par ailleurs mon dossier médical, et la reconnnaissance du cardiologue d'avoir contracté cette maladie lors de cette opération. Voilà mes questions :
- je ne souhaite pas intenter de procès, mais vu mon cas, pensez vous que je peux saisir la commission de conciliation?
- je ne peux plus mettre la ceinture de sécurité à cause de la douleur. Pensez vous que cela peut s'améliorer ?
- quelles sont les chances de guérison et la difficulté d'éradiquer ce Staphylococus epidermidis ?

Les infections secondaires à la pose de pacemaker surviennent dans 1 à 2% des cas et sont en constante diminution grâce à l’amélioration du matériel et des techniques de pose. Le niveau de risque dépend aussi du patient et des pathologies dont il peut être atteint dont certaines peuvent favoriser l’infection. Vous décrivez ici une infection précoce après l’implantation que l’on associe le plus souvent au geste de mis en place du pacemaker et dont l’origine est le plus souvent un staphylocoque comme dans votre cas même si l’espèce que vous décrivez (staphylococcus epidermidis) est plutôt prédominante dans les infections tardives survenant plusieurs mois ou années après la pose.
L’ablation rapide du pacemaker et l’antibiothérapie sont bien les traitements recommandés devant une telle infection. J’imagine que vous devez encore être sous traitement antibiotique et je pense que le plus logique est de faire le point avec votre médecin traitant pour s’assurer que la complication infectieuse est maîtrisée et ne nécessite pas l’avis d’un infectiologue. Si votre fatigue parait logique dans un épisode de ce type l’existence de séquelles fonctionnelles douloureuses n’est pas habituelle dans cette complication une fois qu’elle a été traitée. Une fois le traitement achevé il me paraîtrait logique que vous fassiez un point avec votre médecin sur cette perte de validité afin d’en comprendre le mécanisme et d’essayer si possible d’y remédier.
L’accès à la conciliation est un droit de tout les usagers et peut se faire de différentes manière. Chaque établissement de santé se doit de comporter une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge que vous pouvez saisir via le Directeur de l’établissement concerné. Votre question et votre situation me paraissent plutôt faire référence à la commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales. Pour sa mission d’indemnisation elle a pour charge de s’occuper des cas les plus graves en particulier ceux entraînant des séquelles fonctionnelles majeures et je ne suis pas certain, même si vos problèmes vous handicapent beaucoup, qu’ils rentrent dans les barèmes en vigueur. Par contre en dehors des séquelles fonctionnelles l’indemnisation peut être envisagée pour les infections nosocomiales entraînant des troubles graves d’ordre économique ou lorsque la durée de l’incapacité temporaire de travail résultant l’infection est au moins égale à six mois consécutifs ou à six mois non consécutifs sur une période de douze mois. Les modalités de saisie de cette commission sont très simples et vous pouvez accéder au formulaire via le site Internet de l’ONIAM ou son numéro vert (08 10 51 51 51). Par ailleurs vous pouvez aussi prendre contact avec le monde associatif et une association spécialisée comme le LIEN (Tel : 01 69 07 26 26) est à même de vous permettre de trouver une écoute et un soutien de personnes confrontées à des difficultés similaires aux vôtres.
Enfin en terme de prévention, même si ce point n’est pas souvent souligné, on estime que les voies veineuses représentent 50% des origines de contamination tardive des pacemakers et que le strict respect des règles d'asepsie chez un porteur de pacemaker avec une durée de mise en place la plus courte possible du cathéter est indispensable. De ce fait il me paraît important, si un jour votre état de santé, vous amène à devoir bénéficier d’une voie veineuse de rappeler à l’équipe qui vous prendra en charge que vous êtes porteuse d’un pacemaker.

page précédente

86- Staphylocoque doré et grossesse (20/07/05)
Voila 8 ans que je souffre d'un SARM suite à la pose d'un clou tibial. J'ai été traitée à la vancomycine et au zyvocid. Il a été en latence durant 5 ans mais depuis 1 an il s'est réveillé. Maintenant je souhaite avoir un enfant. Y a-t-il un risque de transmission au foetus ?

