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Qu'est-ce qu'une infection nosocomiale ?
| Une infection nosocomiale est une infection
contractée dans un établissement de santé. Si l'infection apparaît moins de 48h après l'admission, on en déduit que l'infection était en incubation au moment de l'admission, et qu'elle n'a donc pas été contractée dans l'établissement de soins. L'infection n'est pas nosocomiale. du latin 'nosoconium', hôpital ; du grec 'nosos', malade ; komein, soigner |
Comment contracte-t-on une infection nosocomiale ?
| L'hôpital et la clinique abritent
de nombreuses sources de germes (agents infectieux tels que les virus et
les bactéries) : la principale source de contamination est le patient
lui-même, le personnel joue un rôle de vecteur de transmission.
Plus rarement, le matériel et l'environnement aérien ou hydrique
peuvent être des sources de contamination nosocomiale. Les infections ont donc le plus souvent une origine " endogène " qu'" exogène ".
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Schéma explicatif des différentes sources d'infection :

Comment peut-on prévenir
les infections nosocomiales ?
| Il n'est pas toujours possible d'éviter la transmission de telles infections. Mais il est tout à fait possible de limiter leur fréquence et leur gravité. |
| Par le respect des précautions d'hygiène et d'asepsie: | ||
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La transmission des germes à l'hôpital se fait principalement par les mains du personnel soignant. Elles doivent donc être lavées avant et après chaque soin. | |
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La peau du patient doit
être désinfectée avant tout geste invasif, c'est à
dire entraînant une lésion de l'organisme (pose d'une perfusion,
intervention chirurgicale,
). Le matériel utilisé pour ces actes doit être également parfaitement désinfecté et/ou stérilisé selon les protocoles définis par l'hôpital. |
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| Par le contrôle de l'environnement du patient : | ||
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L'eau, l'air et les surfaces sont naturellement
contaminés par des germes. Il est donc nécessaire de contrôler
fréquemment la qualité bactériologique de l'air et
de l'eau. Il faut néanmoins savoir que la contamination par l'environnement
est assez rare. (c.f. légionellose, aspergillose) |
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Quelle est la probabilité d'acquérir
une infection lorsque je rentre à l'hôpital ?
| En 2001, une enquête a été réalisée
à l'échelon national dans 1533 hôpitaux (environ 91
% des lits d'hospitalisation publique). Les résultats de cette étude
montraient que 6,9% des patients présentaient une infection nosocomiale,
soit un peu plus d'un malade sur vingt. Mais ce taux varie en fonction de la situation médicale du patient (cf. facteurs de risques), de la charge en soins et par conséquent du service d'hospitalisation. Ainsi, les services de réanimation où les patients sont plus fragilisés et subissent plus de soins, sont plus touchés avec près d'1 patient infecté sur 3. En revanche, la pédiatrie ne présente qu'un taux faible d'infections (moins de 5%). |
Combien de personnes meurent chaque année en
France d'infections nosocomiales ?
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Une enquête menée par le CCLIN Paris-Nord
en 2000-2001 a permis d'évaluer que l'infection nosocomiale contribuerait
de façon certaine au décès chez environ 8900 patients
quel que soit leur état de santé. |
Quelles sont les infections nosocomiales les plus courantes
et quels sont les principaux germes impliqués?
Sites
les plus fréquemment infectés :

Principaux
germes impliqués dans les infections nosocomiales :
| Les germes les plus fréquemment identifiés
lors d'une infection nosocomiale sont Escherichia coli, Staphylococcus
aureus et Pseudomonas aeruginosa. Certaines de ces bactéries posent avant tout le problème des multirésistances aux antibiotiques. Ces bactéries multirésistantes ou BMR ne sont sensibles qu'à un petit nombre de familles ou de sous-familles d'antibiotiques. Le traitement d'infections pour lesquelles sont impliquées des BMR apparaît donc souvent problématique. Une espèce prédomine actuellement en France : Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM). |
Quelle peut être la gravité d'une infection
nosocomiale ?
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Toutes les infections n'ont pas la même gravité.
Les infections urinaires, qui représentent les infections nosocomiales les plus fréquentes, ne sont en général pas graves. En revanche, certaines infections pulmonaires ou certaines septicémies (infections provoquées par des agents pathogènes présents dans le sang) peuvent être très graves et parfois entraîner la mort. |
Quels facteurs peuvent augmenter les risques d'acquérir
une infection nosocomiale ?
| Les facteurs de risque liés au patient : | |
| âge avancé | |
| très jeune âge | |
| immunodépression (séropositivité au VIH, chimiothérapie, ) | |
| diabète | |
| obésité, dénutrition | |
| Les facteurs de risque liés aux soins et aux interventions : | |
| sondage urinaire, gastrique ou trachéale (ventilation assistée) | |
| cathéter veineux | |
| intervention chirurgicale | |
| endoscopie | |
| Les facteurs de risque liés à l'agent infectieux : | |
| virulence | |
| résistance aux antibiotiques | |