Il n'y a pas à proprement parler de risque de transmission d'une infection à SARM de la mère au foetus. Il est cependant important que votre infection soit contrôlée car une infection non contrôlée par un traitement antibiotique peut entrainer des complications qui peuvent compromettre la sécurité de la grossesse.
En outre, il est indispensable de prévenir vos médecins d'une éventuelle grossesse afin d'éviter un traitement dangereux pour le foetus pendant cette grossesse.

page précédente

85- Linge et BMR (19/07/05)
Est il normal qu’un hôpital nous demande de reprendre pour lavage à domicile le linge personnel d’une personne infecté par 2 bactéries multirésistantes (Candida albicans et Pseudomonas aeruginosa) alors que nous devons rentrer dans la chambre avec un masque et des gants ?

Le problème des BMR est d'éviter la transmission de patient à patient. Ces bactéries sont mal adaptées pour persister dans l'environnement ou sur la peau de sujets en bonne santé. Les mesures prises à l'hôpital visent donc à éviter que le personnel (mais aussi les visites) ne transportent la bactérie du patient porteur à un autre patient. Le linge personnel du patient ne présente pas de danger pour son entourage.

page précédente

84- Acinetobacter baumannii (15/11/04)
Qu'est-ce que le germe Acinetobacter Baumannii ? Fait-il partie des causes des maladies nosocomiales ? Merci de bien vouloir me répondre.

Acinetobacter baumannii est une bactérie de l'environnement. Elle est fréquemment résistante à de nombreux antibiotiques et responsable d’infections nosocomiales dans des services accueillant des patients fragilisés, notamment les services de soins intensifs.Les principales infections nosocomiales sévères dues à Acinetobacter spp. sont les infections des voies respiratoires, les bactériémies et les méningites secondaires.

page précédente

83- Persistance du staphylocoque doré dans l'environnement (15/11/04)
Ma fille de 3 mois est traitee par antibio pour un staphylo dore au niveau des intestins. Ces selles sont infectieuses. Je voulais savoir lorsque le staphylo sera erradique peut-il persister au niveau de notre environnement, portes, baignoire quand je la baigne...ou si il n'est pas resistant. merci de votre reponse.

Les selles sont toujours infectieuses : on trouve plusieurs centaines de milliards de bactéries par gramme de selle chez tout individu.
Le staphylocoque doré peut être responsable d'infection mais comme vous avez pu le lire sur le site, environ 30% de la population en est porteur au niveau nasal. Il persiste mal dans l'environnement (et notamment sur les sufaces inertes comme les portes). Les règles d'hygiène standard (lavage des mains, limitation du partage du linge de toilette, ...) permettent d'éviter la transmission intrafamiliale.
Il est impossible de se prononcer sur la résistance du staphylocoque de votre fille sans connaître son histoire clinique.

page précédente

82- Huiles essentielles et prévention de l'infection (02/11/04)
j'ai entendu dire que certaines huiles essentielles pourraient avoir un effet de prévention sur certaines souches notament par des procédés de diffusion aérienne. Existe t-il des travaux à ce propos et comment les consulter?

Malgré l'existence de travaux sur l'activité antimicrobienne in vitro de certaines huiles essentielles, il n'existe pas à notre connaissance de preuves scientifiques de leur efficacité dans la prévention de la transmission des infections nosocomiales. La transmission est
essentiellement manuportée, la voie aérienne étant marginale pour la plupart des infections nosocomiales. La prévention par diffusion aérienne d'un produit antimicrobien semble donc peu interessante dans la plupart des cas

page précédente

81- Infection au foie (02/11/04)
Mon mari est à l'hôpital depuis le 12 octobre à cause d'une infection du foie. Il est dans un état très sérieux en service de réanimation chirurgicale ; il a finalement été opéré la semaine dernière après deux semaines à dépérir.
Il avait subi une biopsie du foie début septembre. Cette infection du foie peut –elle en être une conséquence et peut-elle être qualifié de nosocomiale ? Et dans ce cas que puis-je faire ?

Une infection est nosocomiale si elle est contractée à l'hôpital, c'est-à-dire si elle n'était pas déjà en incubation au moment de l'hospitalisation. Seuls les médecins qui prennent en charge votre mari peuvent vous dire si un lien entre son infection et la biopsie réalisée en septembre ou non. Il est en effet impossible de se prononcer sans avoir examiné votre mari et étudié son dossier médical.

page précédente

80- Staphylocoque doré dans les urines (27/10/04)
J'ai découvert il y a 10 jours que j'avais un staphylocoque doré dans les urines...je suis assez inquiète je voudrais savoir si il y un risque de contamination pour mon partenaire.

Il ne semble pas s'agir d'une infection nosocomiale. Les infections urinaires à staphylocoque doré ne sont pas des infections sexuellement transmissibles.

page précédente

79- Décès après infection à staphylocoque doré chez une enfant (26/10/04)
Notre petite fille de 4 ans est décédée il y a 22 jours. C'était une enfant en bonne santé et pleine de vie. On nous dit qu'elle a été infectée par un staphylocoque qui a envahi son organisme. Nous aimerions en savoir plus sur ce type d'infection. Merci

Vous trouverez sur le site du CCLIN destiné au grand public (http://www.ccr.jussieu.fr/cclin/Usagers/infect/germes/Staph.htm), des informations sur les infections à staphylocoque doré (ou Staphylococcus aureus).
On considère qu'environ 30% de la population est porteuse de ce microorganisme. Il ne provoque que rarement une infection. Quand cela se produit, l'infection peut se limiter à la peau (impétigo, furoncle, ...) ou se propager par le sang (septicémie). Il s'agit dans ce dernier cas d'infection grave qui peut étendre l'infection à d'autres organes. Le traitement antibiotique en vient le plus souvent à bout mais l'infection évolue parfois malheureusement trop vite.

page précédente

78- infection au staphylocoque après ablation de matériel (15/09/04)
Mon fils,à 16 ans a eu une triple fracture tibia-péroné en octobre 2002. Pose d'un clou et de vis. 4 mois après toujours pas de consolidation, le chirurgien décide d'enlever la vis de la cheville. Tout va bien. Fin Aout 2004, ablation du clou et de la vis restante, 10 jours après apparition d'un hématome, fièvre, douleur dans le tibia. Réopération, lavage, drainage de la plaie et du tibia, pose d'un drain. L'analyse montre la présence de Staphyloccus aureus.
Actuellement, plus de drain ATB rifadine + oflocet. Paul souffre toujours.
Quels sont les risques de séquelles ? L'évolution peut-elle être favorable ? Commbien de temps devra-t-il prendre les ATB ? A quelle intervention a-t-il pu être infecté ?

Le risque de séquelles sera plus facilement apprécié par le chirurgien qui a examiné et opéré votre enfant que sur ce forum. L'évolution des infections osseuses à staphylocoque doré est en général favorable avec l'association d'antibiotiques (rifampicine + ofloxacine) que
reçoit votre enfant. La durée de ce traitement est de plusieurs semaines.
Le rôle de ce forum est d'informer les usagers sur les infections nosocomiales, pas de déterminer l'intervention chirurgicale éventuellement responsable d'une infection particulière.

page précédente

77- Staphylocoque doré en maison de retraite (14/09/04)
mesures de prévention en cas de présence d'un staphylocoque doré (abcès chez un diabétique) en maison de retraite

Les mesures de prévention de la transmission du staphylocoque doré en établissement de long séjour concernent le staphylocoque doré résistant à la méticilline (c'est à dire multirésistant aux antibiotiques). Elles consistent à respecter très scrupuleusement l'hygiène des mains des personnes en contact avec le patient. Ces mesures permettent d'éviter la
transmission de ce staphylocoque aux autres patients.
Ces staphylocoques multirésistants ne sont pas plus virulents que les autres mais ils peuvent poser des problèmes de traitement en cas d'infections. Par ailleurs, le risque d'infection à staphylocoque doré est plus élevé chez le diabétique. Les précautions standard d'hygiène et la prise en compte rapide de tout état infectieux sont les meilleurs mesures de prévention.

page précédente

76- Risques opératoires suite a une précédente infection (09/09/04)
Victime d'un accident de la circulation en mars 2002. J'ai eu plusieurs fractures dont un fracas ouvert du pilon tibial gauche. Mis en fraction continue durant 3 semaines puis opéré. L'intervention à consisté en un réalignement, comblement des pertes de substances par greffe iliaque, fixation par orthofix, vis de syndesmodèse péronéo-tibiale et broches orthofix perdues. Les suites immédiates ont été marquées par un sepsis avec isolement d'un staphylococcus aureus multi sensible (résistant à : benzylpenicilline {peni G, Extencilline} et erythromycine{propiocine}). Quatre mois plus tard suite à un abcès rétro-malléolaire, on m'a de nouveau opéré pour enlever l'orthofix, les deux vis péronéo-tibiales et exciser l'abcès. J'ai eu un traitement par Péflacine. Sur le plan infectieux l'évolution à été favorable avec normalisation du bilan biologique : CRP < o.5mg/l depuis sept 2002 , VS et Fibrinogène dans la norme( cela depuis le 02 sept 2002). Depuis on m'a enlevé le matériel restant et je marche, mais la consolidation n'est pas complète le scanner à confirmé une pseudarthrose semblant devenue aseptique avec désaxation en varus et une détérioration de la cheville (cartillage en partie détruit au moment de l'accident).je dois donc avoir de nouvelles interventions chirurgicales, pouvez vous me dire quels sont les risques d'un réveil du staphillo et quelles seraient les précautions à prendre pour limiter les risques de dégradation de ma situation actuelle car je marche « mal mais je marche ». Merci

Il est difficile sans vous avoir examiné et sans connaître votre dossier, de donner un avis sur votre infection. Le traitement des infections osseuses est souvent prolongé mais après
guérison, il n'y a pas de rechute. Le chirurgien et le médecin qui vous ont pris en charge sont mieux placés que nous pour répondre à vos questions.

page précédente

75- Staphylocoque doré après ostéosynthèse (09/09/04)
Après avoir subit une osthéosynthèse puis une ostéotomie avec geffe hyliaque (désolé pour l'orthographe), j'ai contracté un Staphylococus aureus 1.
La cicatrice s'était ouverte dans le platre en résine et est restée environ 1 mois dans cet état (je n'avais pas de douleur particulière). Pourriez-vous m'indiquer quelle est la signification du chiffre 1 dans la famille des Staphylococus aureus et si l'Oflacet 200 mgr (1 comprimé M et S), Rifadine en sirop 2 % (10 mgr) et Rifadine 300 mgr (2 comprimés M et S) sont adaptés pour combattre ce genre de staphylo ? Ma plaie n'est plus purulente (pour le moment) et les antibio ont commencé sous perf pendant 4 jours à l'hôpital (le chirurgien a lavé la plaie et enlevé les agraffes)et par voie orale depuis 4 jours. Y a t'il possibilité de rechute après traitement et guérison apparente ?

Il n'existe qu'une espèce de staphylocoque doré (ou Staphylococcus aureus). Le n° 1 que vous indiquez fait peut-être référence à la présence d'autres micro-organismes sur vos résultats.
L'association d'ofloxacine (ou Oflocet) et de rifampicine (Rifadine) est classique pour traiter les infections osseuses à staphylocoque. Le traitement de ces infections peut être prolongé mais après guérison, il n'y a pas de rechute.

page précédente

74- Maladie nosocomiale après accouchement (09/09/04)
Ma femme a accouché dernièrement et a contracté une infection osseuse (sacro-ilite) qui a débuté le soir de la sortie de la maternité (6 à 8 h en salle d'accouchement, péridurale, ventouse).
L'hopital nous dit ne pas avoir trouvé le germe ni meme la famille de germe qui l' a infectée.
J'ai fait quelques recherche d'après le traitement (oflocet + Rifadine) et il me semble que ce soit un staphylocoque sp métis qui l'ai infecté (ou un bacille BGN mais peu probable vu les synptomes de ce germe).
Il semble (toujours d'après mes recherches sur internet) que ce germe soit très très proche du staphylocoque doré et donc qu'il soit lié à une infection nosocomiale. Merci de me dire si mon raisonnement tient debout

Les infections de l'articulation sacro-iliaque (ou sacro-iliite) peuvent être dues au staphylocoque doré ou à des bacilles dits "Gram négatif" (ou BGN), qui sont d'une autre famille de micro-organismes. Les staphylocoques sont le plus souvent sensibles à l'antibiotique méticilline (ils sont dits "MétiS"). Il est beaucoup plus rare qu'un staphylocoque d'une autre espèce que le staphylocoque doré ("staphylocoque blanc" ou Staphylococcus sp) soit responsable de ces infections.
Le traitement de ces infections fait habituellement appel à l'association d'antibiotiques que votre femme a reçue (rifampicine et ofloxacine). Cette association est active dans la plupart des cas sur ces micro-organismes.
Il est difficile de déterminer si l'origine de cette infection est nosocomiale ou non. La réponse à cette question repose plus sur le délai d'apparition des signes que du microorganisme en cause. Une infection est nosocomiale si elle n'était pas en incubation lors de l'entrée à l'hôpital.

page précédente

73- Hygiène de l'air (07/09/04)
j'ai été opéré 2 fois à coeur ouvert, mon sujet est mon système immunologique déficient. pourquoi n'y a t-il pas une loi qui oblige à désinfecter plus fortement les locaux et l'air que l'on y respire. Si je vais chez le médecin il faut que je sois le premier ou je risque fort d'en
repartir avec une autre maladie à soigner. En 97 pour un simple contrôle chez l'ophtalmo j'en suis reparti le soir même avec une conjonctivite, une perte de la vue qui a duré plusieurs jours;
depuis j'ai le syndrome sec de l'oeil. je tremble à chaque fois que je dois aller en consultation à l'hôpital. dernièrement toujours chez l'ophtalmo le 13 juillet contrôle après l'opération de la cataracte: le 14 au matin j'ai une tâche volante sur l'oeil qui n'avait rien. pourquoi les hôpitaux
n'emploient t_ils pas des antiseptiques plus forts. Avant les années 60/70 quand on allait à l'hopital on sentait les désinfectants.

La désinfection de l'air (autrefois appelée "désinfection terminale") n'a jamais fait la preuve de son efficacité dans la prévention des infections nosocomiales. Le traitement de l'air le plus efficace est la ventilation correcte des locaux. Celle-ci est très précisément réglementée dans les hôpitaux.
Les principaux modes de transmission des infections nosocomiales sont la flore du patient, les mains du personnel ou des visiteurs et les défauts d'asepsie lors des actes invasifs.
L'odeur de désinfectant qui caractérisait l'odeur des hôpitaux jusqu'à la fin des années 70 était en général celle de l'éther. Ce produit est moins efficace que les désinfectants actuels, hautement inflammable (et donc extrêmement dangereux), et toxique lorsqu'il est inhalé en quantité abondante. C'est pourquoi il a pratiquement été abandonné aujourd'hui.

page précédente

72- Staphylocoque doré et chimiothérapie (05/09/04)
Ma grand mère 75 ans est atteinte d'un cancer de l'utérus depuis un an. Elle a subi une intervention chirurgicale, elle suit depuis un an des scéances de chimiothérapie une fois par mois. Au cours de son hospitalisation soit en mai 2004 elle a eu un ongle incarné lui provoquant un staphylocoque doré (douleurs, plaie non fermée). Depuis fin juin elle a quitté l'établissement en ayant un traitement antibiotique adapté et des soins infirmiers (pansements tous les 2 jours). Toutefois, depuis quelques jours le pied enfle de façon importante. Est ce dû au staphylocoque ? Risque t'elle une septicémie ? Le traitement antibiotique sera t'il plus conséquent compte tenu des scéances de chimio ?
Je m'inquiéte beaucoup.

Il est difficile de donner un avis médical sur une patiente que l'on a pas examinée. Il n'est jamais impossible d'exclure l'éventualité d'une septicémie, face à une infection du pied. Cependant, le traitement antibiotique adapté permet d'éviter cette évolution. Une chimiothérapie peut favoriser une baisse des globules blancs (aplasie). Le risque d'infection est alors plus élevé mais l'infection reste en général accessible aux antibiotiques. Si le staphylocoque responsable de l'infection est identifié, la présence d'une chimiothérapie ne conduit pas à modifier le traitement antibiotique.

page précédente

71- Contagion après fibroscopie par trachéostome (05/08/04)
J'ai été laryngectomisé suite à un cancer des cordes vocales en Mars 1999. Cinq ans après, fin janvier 2004, je passe des examens de contrôle - fibroscopies du nez et de la gorge, de la trachée jusqu'au niveau des bronches, et du oesophage jusqu'à l'estomac. Quatre jours après ma sortie de l'hôpital, mes sécrétions deviennent marron clair, et fait rare depuis mon opération, je mouche et les mucosités sont de la même couleur que les sécrétions. Il s'ensuit une série de bronchites, soignées par antibiotiques (3 fois 8 jours) et chaque fois rebronchite. Mon médecin traitant m'ordonne une analyse des sécrétions et quelques jours après, les résultats font apparaître le fameux Staphylococcus aureus. Deux autres séries d'antibiotiques plus un séjour de dix jours en milieu hospitalier avec perfusions, prise de gélules et de sirop n'ont rien fait. J'ai toujours respecté une stricte hygiène de vie et de prévention de risques en me lavant fréquemment les mains, mais je ne comprends pas, mon médecin me dit que c'est normal. J'aimerai connaître votre sentiment et surtout me faire savoir s'il y a risque pour moi-même (le staphylocoque est logé entre le trachéostome et le haut des bronches) ou pour mes proches. Dans la journée je porte un nez artificiel (cyranose) et la nuit un filtre mutivoix. Merci par avance

Le staphylocoque doré est présent chez environ 30% de la population. Après une intervention pour un cancer ORL, il peut coloniser les bronches. Il n'est pas nécessairement responsable d'une infection. Dans la mesure où votre médecin traitant est au courant de sa présence, il est prêt à utiliser les antibiotiques appropriés en cas d'infection. Les prélèvements déjà effectués permettront en effet de guider ce traitement antibiotique. Le
risque d'infection n'est pas nul mais il est connu de votre médecin. Une éventuelle infection pourra donc être prise en charge rapidement. Enfin, il n'y a pas de risque de contagion pour votre entourage.

page précédente

70- Plaie ouverte depuis un an (12/08/04)
Suite à la suture de mon tendon d'achille droit et au platre que j'ai porté 8 semaines sans aucune vérification de mon chirurgien, j'ai depuis un an une plaie ouverte de 8 cm sur 4 cm (nécrose cutanée) en regard du dit-tendon.
Des prélèvements réguliers ont révélé la présence d'un Staphylococcus aureus devant lequel les services d'infectiologie sont restés impuissants.Depuis un an, les dermatologues ainsi que les chirurgiens plasticiens n'ont rien pu faire pour fermer cette plaie qui reste en "cicatrisation dirigée"...sans le moindre résultat encourageant, même après avoir essayer tous les protocoles de soins sur le marché.Vu la situation, toute chirurgie de recouvrement est écartée !
Je n'ai que 32 ans, je ne suis pas diabétique et personne ne comprend pourquoi cette plaie ne veut pas se fermer ! Peut-être avez vous une idée ?

La cicatrisation dirigée d'une perte de substance cutanée peut prendre plusieurs semaines ou mois. Elle peut être ralentie par une infection (en particulier à staphylocoque doré). Comme vous le suggérez, un diabète aurait pu expliquer la lenteur de la cicatrisation. Le traitement de ces infections fait appel à des antiseptiques locaux et parfois à des antibiotiques. Il est difficile de se prononcer sur l'évolution de votre plaie sans vous avoir examinée et sans connaître l'ensemble de votre dossier.

page précédente

69- Staphylococcus capitis et prothèse de hanche (12/08/04)
Je vous prie de bien vouloir m'indiquer si un patient ou une autre personne qui porte ce type de staphylocoque apparemment très répandu peut contaminer une prothèse de hanche lors d'une opération de pose de cette prothèse ? Existe-t-il des règles de précaution ? Est-il possible de déceler puis d'éradiquer ce staphylocoque avant une intervention chirurgicale ? Quels sont les complications que cette infection peut poser à terme ?

Staphylococcus capitis est un des composants principaux de la flore habituelle de la peau. Il est présent chez la quasi-totalité de la population.
La contamination d'une prothèse de hanche par ce germe ne serait possible qu'en l'absence de désinfection de la peau avant l'intervention. Les précautions consistent à désinfecter la peau avant l'intervention et à respecter les mesures d'asepsie chirurgicale lors de l'intervention.
Il est inutile de chercher à détecter ce micro-organisme avant l'intervention. Il serait illusoire et déraisonnable de chercher à l'éradiquer.
Il est souvent difficile devant un prélèvement positif à Staphylococcus capitis d'affirmer la responsabilité de l'infection à ce germe. Cependant, une telle infection peut exister et nécessiter un traitement antibiotique prolongé.

page précédente

68- Portage de staphylocoque doré et chimiothérapie (02/08/04)
Bjr - Mon père suit un traitement par chimio et on vient de lui detecter le staphylocoque aureus. Il s'agit bien du doré d'après ce que j'ai compris. IL est traité par antiobio oral. Les médecins disent que d'apres les antibiogramme il est sensible à pas mal d antibio et que donc ce n est pas inquietant. Mais moi je m inquiete beaucoup. Pouvez vous m en dire plus ? Merci

Comme vous avez déjà pu le voir sur le forum dans les réponses aux questions simulaires à la votre, environ 30% de la population est porteuse de staphylocoque doré. Ce portage est le plus souvent asymptômatique. Il peut parfois conduire à une infection. Il est alors nécessaire de donner un traitement antibiotique. Dans le cas que vous décrivez, le staphylocoque semble être sensible à la plupart des antibiotiques et donc accessible à un traitement.

page précédente

67- Transmission du staphylocoque doré entre enfants (02/08/04)
Je suis enseignante. Depuis quelques mois (fin février), une élève de ma classe a développé un staphylocoque doré au niveau de l'oeil (sur la paupière de l'oeil droit).Cela la démange... Malgré des traitements prescrits par un dermatologue sous forme de pommade, rien n'y fait...Elle participe à toutes les activités de la classe dont la piscine depuis quelques semaines.Ayant consulté le médecin, celui-ci m'a assuré qu'il n'y avait pas de risque de contagion... Je suis moi-même porteur (j'ai déjà une fois développé un staphylocoque au niveau de la jambe)... je voulais m'assurer qu'il n'y a aucun risque de contagion pour les autres enfants,... et pour moi-même. Nous nous lavons régulièrement les mains et ne touchons pas à la plaie.

Comme vous avez déjà pu le voir sur le forum dans les réponses aux questions simulaires à la votre, environ 30% de la population est porteuse de staphylocoque doré. Si le médecin qui a examiné votre élève estime qu'elle n'est pas contagieuse, il nous est difficile d'affirmer le contraire sans l'avoir vue. La transmission du staphtylocoque doré quand elle existe, s'effectue par contact direct. Il est peu probable que le staphylocoque se transmette par l'eau chlorée de la piscine. Le lavage des mains et les précautions vis à vis du contact avec la plaie sont une excellente mesure de prévention.

page précédente

66- Opération pour hernie discale (02/08/04)
Bonjour, opérée d'une hernie discale en décembre 2003, je suis suivie par le rhumatologue, car le chirurgien n'a rien entendre de mes douleurs,de mes fièvres qui ont suivies l'opération.Le mot était pourtant tombé: une spondylodicite, mais cela rester à vérifier !!
Entre temps, j'ai eu plusieurs infections:urinaires,aux yeux, dans la bouche...et j'en passe!!
Il a fallu attendre 2 mois pour que ma plainte soit entendue.Depuis j'ai été hospitalisé à plusieurs reprises.Le verdict est tombé le 15 mai, c'est bien une spondylodicite post-opératoire.Mais ce qui m'intrigue c'est que la dénomination de cette infection n'apparaît nulle part sauf sur mon arrêt de travail.Donc est ce bien une infection nosocomiale?
La vérité m'est-elle cachée de peur d'une procédure?
J'attends votre réponse avec impatience car malgré un traitement antibiotique:rifadine et tavanic, je souffre toujours, et je désespère de reprendre mon activité professionnelle.

Une spondylodiscite est une infection d'une ou plusieurs vertèbres et des disques inter-vertébraux. L'origine de cette infection peut être nosocomiale, en particulier si l'infection survient dans le mois qui suit l'intervention. Certains agents infectieux peuvent être plus longs à provoquer une infection. Celle-ci peut survenir jusqu'à un an après l'intervention s'il y a eu pose de matériel étranger. Cependant, une spondylodiscite n'est pas systématiquement d'origine nosocomiale. Le délai entre l'intervention et l'infection, le microorganisme impliqué permettent notamment de déterminer l'origine de l'infection.
Le traitement antibiotique de ces infections est long (plusieurs mois) et peut nécessiter un traitement antalgique si les douleurs persistent.
Enfin, bien qu'il soit difficile de se prononcer sans connaître la totalité de votre dossier médical, les autres infections que vous décrivez (urinaire, yeux, bouche) semblent sans rapport avec votre spondylodiscite.

page précédente

65- Ablation d'un grain de beauté (06/07/04)
Je dois subir très prochainement à l'hôpital l'ablation d'un grain de beauté étendu situé dans le dos. Quel est le risque de contracter une maladie nosocomiale lors de ce type d'intervention? Merci par avance

Cette intervention présente un risque minime d'infection nosocomiale. Pour un patient à faible risque infectieux, les dernières données nationales montraient un taux d'infection de 0,86% des opérés subissant une chirurgie des tissus mous et de la peau (ablation d'un grain de beauté, greffe cutanée, kystes, suture de plaies...). Ce risque peut varier légèrement selon l'état général du patient et selon les conditions opératoires.

page précédente

64- Hospitalisation et staphylocoque doré (25/05/04)
Ma mère a été hospitalisée il y a un mois pour des calculs rénaux. Deux semaines plus tard elle a commencé àavoir des douleurs dans le dos. Le médecin l'a fait hospitaliser en rhumathologie. Ils ont découvert un staphylocoque doré entre les vertèbres. Elle va avoir 3 semaines de perf avec antibio plus 1 semaine de médicaments. J'aimerais savoir si elle a attrapé cela au cours de sa première hospitalisation ou si on peut attraper ce microbe n'importe où? Si il est transmissible? Et pour finir si il disparaît avec ce traitement si il peut réapparaître dans quelques mois?

Il est impossible sans avoir vu la totalité du dossier d'affirmer l'origine de l'infection à staphylocoque dont a été victime votre mère. En effet, ces infections peuvent survenir aussi bien à l'hôpital que dans la "communauté" (en dehors de l'hôpital). Les spondylodiscites (infections des vertèbres et des disques inter-vertébraux) ne sont pas des infections contagieuses. Le traitement de plusieurs semaines entraînent la guérison. Il n'y a pas plus de risque (mais pas moins) de faire une nouvelle infection que pour le reste
de la population

page précédente

63- Infection à stréptocoque (24/05/04)
Ayant eu un streptocoque, je me pose des questions sur la façon dont j'ai pu le contracté. Mon fils s'est fait opéré en novembre, puis je l'ai conduit pr un examen de contrôle en décembre et le lendemain, je ne pouvais plus marcher, et une fièvre à plus de 40°. Conduite aux urgences, on m'annonce un streptocoque, qui serait rentré par une petite ouverture à mon talon dû au port d'une nvelle chaussure. Assez mal traitée durant quelques semaines, opérée d'urgence pour ne pas me faire amputer, je commence seulement maintenant à m'en sortir.
Les questions me viennent donc. Est-il possible d'avoir contracté cette bactérie à la suite d'une visite à l'hôpital? faut il les prévenir?